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Lutter contre l’extrême pauvreté – en accord avec la protection des animaux

Protéger les animaux, c’est protéger les êtres humains et inversément – la vie ne fait aucune distinction entre les différentes formes sous lesquelles elle se manifeste.


Pour en savoir plus ...

Netap im Einsatz in Indien

Padma est une femme âgée qui habite sous une pile de cartons et de matières plastiques. Elle vit dans la rue. Elle ne se souvient pas d’avoir jamais eu un foyer. Légèrement handicapée dans ses facultés mentales et physiques, elle vit en marge de la société et a besoin d’aide. Cette aide lui parvient des organisations de protection des animaux.

Visakhapatnam, Inde : De concert avec l’organisation locale de protection des animaux, la Visakha Society for the Protection and Care of Animals (VSPCA), l’organisation suisse de protection des animaux NetAP – Network for Animal Protection – procède chaque année à la castration de milliers d’animaux vivant dans la rue. Dans le cadre de leur engagement, les intervenants ne peuvent fermer les yeux sur la misère humaine. Les êtres humains les plus démunis et les animaux se retrouvent, surtout la nuit, pour se protéger, partager un abri et se donner un peu de chaleur. Il a été très impressionnant pour les intervenants des organisations de découvrir ce lien étroit qui s’était établi entre l’homme et l’animal. Pour finir, grâce au soutien de la Fondation Winsome Constance Kindness Trust, dont le siège se trouve en Australie, fut créé le « Kindness Mobile Restaurant », qui distribue des repas végétaliens à des êtres dans le besoin vivant en lien étroit avec des animaux tout aussi démunis.

Au commencement, une quarantaine de personnes bénéficièrent de l’offre des organisations de protection des animaux. Depuis, le projet fut étendu à quatre-vingt personnes, en général âgées.
L’une des volontaires du réseau NetAP, Nora, qui soutient sur place, pendant quelques mois, l’association VSPCA, accompagna à plusieurs reprises l’équipe indienne et participa à la distribution des repas. « Ce travail m’a énormément touchée. Les gens sont très pauvres et sont heureux d’avoir à manger. Un simple repas fait apparaître un sourire sur le visage d’êtres humains dont la vie fut mouvementée. Ici, la misère et la pauvreté sont omniprésentes. Grâce au projet, il est possible de venir en aide aux plus démunis. Les repas végétaliens sont en parfait accord avec notre engagement en faveur des animaux. Cela permet de diffuser l’idée d’une alimentation végétalienne », explique Nora.

Pour les végétariens, l’Inde est un véritable paradis. Selon les estimations, 40% de la population refuse de consommer de la viande sous l’influence de l’hindouisme. Il est donc facile de trouver partout une alimentation végétarienne. Le végétalisme par contre n’est pas encore largement répandu.
Les repas distribués par le Kindness Mobile Restaurant sont proposés sur une feuille de bananier et se composent de curry indien, de riz, de lentilles, de fruits et d’un potage indien typique à base de légumes et de lentilles, le tout étant complété par de l’eau potable. Un repas ainsi composé est très nourrissant. Le papier journal est utilisé comme emballage afin de renoncer dans la mesure du possible au plastique, qui représente un énorme problème en Inde. Les emballages plastiques se retrouvent partout et nuisent à l’environnement et aux animaux. A de nombreuses reprises, NetAP et la VSPCA ont fait intervenir des vétérinaires pour opérer d’urgence des vaches qui avaient avalé du plastique et qui risquaient d’en mourir.
Les repas sont distribués dans toute la ville en rishka (Tuk Tuk à moteur). Il faut parfois rechercher les bénéficiaires, qui changent souvent d’endroit ou se font chasser du lieu où ils se trouvent car les personnes vivant dans la rue se battent pour les meilleurs emplacements pour dormir et mendier.

Tous les bénéficiaires du projet vivent en relation avec des animaux abandonnés. S’ils ne les voient pas dans la journée, ils se retrouvent le soir, dans l’obscurité, lorsque les magasins ferment. Ils passent alors la nuit auprès des animaux en partageant avec eux le peu qu’ils possèdent. Padma, par exemple, est très attachée à deux chats. Elle partage avec eux sa nourriture, son modeste campement et le peu de chaleur et de protection qu’il lui offre.
Certains des bénéficiaires souffrent d’un handicap mental et ont besoin d’assistance pour pouvoir se nourrir. Il se trouvera toujours quelqu’un pour leur donner un coup de main. Souvent, un pauvre viendra aider plus pauvre que lui. Les repas sont distribués le lundi, le mercredi et le vendredi pour compléter l’activité d’autres organisations caritatives, qui ne distribuent aucun repas ces jours-là.
La VSPCA souhaiterait étendre le projet. En effet, les deux activités, la protection des animaux et celle des êtres humains, se complètent. Les bénéficiaires sont répartis à travers toute la ville et détectent les animaux abandonnés, qui sont alors signalés aux collaborateurs de l’organisation. Dans plusieurs cas, des cas de maltraitance d’animaux purent être dévoilés. L’année dernière, des couvertures et des vêtements permettant d’affronter les froides nuits d’hiver furent distribués aux plus démunis. Malheureusement, les prix ayant fortement augmenté ces derniers temps, cette prestation n’est pas encore assurée pour l’hiver à venir.

Hélas, la VSPCA manque de moyens pour étendre le programme.
Il suffirait d’un versement annuel de CHF 120.00 pour prendre en charge une personne supplémentaire. Des dons sont les bienvenus. Ils peuvent être versés à NetAP, qui transmettra l’intégralité du montant. Pourquoi ne pas envisager, alors que Noël approche, de parrainer un être humain démuni tout en protégeant des animaux ?

Nora Schneider et Esther Geisser
Trad. Astrid Krüger

 

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