Editorial
Globaliser le végétarisme ?
Chères lectrices, chers lecteurs,
Les conséquences globales de la consommation de viande
requièrent une collaboration de travail plus étroite de
la part des organisations végétariennes tant en Suisse
qu’en-dehors de nos frontières. Le Congrès
végétarien européen, qui s’est tenu
à Widnau du 18 au 23 juillet dernier, a
précisément fourni l’occasion de resserrer les
liens déjà existants et d’établir de
nouveaux contacts.
Bien que l’Association suisse pour le végétarisme
(ASV) soit surtout active dans notre pays, l’accent a
été mis depuis sa création sur
l’importance d’une collaboration constructive avec des
organisations sympathisantes et/ou ayant des objectifs similaires en
Suisse et à l’étranger. Entre-temps, les contacts
étroits et réguliers avec l’Allemagne et
l’Autriche se sont élargis aux Etats-Unis, à la
Grande-Bretagne, à la France et à la Slovénie
notamment. Une contribution essentielle a été, bien
entendu, apportée grâce au réseau de
communication pratique et rapide qu’est l’Internet (et le
courrier électronique e-Mail). En outre, dans le cadre de
notre rayon d’activité principal, qui est la Suisse,
nous avons pu, par notre coopération avec l’Association
végétarienne de Genève (AVG), avec le groupe
d’action pour le respect des animaux ARA, et quelques personnes
très engagées de ces organisations, promouvoir
davantage encore le mode de vie végétarien. Depuis
bientôt deux ans, notre Vegi Info paraît aussi en
français
, et des feuilles d’information de plus en plus nombreuses sont
traduites en français et dans plusieurs autres langues.
C’est seulement par une collaboration étroite avec ces
associations proches de la nôtre en Suisse et dans
d’autres pays que l’on pourra avoir la capacité de
contrer nos adversaires de longue date opposés au mode de vie
sain, écologique et éthique qu’est le mode de vie
végétarien. Pour cela, il ne s’agit pas de
combattre quelqu’un en particulier, mais d’apporter
directement à la population les informations
appropriées de manière à permettre à tout
un chacun de décider librement et individuellement si par son
alimentation on tient à faire preuve de son sens des
responsabilités vis-à-vis de la création dans
son entièreté, ou à rester partie prenante du
problème global. Il reste à espérer que beaucoup
de personnes végétariennes, qui ont
jusqu’à présent estimé qu’il
était suffisant de vivre soi-même en
végétarien sans plus, reconnaissent à temps la
dimension du problème et soient prêts à affirmer
ouvertement leur mode de vie et rejoignent notre Association.
Ensemble, nous sommes forts !
Renato Pichler
président de l’ASV et vice-secrétaire de
l’Union végétarienne européenne
(EVU).
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Dernière actualisation de cette page indiquée: 9.12.2008
