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Acheteurs de chiens: contribuent-ils à la souffrance animale?

Celui qui achète un chien chez un éleveur compte recevoir un animal sain. Or, dans beaucoup de cas, cela ne correspond pas à la réalité: L’inceste causant l’appauvrissement génétique des chiens de race, on accepte en même temps la réalité de maladies génétiques. Les animaux de race qui ne souffrent pas de maladies typiques de race sont de plus en rares.

Article 4.2 de la loi fédérale sur la protection des animaux:

« Personne ne doit de façon injustifiée causer à des animaux des douleurs, des maux ou des dommages, les mettre dans un état d’anxiété ou porter atteinte à leur dignité d’une autre manière. Il est interdit de maltraiter les animaux, de les négliger ou de les surmener inutilement.»
Malheureusement, cette loi n’est guère mise en œuvre à ce jour – ni pour les animaux domestiques, ni pour les animaux «productifs».

Éleveur ou asile pour animaux?

Ce sont surtout les asiles pour animaux à l’étranger qui sont surchargés de chiens et de chats remis ou abandonnés par leurs propriétaires. Bien que les gérants de ces asiles fassent de leur mieux, il n’est cependant guère possible, par manque de temps, d’offrir des soins individuels aux animaux.
La situation est aggravée davantage dans la mesure où il y a un nombre croissant de gens qui achètent des chiens chez l’éleveur, tandis que dans les asiles, il y a d’innombrables animaux qui attendent d’avoir un nouveau foyer. Les protecteurs des animaux n’achètent pas leur chien chez un éleveur, mais s’adressent directement aux asiles pour animaux afin d’offrir une nouvelle place et une vie digne à un animal délaissé.

«Produit de qualité?»

La race représente un signe distinctif de qualité des chiens. Pour beaucoup d’acheteurs, la race est un synonyme de marque, comparable à celui d’un vêtement ou d’une voiture.
En achetant un produit de marque, on s’attend à recevoir un produit d’excellente qualité (en payant un prix plus élevé). Or, quant aux chiens de race, c’est malheureusement le contraire : suite à l’appauvrissement génétique et l’inceste, beaucoup de chiens de race souffrent des conséquences de leur élevage.

La race, garantie de santé?

Afin de générer et de favoriser certains signes distinctifs d’une race, on appareille des animaux étroitement apparentés. Les conséquences en sont connues d’après les expériences faites également parmi les êtres humains : l’inceste cause l’appauvrissement génétique ainsi que la prédisposition aux maladies. C’est la raison pour laquelle l’inceste parmi les êtres humains est interdit dans la plupart des pays. Quant aux chiens (et autres animaux), l’inceste est cependant pratiqué délibérément afin de parvenir à un chien qui convienne parfaitement aux exigences de l’éleveur et de l’acheteur. Il n’y a, dans ce domaine, aucune interdiction d’appareiller les parents avec leurs propres progénitures ou des frères et sœurs entre eux.
De ce fait, pour les chiens de race, les malformations génétiques sont en augmentation permanente par la perte de la diversité génétique. Ces derniers 40 ans, environ 90% de la variabilité génétique ont été perdus suite à l’inceste. À ce jour, il y a beaucoup de races de chiens qui sont plus appauvries génétiquement que l’ours panda en voie de disparition, car tous ces chiens ne descendent plus que d’une même lignée de géniteurs.
Pour les chiens de race, on connaît déjà 500 maladies dues à l’appauvrissement génétique. Leur expansion est causée par l’élevage qui ne respecte pas ces faits, les animaux d’élevage ne devant pas être en bonne santé, il suffit qu’ils soient «beaux».

King Charles SpanielEnviron un tiers des Cavaliers King Charles Spaniel souffrent d’une maladie génétique qui provoque des maux de tête extrêmement douloureux.

Élevages extrêmes

De même que pour les animaux productifs, l’élevage de chiens vise à un but concret. Le bien-être de l’animal n’y joue aucun rôle. Dans la plupart des cas, ce sont les présentations canines qui décident quels animaux feront l’objet d’élevage. Lors de ces présentations canines, ce ne sont ni la santé des animaux ni leur caractère qui comptent, mais uniquement leur apparence physique.
Quelques exemples :

  • La queue du carlin a été greffée en une queue à tire-bouchon. Cela n’a pas seulement changé la forme de sa queue, mais a causé aussi la déformation pathologique de l’ensemble de la colonne vertébrale. Par là, le chien est fortement restreint dans son langage corporel, ce qui peut mener à des malentendus lors qu’il communique avec d’autres chiens.
  • La création de museaux très courts cause des problèmes respiratoires. Suite à la déformation des voies respiratoires, le ronflement est très répandu chez ces animaux. Cette déformation concerne entre autres les races suivantes: carlin, bouledogue français, pékinois, Shih Tzu, Zwerggriffon, boston-terrier.
  • Lors de l’élevage de chiens très petits (de taille nettement inférieure à celle du loup) on oublie souvent que les organes intérieurs ne sont pas rapetissés de manière tout à fait en rapport à leur corps. Il en résulte beaucoup de maladies conséquentes. Certaines races sont contraintes à accoucher par une césarienne, l’accouchement naturel n’étant plus guère possible : par rapport au bassin, le radius de la tête a été diminué moins significativement. Exemple : le bouledogue français. Quant à la mortalité des chiots, celle-ci est également très élevée. En outre, les os de ces chiens ‘nains’ sont souvent beaucoup plus fins et avec ceci sont plus facilement sujets à fracture.
  • Un dos extrêmement long par rapport aux proportions du corps est souvent la cause d’une hernie discale. De fortes douleurs ainsi qu’une paralysie en sont des conséquences possibles. Exemples de chiens concernés: basset, pékinois, bichon.
  • Chez la plupart des chiens de petite taille, la réduction du maxillaire n’est pas réalisée dans la même mesure que le raccourcissement des dents, ce qui peut causer des problèmes dentaires.
  • Le berger allemand est connu pour ses problèmes aux hanches. Contrairement aux bergers allemands qui sont utilisés par exemple par la police, la hanche basse pathologique est créée artificiellement car ce «signe distinctif de race» est hautement qualifié par les jurés.
  • Les chiens de la race Cavalier King Charles Spaniel ont souvent un cerveau trop grand par rapport à leur crâne. Par conséquent, un tiers d’entre eux à l’âge avancé souffre de syringomyélie ainsi que d’épilepsies accompagnées par d’extrêmes douleurs et d’autres problèmes neurologiques. En outre, à partir de l’âge de 10 ans, presque tous les chiens de cette race ont des problèmes cardiaques.
  • Il y a beaucoup d’autres chiens de race qui sont également atteints d’épilepsie.
  • Il existerait d’innombrables autres exemples de maladies et déformations pathologiques causées par l’élevage de chiens de race: Labradors: problèmes ophtalmologiques et articulatoires / Golden Retriever: taux élevé de maladies de cancer / Boxer: maladies cardiaques, réceptivité aux tumeurs cérébrales, etc.
bassetUn corps allongé avec des jambes courtes: un critère de beauté qui fait souffrir de nombreux chiens.

Légal?

Le nouveau droit pour les animaux est entré en vigueur le 1er septembre 2008. Selon l’article 10 sur l’élevage des animaux sont interdits pour la première fois tous types d’élevage causant de la souffrance aux animaux. Or, comme le conseil fédéral n’a pas encore établi les dispositions correspondantes, les animaux n’ont encore rien senti de ce nouveau droit. Il est peu probable que le conseil fédéral ne se mette du côté du bien-être des animaux, car il ne l’avait guère fait pour les animaux productifs.
A l’avenir, l’article 1 du droit pour les animaux aura probablement du mal à se faire valoir, sa mise en pratique se heurtant continuant à se heurter aux intérêts économiques: «La présente loi vise à protéger la dignité et le bien-être de l’animal.»

Commerce

Pour l’éleveur, les chiens sont tout aussi bien des animaux productifs que le sont les boeufs, les poules et les cochons pour le paysan. L’élevage des animaux sert à en gagner de l’argent. En ne le pratiquant pas seulement en tant que loisir, ce qui est plutôt l’exception, on essaiera naturellement toujours d’en maximiser le rendement. C’est la raison pour laquelle les éleveurs « produisent » toujours assez de petits chiots en réserve. Cela signifie: pour être rentables, les chiennes doivent être constamment couvertes. Or, tous les chiots ne pouvant pas toujours être vendus, et certains d’entre eux ne correspondant pas aux critères sélectifs de la race, ceux en trop sont souvent tués.

Loup

Plus la stature d’une race de chien
s’éloigne du loup, plus grande est la
probabilité de voir surgir des problèmes
de santé.

Dans les régions proches de la frontière Suisse, il y arrive de plus en plus souvent qu’on tombe sur des vendeurs de chiots qui abusent de la compassion des gens en essayant de leur vendre des petits chiots (souvent malades et ayant été arrachés à leurs mères beaucoup trop tôt). Il n’est recommandable en aucun cas d’acheter de tels chiots de provenance inconnue, car un tel achat aggraverait davantage la misère des animaux d’élevage. On obligerait en effet encore plus de chiots à endurer ce sort.
Il en va de même que pour les animaux d’abattage : dans ce cas précis également, c’est le consommateur qui tient les fils en main: tant que le commerce avec les chiens fonctionne, il sera pratiqué. La souffrance des chiens peut être arrêtée de la même manière que celle des autres animaux productifs : en ne le finançant tout simplement pas avec notre argent. Dans le cas des animaux productifs, il suffit d’opter pour les aliments végétaux, et pour contrarier les éleveurs de chiens, il suffit de n’adopter plus que des chiens provenant d’asiles pour animaux.

Stations d’exécution pour chiens

Rien qu’aux Etats-Unis, on compte 3 à 4 millions de chiens en bonne santé qui sont exécutés chaque année. Mais aussi dans beaucoup d’autres pays, il existe des établissements d’exécution (souvent stationnés à côté des asiles pour animaux ou même intégrés dans ces mêmes lieux) destinés à l’abattage des quantités de chiens en surnombre. Dans le pays où cette pratique est interdite, les asiles pour animaux sont obligés à refuser l’admission d’autres animaux en cas de surcharge. Ce qui se passe avec les animaux refusés, cela reste souvent incertain, mais il est probable que ce sort, quel qu’il soit, est souvent plus douloureux que l’euthanasie. Souvent, par manque de temps et d’argent, il est alors impossible de garantir un abattage sans douleurs.
Cette lutte contre les symptômes est toujours douloureuse et entraîne de grands compromis.

Trop de chiens abandonnés!

Il y a deux raisons majeures pour les asiles surchargés: d’une part la reproduction incontrôlée des animaux n’ayant pas été castrés par leurs propriétaires ou n’ayant tout simplement pas de propriétaire, et d’autre part les éleveurs qui «produisent» délibérément autant d’animaux que possible.
Ces faits rendent évidentes les mesures à prendre :
Chaque animal devrait être castré (ou stérilisé), et le commerce des éleveurs ne devrait plus être rentable, c’est-à-dire que les gens devraient arrêter de leur acheter des animaux.
De cette manière, on pourrait réellement éviter l’immense souffrance des animaux.
C’est seulement à partir du moment où la masse d’animaux dans les asiles pour animaux aura été réduite qu’il sera possible de s’interroger sur les manières de traiter les animaux à l’avenir - par exemple en n’élevant plus que des animaux sans maladies causées par la déformation génétique artificielle.
Lors de cette réflexion, l’on visera uniquement au bien-être de l’animal et non pas à l’aspect commercial.

Aussi longtemps que pour la plupart des hommes, la vie d’un animal vaudra moins que le plaisir gustatif en mangeant un morceau de viande, il restera toujours illusoire d’aspirer à un traitement de tous les animaux qui soit centré sur leur bien-être et non pas sur des avantages personnels.

On estime que chaque année dans le monde entier, 9 à 11 millions d’animaux meurent dans des stations d’exécution. En achetant un animal chez un éleveur, on contribue davantage à cette exécution en masse par l’élevage d’autres animaux.

 

Renato Pichler
Traduction: Olivia Joanne Villard

Pour plus d’informations au sujet de la problématique de l’élevage de chiens de race :