Kopf SVV-Mitgliedschaft Breite einstellen Hauptseite

Veganmania CH 2013 Inserat:
Inserat: Authentic Nutrients

Le cuir

Aujourd'hui encore, le cuir jouit d'une réputation usurpée selon laquelle il s'agirait d'un produit naturel irréprochable, notamment d'un point de vue écologique. Or le bilan écologique et éthique du cuir est largement déficitaire, comme le démontre la présente feuille d'information. Le cuir n'est certes qu'un sous-produit des abattoirs, mais le bénéfice non négligeable tiré de sa commercialisation profite indirectement aux usines d'animaux[1]. Le cuir n'est autre que la peau d'un animal «domestique» souvent élevé dans des conditions lamentables et mis à mort dans d'énormes souffrances. Le cuir provient la plupart du temps d'animaux jeunes à la peau encore tendre. Cette peau est traitée avec différentes substances chimiques[2] hautement toxiques qui transforment ce produit naturel en un matériau qui, une fois usé, doit être éliminé avec les déchets spéciaux[3] ! Vu ces inconvénients, il est légitime de se demander s'il est raisonnable, d'une part, d'encourager financièrement l'abattage des animaux, d'autre part, de polluer l'environnement avec des déchets spéciaux, et ce uniquement pour l'obtention du cuir. Pour répondre à cette question, il convient de dresser la liste des produits fabriqués à base de cuir et des matériaux pouvant remplacer celui-ci. En ce qui concerne les vestes, les pantalons, les sacs et les ceintures en cuir, il semble aller de soi qu'il existe assez de textiles (p. ex. en fibres végétales[4] ) pouvant rendre superflu l'usage de matières d'origine animale. Quant aux chaussures et aux vêtements devant protéger de l'humidité, une part infime de fibres synthétiques s'avère encore souvent indispensable à l'heure actuelle. Les techniques modernes permettent en revanche de fabriquer des fibres moins polluantes que le cuir tanné par un procédé chimique. L'industrie du vêtement n'a semble-t-il jamais examiné sérieusement le thème de la protection des animaux - la mode des fourrures en est l'exemple-type. Elle n'a en effet entrepris que très peu d'efforts pour développer des procédés de fabrication de textiles susceptibles de remplacer le cuir dans la production de vêtements imperméables (par exemple en associant des cires végétales à des fibres d'origine végétale). En ce qui concerne l'habillement, le consommateur n'a, aujourd'hui encore, souvent que le choix du moindre mal. En regard du fait que la peau animale, la matière première du cuir, provient presque essentiellement d'élevages en masse - eux-mêmes synonymes de pollution des nappes phréatiques par l'engrais qu'ils déversent en quantité astronomique et de gaspillage de ressources naturelles telles que l'énergie et l'eau[5] , - les conséquences de l'utilisation du pétrole dans l'industrie textile sont minimes. Désormais, le consommateur a par exemple la possibilité de refuser l'achat des souliers en cuir sans devoir renoncer au confort. Dans votre magasin de chaussures, n'hésitez donc pas à réclamer des modèles ne contenant pas de produits d'abattoir. Faites jouer la loi de l'offre et de la demande et le choix d'articles fabriqués avec des substituts du cuir se multipliera. Les personnes pour qui une chaussure de qualité doit permettre la respiration du pied, tout en étant imperméable, résistante, robuste et attrayante, peuvent éventuellement se renseigner aux adresses suivantes:

Notes:

  1. La vente de peaux animales est d'autant plus lucrative que la demande est forte. Grâce à ce commerce très rentable, l'abattoir est en mesure d'offrir plus d'argent aux éleveurs (de masse) par tête de bétail, ce qui augmente l'attrait financier des fabriques d'animaux. (retourner)
  2. Il existe un procédé de tannage à base de substances non toxiques, extraites de plantes, mais cette méthode est peu employée, le cuir ainsi obtenu étant moins résistant que les peaux tannées à l'aide de substances chimiques. (retourner)
  3. Selon des informations fournies par Greenpeace Suisse, qui vend des articles de cuir provenant d'animaux élevés dans des conditions «normales» et dont la peau a été tannée au moyen de substances végétales. (retourner)
  4. Il y a lieu de privilégier les vêtements en «green cotton», ou d'autres cotons de production biologique, ce mode de production (plantation et transformation) étant plus respectueux de l'environnement. (retourner)
  5. ISans compter les tonnes d'aliments (notamment de céréales) que les animaux transforment en grande partie non pas en viande et en peau, mais en chaleur et en excréments. La production d'une calorie de viande nécessite de nombreuses calories d'origine végétale. (retourner)

retourner



[en haut


   
© Schweizerische Vereinigung für Vegetarismus (SVV) | www.vegetarismus.ch | Impressum