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Ecologie et végétarisme

Ces deux termes apparus à la fin du 19ème siècle ne sont que la formulation contemporaine de deux comportements liés dès son origine à l’histoire de l’humanité.

L’ECOLOGIE signifie la forme actuelle du respect de la nature qui au cours de notre histoire fut particulièrement présent dans la tradition orale des amérindiens, ainsi que dans les témoignages sur pierre ou papyrus des anciennes dynasties égyptiennes.
LE VEGETARISME: à l’origine de notre espèce les chimpanzés et les gorilles qui vivaient dans l’épaisse forêt équatoriale de l’ouest ont pu rester presque entièrement végétariens, contrairement aux primates isolés dans la savane sèche, qui ont dû s’adapter à un milieu plus hostile et de ce fait sont devenus à la fois bipèdes et omnivores.

En cette fin de siècle et de millénaire, le matérialisme, l’appétit financier des actionnaires des multinationales vampires, qui ont comme seul objectif le court terme pour gagner toujours plus, nous ont éloignés d’une gestion respectueuse de notre milieu naturel.

Et pourtant nous n’avons pas de planète de remplacement.
Nous vivons donc actuellement le temps des apprentis-sorciers, secondés par les imposteurs de la finance, car le manque de réflexion à long terme, nous conduit inexorablement à des catastrophes.

L’illustration de cet état d’esprit, devenu maintenant un classique du genre, est le barrage d’Assouan. J’habitais lors de sa construction la Haute-Egypte, la réalisation de ce barrage était présentée en Egypte et dans le monde entier comme un monument du genre humain censé résoudre la plupart des problèmes qui se posaient à l’Egypte.
Le principal problème étant le développement incontrôlable de la population sur un territoire exigu qui ne peut être agrandi.

Hélas, presque un demi-siècle plus tard, aucun des objectifs n’est atteint, mais cette construction est génératrice de catastrophes.
Les boues que transportait le fleuve, qui fertilisaient le sol, et en plus permettaient de gagner des terres sur la côte Méditeranéenne, sont maintenant retenues par le barrage. De plus la disparition de ces limons fertilisateurs que les crues du Nil distribuaient sur les terres a nécessité la construction de la plus grande usine de produits chimiques d’Afrique. Cette disparition prive également les côtes égyptiennes de l’apport de plancton, avec comme résultat la désertion des poissons de cette région.
Il y a également la remontée de la nappe phréatique. Cette modification de l’équilibre naturel crée un micro-climat qui accélère la dégradation des lieux et monuments historiques de cette partie la mieux conservée de l’histoire de l’évolution humaine.
Je passe sur la prolifération de la bilharsioze, une maladie mortelle, ainsi que celle d’algues parasites dans les canaux, car le limon ayant disparu, l’eau n’a plus d’écran protecteur.
Sur les 157 milliards de m3 escomptés, il en reste à peine 80 milliards : les spécialistes avaient sous-estimé l’évaporation. Et bien entendu en cas de rupture du barrage, c’est une vague de 10 m de haut qui balayerait l’Egypte. A ce projet catastrophique aujourd’hui vérifié, les apprentis-sorciers rêvent d’en rajouter un autre. Sous des prétextes scientifiques et altruistes on célèbre le génie génétique, alors qu’il s’agit d’une vaste opération financière programmée par des multinationales sans âme.
Ce prétendu « génie » génétique nous conduit à des situations non seulement désastreuses mais irréversibles.
Les éléments les plus importants dans le respect de notre environnement sont les méthodes de culture qui doivent assurer l’alimentation des populations.
L’explosion démographique posera un problème dramatique avant le siècle prochain, car nous serons plus de 6 milliards d’humains sur cette terre.
En cas de famine généralisée seuls les océans, s’ils ne sont pas totalement pollués, pourront offrir quelques possibilités alimentaires grâce aux différentes espèces d’algues, mais bien entendu dans certaines limites. Il ne reste qu’une seule solution à la portée de chacun : le végétarisme, et pour les plus évolués dans cette voie, le végétalisme.
Il est en effet scandaleux de sacrifier environ 13 kilos de céréales pour produire un kilo de viande alors que les 2/3 de la planète meurent de faim.
Et quant à rassembler sur des espaces restreints et dans un but alimentaire des milliers d’animaux qui produiront des millions de m3 de déjections qui pollueront l’environnement, c’est l’adieu aux nappes phréatiques.
L’eau deviendra ainsi un produit de luxe qui se paiera au prix des grands champagnes!

Conclusion: une démarche végétarienne permettra non seulement de sauver des vies animales mais aussi de protéger nos ressources en eaux potables, de ménager notre environnement et, sur un plan individuel, de nous assurer une santé physique et mentale.
Le végétarisme est une démarche complémentaire à toute réflexion écologique d’ensemble.

André Gasser, député du groupe les Verts, vice-président du Grand Conseil vaudois.