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Bien manger, vivre vieux

Avec en sous-titre, « Au même titre que nombre d’autres aliments, le chou aurait des propriétés ‘anti-âge’. C’est le constat d’un livre récent, mêlant la science et la cuisine, qui propose des stratégies afin de vivre mieux et plus longtemps ».
Dans un article du journal Le Matin du 2 mai 1999, Véronique Zbinden, à la suite de la parution du « Programme de longue vie, de la science à l’alimentation », par Jean-Paul Curtay et Thierry Souccar, examine les réponses aux questions de savoir s’il existe un gène de la longévité, pourquoi les femmes vivent plus longtemps que leurs compagnons, comment faire pour éclipser le record de Jeanne Calment ? Si l’espérance de vie actuelle, en France, qui est de 82 ans pour les femmes et 74 ans pour les hommes, n’est pas une limite infranchissable et que l’héritage génétique expliquerait moins de 35% des différences de longévité entre les individus, il reste donc à travailler sur les 65% restants, notre environnement, et en premier lieu notre alimentation, qui module notre horloge cellulaire.
L’article fait état, selon les nouvelles informations scientifiques fournies dans cet ouvrage, que « la recherche identifie peu à peu les aliments riches en antioxydants qui protègent les organismes vivants des radicaux libres – ces redoutables molécules accélératrices du vieillissement. Les auteurs ont ainsi ‘cartographié’ notre alimentation, proposant au passage de nombreux conseils. La liste des aliments dont il convient de se méfier paraît, a priori, plutôt déprimante de par sa longueur. Y sont rangés en vrac, les sucreries en tout genre, la plupart des viandes et des charcuteries, le lard, le saucisson et les rillettes, le beurre et la crème fraîche, les fromages gras et les fromages industriels, les aliments fumés, le sel, le pain blanc, mais aussi les huiles pressées à chaud, les margarines hydrogénées, les fritures, les confiseries, les boissons sucrées … et on en passe. Or donc, se demandent les auteurs du « Programme de longue vie », que reste-t-il aux soi-disant pauvres mortels soucieux de freiner un ratatinement précoce ? Un régime végétarien leur paraît indiqué, dans la mesure où ils recensent, au chapitre des composés anti-âge, la plupart des légumes et des fruits, frais ou secs, et des légumineuses germées, ainsi que les céréales complètes, le maïs et le thé vert, l’oignon et l’ail. La choucroute méritant ici une mention particulière si l’on excepte sa traditionnelle garniture, car outre ses composés anti-âge, elle contient certains antioxydants contribuant à la solidité des os et à protéger du cancer et de la cataracte. … »
Nous passerons outre, en la déplorant, la deuxième partie de l’article de V. Zbinden, qui fait des concessions attristantes en faveur du ‘mangeur réfractaire au chou et à ses dérivés’. Quant à l’encadré intitulé Moins de calories ? Oui mais … qui mentionne que « plusieurs expériences menées sur des singes, des souris et des rats aboutissent à la même conclusion – lorsqu’on réduit de 30 à 40% de nombre de calories de ces animaux, ils vivent de 20 à 40% plus longtemps. … », nos réserves se transforment en désaccord total. Rappelons notre conviction que les expériences sur les animaux ne sont pas extrapolables aux humains, étant donné les différences fondamentales existant entre les espèces, et qu’en raison même de ces différences et malgré des similitudes occasionnelles ou des coïncidences apparentes, des conclusions basées sur de telles expériences s’avèrent plus dangereuses que positives pour les humains; tout végétarien averti se gardera bien d’y faire jamais référence. En outre, de telles expériences qui ne tiennent aucun compte de la dignité et de l’intégrité des animaux, non plus que de leurs souffrances lors de ces expériences insensées, ne sont pas acceptables moralement. Il est toutefois réjouissant de constater que l’article mentionne que ‘c’est un régime végétarien qui semble le plus indiqué’ pour vivre vieux, et cela nous conforte, nous végétariens, dans notre certitude que la seule démarche alimentaire judicieuse globale et durable, réside dans un mode de vie végétarien.

Renée Maier