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Violence - L’élevage? Un facteur de risque?

La science a bel et bien établi un lien entre la maltraitance envers les animaux et les actes de violence perpétrés contre les humains. La manière dont on traite les animaux d’élevage aurait-elle donc une influence sur la propension à la violence des individus? Autrement dit: le respect à l’égard des animaux se répercuterait-il sur le comportement social?

Kälber in ihren "Iglus"Analyse

On distingue fondamentalement deux types de facteurs influençant la tendance à la violence. D’une part, certains traits de caractère personnels propres à l’individu, tels que l’agressivité, la volonté de dominer ou les déviances sexuelles, sont susceptibles d’entraîner un passage à l’acte. D’autre part, certaines situations, peuvent pousser des personnes à commettre des actes de violence.
Deux autres éléments peuvent également augmenter le risque qu’un tel acte soit commis, à savoir:

  • un risque relativement faible pour l’auteur d’être découvert ou d’être sanctionné du fait d’une tolérance généralisée à l’égard des comportements transgressifs;
  • la disparité des forces en présence.

Tous deux sont déterminants dans la relation entre l’homme et l’animal. En effet, les débordements et la maltraitance dont les animaux sont victimes font rarement l’objet de sanctions et le rapport de force est indéniablement asymétrique.

Animaux d’élevage

Dans ce contexte, la question qui se pose est de savoir comment une personne qui détient un certain pouvoir gère cet «avantage». La société condamne, par principe, la cruauté envers les animaux domestiques: il n’est pas rare que la maltraitance à l’encontre de chats et de chiens, par exemple, fasse la une des journaux. Par contre, la violence à l’égard des animaux de rente reste taboue. L’opinion publique ignore que des bovins, des porcs, des moutons et des poules végètent dans leurs excréments au fond d’écuries où la lumière du jour ne pénètre jamais et où ils n’ont aucun moyen de vivre selon les règles sociales de leur espèce. Pourtant, force est de constater que chaque animal construit sa propre identité, qu’il ressent la douleur et la peine et mérite que l’on respecte sa dignité. Il a, partant, des droits qu’il s’agit de protéger.

Faire preuve de respect

Le traitement infligé aux animaux dits d’élevage est au mieux considéré comme «pas tout à fait idéal». Personne ne saurait le nier. Nous privons ces créatures de leurs besoins fondamentaux, pour satisfaire nos propres envies. Nous acceptons que ces animaux soient blessés, exploités et parfois gravement maltraités. Frank Urbaniok, médecin-chef auprès du Service psychologique et psychiatrique du canton de Zurich, ne mâche pas ses mots: «Respecter les limites fondamentales d’autrui ne signifie pas ne pas faire valoir ses intérêts propres ou devoir comprendre des choses impossibles. Mais cela signifie qu’une norme minimale de respect doit être observée vis-à-vis d’un individu en position de faiblesse.»

Celui qui égorge de sang-froid un agneau, et qui prête une oreille insensible à ses bêlements plaintifs; celui qui peut sans pitié tuer le jeune chevreau et l’entendre vagir comme un enfant; celui qui peut manger l’oiseau qu’il a nourri de sa main! Y a-t-il loin de ce crime au dernier des crimes, l’homicide?
Pythagore

SchweinestallPorter le mal à la vue de tous

En définitive, quelle influence la violence perpétrée à l’abri des regards, derrière les enceintes des élevages industriels, peut-elle donc avoir sur la société? Il est facile d’en faire abstraction alors que d’autres effectuent le «sale boulot».
Un groupe international militant en faveur de l’interdiction de la corrida, sur laquelle l’Espagne devra se prononcer le 28 juillet 2011, a adressé au parlement catalan un document rédigé par 260 psychologues, scientifiques de renom et membres d’autorités chargées de la prévention contre la criminalité, dans lequel les signataires affirment que le lien entre la maltraitance envers les animaux et la violence à l’égard des humains est si étroit qu’il ne saurait être ignoré. Il y est également précisé que le danger ne vient pas uniquement de la participation à des actes de cruauté sur les animaux, mais que le simple fait d’assister à des actes de maltraitance peut induire une spirale de violence due à une désensibilisation et à une tendance à vouloir reproduire ce qui est perçu comme un exemple.

En conséquence

Les philosophes grecs avaient déjà relevé que l’interdiction de la violence subie par les animaux permettait de maintenir la paix dans la société. Le fait de tolérer la cruauté endurcit les individus et atténue le sentiment de compassion et l’empathie. Peu importe contre qui la violence est dirigée, qu’il s’agisse d’humains ou d’animaux, de chiens ou de bovins. Chaque être vivant devrait avoir le droit de mener sa vie en paix.

Bernadette Raschle
Traduction: Evelyne Campana

Notes:
  1. Chefarzt des Psychiatrisch-Psychologischen Dienstes des Kantons Zürich.