Editorial
Etiquetage des aliments
Chères lectrices, chers lecteurs,
Les végétariens connaissent le problème de
l’étiquetage depuis longtemps: pour de nombreux
produits, il n’y a pas d’indication claire s’ils
sont végétariens ou s’ils contiennent des
produits d’animaux abattus. Pour les végans
s’ajoute encore l’incertitude concernant d’autres
additifs et produits animaux. Mais le problème de
l’inclusion toujours plus répandue de graisses et de
protéines animales dans un nombre croissant d’aliments
ne se pose pas seulement pour les végétariens. En
effet, il y a aussi des personnes ne mangeant que très
rarement de la viande qui désirent donner la
préférence à du pain ou des soupes ne contenant
pas de graisse de porc. Avec la maladie de la vache folle, les
consommateurs sont devenus conscients pour la première fois
que de nombreux aliments ingérés quotidiennement
contiennent en fait des produits d’animaux abattus.
Cette prise de conscience n’a naturellement pas
échappé à l’industrie alimentaire.
C’est pourquoi on trouve de plus en plus d’emballages
portant des mentions telles que «végétal»,
«purement végétal»,
«végétarien», ou autres déclarations
similaires. Malheureusement ces déclarations n’ont pas,
contrairement au mot «bio», une protection légale.
C’est pourquoi elles ne peuvent constituer une garantie
absolue. Manquait un contrôle externe certifiant que tel ou tel
produit est effectivement végétarien. Par exemple,
qu’une margarine dite végétale puisse contenir
des produits animaux n’est connu que de très peu de
consommateurs, surtout lorsque cette margarine est
étiquetée «végétale».
Afin de mettre un terme à cette incertitude, il existe
maintenant un label portant la garantie de l’Union
végétarienne européenne (EVU) et, en Suisse, de
l’Association suisse pour le végétarisme (ASV).
Le label végétarien est donc le point central du
présent journal. Nous avons essayé de répondre
aux questions les plus urgentes relatives à ce label. Nous y
avons ajouté une information sur les additifs alimentaires. Si
toutefois vous avez d’autres questions ou remarques à ce
sujet, écrivez-nous et nous vous répondrons soit
personnellement, soit s’il s’agit d’un sujet
d’intérêt général, par la voie
d’un article dans un prochain journal. Entre-temps, nous
espérons, avec ce label, faciliter quelque peu la vie des
végétariens en Suisse.
En cette période de Noël et de fêtes de fin
d’année, qui sont un prétexte de plus pour la
majorité des humains pour verser en abondance le sang des
animaux dans les abattoirs, il était indispensable de vous
proposer des recettes sans cruauté. Il est vrai aussi que
cuisiner soi-même constitue un bon moyen
d’échapper aux pièges des additifs alimentaires!
Grâce au Centre Végan de Berne – article ci-inclus
– nous vous présenterons dans chacun de nos Vegi Info
des recettes de plats à la fois succulents, faciles à
préparer, et sans souffrance animale. Déjà dans
ce numéro, vous trouverez une recette végane pleine de
fantaisie à votre intention: il s’agit d’une tarte
de Linz.
Le passage à un autre millénaire exige encore que
beaucoup de personnes bannissent le sang des animaux de leur
alimentation et fassent ainsi un pas dans la direction d’un
avenir plus aimable. Le mouvement végétarien y jouera
en tout cas un rôle essentiel. Cette vue sur notre futur est
mise en évidence dans l’article de l’Institut
Worldwatch reproduit dans le présent journal.
Je vous souhaite des fêtes heureuses et pacifiques, et tout le
meilleur pour le millénaire qui débute!
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