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Patates transgéniques en terres vaudoises

Après leur victoire « démocratique » le 7 juin dernier, les partisans du génie génétique se sentent pousser des ailes pour mener leurs expériences grandeur-nature. C’est ainsi qu’après avoir manipulé génétiquement la pomme de terre bintje afin qu’elle résiste au mildiou, des scientifiques de la station fédérale de Changins vont tester leur « invention » en la cultivant dans un champ à Bullet, près de Sainte-Croix (VD).

Les chercheurs nous présentent la culture de cette patate comme exemplaire pour l’environnement, car selon eux, elle permet d’éviter l’emploi de fongicides dans l’agriculture conventionnelle et celle du cuivre dans l’agriculture biologique, moyens traditionnellement utilisés pour lutter contre le mildiou. Mais les partisans du génie génétique omettent de signaler que, si les fongicides et le cuivre ne sont certes pas bénéfiques pour l’environnement, ils ne sont en aucun cas un problème de pollution prioritaire de notre pays. Et leur impact environnemental est sans commune mesure avec les dangers que fait courir la dissémination de plantes transgéniques pour l’écosystème.

L’invasion de plantes super-résistantes risque fort d’entraîner des déséquilibres écologiques irréversibles. Les parasites, insectes et autres champignons écartés par les plantes transgéniques, se rabattront avec d’autant plus de vigueur sur les plantes non transgéniques et sur la flore sauvage avoisinantes. De plus, il est connu que les microbes et autres parasites mutent très rapidement, ce qui forcera les scientifiques à « fabriquer » des plantes transgéniques toujours plus résistantes et dénaturées et toujours plus agressives pour l’écosystème.

Les plantes transgéniques, qui comportent des gènes étrangers notamment de résistance à un antibiotique, risquent de s’hybrider avec des plantes sauvages, ou avec des insectes ou des microorganismes, leur transmettant ces gènes. Ce qui renforcera encore la résistance des microbes aux antibiotiques. Sans compter que les manipulations subies par ces plantes altèrent leurs qualités nutritionnelles. Avec la généralisation des plantes transgéniques, il est donc à craindre que les bénéfices pour la santé de l’alimentation végétarienne s’amenuisent, voire soient anéantis ! Avec les moyens actuels, la terre peut produire bien assez d’aliments pour nourrir toute la population sans avoir besoin de dénaturer radicalement les végétaux.

Il faut réaliser que les plantes transgéniques ont été « créées » uniquement dans le but de rapporter de juteux bénéfices aux multinationales de l’agro-chimie qui, au moyen du système des brevets portant sur les organismes génétiquement modifiés, s’arrogeront le monopole de l’agriculture mondiale. Au détriment de la planète et de ses habitants.

Christina Maier