Le végétarisme et l’amour des animaux
Aussi respectable que soit le végétarisme par amour
des animaux, il doit à mon point de vue être
considéré comme une motivation secondaire qui
découle de celle primordiale qui est le développement
de la personnalité humaine. Dans «La médecine de
la personne», 1941, par le Dr Paul Tournier, chap. XVI, Les
Lois de la Vie, on peut lire: «La tâche du
médecin, c’est d’enseigner aux hommes les lois
physiques et spirituelles de la vie normale. Cette conception de la
médecine plonge ses racines dans la plus haute tradition de
notre corporation».
Pythagore, au 6ème siècle avant J-C, professait que la
plus noble tâche qu’on se puisse proposer ici-bas
était d’apprendre aux hommes à vivre. Philosophe,
il leur enseignait à chercher au contact de Dieu les sources
d’une vie normale. Homme d’Etat, il réforma les
mœurs, la politique et les affaires, et c’est un
véritable âge d’or qu’il réussit
à instaurer à Crotone, une ville de l’ancienne
Italie (Grande-Grèce), et sa patrie. Enfin, médecin, il
enseignait aux hommes à vivre selon le plan de Dieu. «Il
considérait la santé comme une harmonie et la maladie
comme une rupture d’équilibre». Il voulait que
l’alimentation contribue autant à la santé
qu’à l’élévation de
l’âme et institua son régime
végétarien.
Par ces conceptions, il est le précurseur du génie
grec, de ses plus grands philosophes, comme Socrate et Platon, comme
de son plus grand médecin, Hippocrate. «Je conserverai
ma vie pure et sainte, aussi bien que mon art» (serment
d’Hippocrate).
Puis, plus loin «… La Bible donne beaucoup
d’indications pour l’alimentation, à commencer par
cette phrase de la Genèse: Dieu dit: Voyez! Je vous donne sur
toute la surface de la terre toute herbe portant semence, ainsi que
tous les arbres fruitiers avec leur semence pour les reproduire: ce
sera votre nourriture» (Genèse, 1.29).
Les fruits et les légumes constituent donc
l’alimentation essentielle de l’homme (qui,
d’après Cuvier, un célèbre naturaliste
français, 1769-1832), est un frugivore et non un omnivore...
Maurice-Edmond de Courten, Chermignon (VS)
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