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Manger de la viande est-il un acte de violence ?

La violence envers les animaux est aujourd’hui si répandue qu’elle est même subventionnée par des impôts. Pratiquement plus personne ne dirait qu’un abattoir est un lieu de paix, mais très peu de gens sont d’avis que la violence exercée à l’encontre des «animaux économiquement utiles» (le bétail) pourrait contribuer au niveau de violence rencontré entre humains.

amour des animauxLoi fédérale sur la protection des animaux : « Personne ne doit de façon injustifiée causer à des animaux des douleurs, des maux ou des dommages, les mettre dans un état d’anxiété ou porter atteinte à leur dignité d’une autre manière. Il est interdit de maltraiter les animaux, de les négliger ou de les surmener inutilement. »

Le plaisir et la satisfaction du palais (humain) sont officiellement considérés comme des raisons justifiant et rendant même nécessaire d’enfermer, engraisser et tuer des animaux.

Un regard sur ce qui se passe à l'intérieur des abattoirs apporte une preuve suffisante que la production de viande sans utilisation de violence est tout simplement impossible. Le meurtre de créatures sensibles est pratiqué x fois par jour. La plupart des humains vivent dans un confortable déni de ce fait («Ce n’est pas si terrible» / «on n’y peut rien» / «il faut tuer pour manger», etc.).

La «production de viande» comme cas d’exception

La production de viande occupe une place privilégiée dans notre société, malgré l’évidente violence infligée à des êtres vivants qu’elle implique. C’est la seule utilisation entièrement légale de violence aboutissant à la mort1 qui est non seulement acceptée mais aussi promue par la société (distribution de subventions par l’État et soutien financier de notre société par les ventes de viande). Cela est simplement considéré comme «inévitable», comme le sont les pertes humaines en temps de guerre.
La «souffrance» chez les humains est, certes, socialement classée comme pire que les souffrances endurées par les animaux abattus. Toutefois, ces dernières sont le résultat d’une utilisation systématique de la violence envers le «bétail», et il convient de rappeler à cet égard qu’une renonciation à la consommation de viande conduirait à la disparition pure et simple de la violence envers les animaux abattus.

Avis d’experts

De façon assez intéressante, les psychologues évoquent régulièrement la possibilité que certains jeux vidéo violents rendent les enfants cruels. Si les tueries visibles dans ces jeux, même rendues de façon réaliste, sont fictives, les tueries quotidiennes d’animaux sont quant à elles bien réelles. Or, contrairement aux jeux vidéo violents, la violence à l’encontre des animaux n’est que rarement intégrée à la prévention de la cruauté. En outre, les experts qui traitent quotidiennement de la violence humaine constatent qu’il y a une relation étroite entre la violence à l’encontre des animaux et la violence envers des humains.2
En Floride, il existe une unité de police indépendante3 qui s’occupe exclusivement de la violence à l’encontre des animaux, et la traite avec la même sévérité que dans les cas de violence sociale entre humains. La raison: des enquêtes du «Bureau fédéral américain d’investigations» (FBI) ont permis de constater qu’il existait une similarité entre presque tous les tueurs en série: ils ont tous (souvent déjà lorsqu’ils étaient enfants) été violents envers des animaux. Lorsqu’une base de violence est posée, il est difficile de la limiter à certaines formes de vie ou à certaines situations. C’est le cas de ceux qui torturent d’abord des animaux puis des humains, comme les soldats qui sont entraînés à tuer pour ensuite devoir revenir à la vie civile. Bien sûr, tous les soldats qui ont dû tuer des humains en période de guerre ne sont pas devenus des tueurs de masse dans le civil, mais psychologiquement, il leur faut porter un énorme fardeau (le taux de suicide chez les anciens combattants est très élevé : la volonté d’utiliser la violence est dirigée contre soi).

Conclusion

Il convient d’éviter la violence sous toutes ses formes, car il est inconcevable de la tolérer dans certaines situations et de la condamner en même temps dans d'autres. C’est une des raisons pour lesquelles des combattants pour la paix tels que le Mahatma Gandhi, Albert Schweitzer, Albert Einstein etc. refusaient de manger des animaux, se soustrayant ainsi à la violence nécessairement liée à la production de viande. Si l’on est contre l’exercice de la violence, on ne peut pas moralement obliger les autres (des bouchers, par exemple) à commettre des actes de violence. Les humains pacifiques ne peuvent par conséquent pas condamner la violence entre humains, et en même temps détourner le regard lorsque des actes de violence sont perpétrés à l'encontre d'animaux.
«Nous prenons très au sérieux toutes les formes de violence. Nous pensons que la violence entre humains est le résultat d’une escalade à partir de la violence envers les animaux. … Les animaux peuvent représenter des victimes humaines. Leurs faces expriment la douleur, la souffrance, ils saignent et ils meurent. On peut se les procurer et les maîtriser plus facilement, et les sanctions pour des actes de cruauté envers eux sont moins sévères.»Alan Brantley, agent spécial du FBI au quartier général national d’analyse des crimes violents4

Cet article est extrait d’un article plus détaillé à paraître, intitulé «Pazifismus» (Pacifisme) de Renato Pichler.
Traduction: Sophie Marie

« Tous ceux qui sont habitués à considérer des organismes vivants comme globalement sans valeur courent le risque de conclure que la vie humaine est également sans valeur. »
Dr. Albert Schweitzer

  1. La chasse est un cas particulier, du fait qu’en des temps anciens, elle était pratiquée pour fournir de la viande.
  2. Bulletin sur la justice juvénile : «Animal Abuse and Youth Violence», septembre 2001, Office of Juvenile Justice and Delinquency Prevention of the US-Justice Department.
  3. Vegi info. 1999/3: Police constable in the service of the animals.
  4. Cité dans : Animal Abuse & Human Abuse: Partners in Crime (version allemande)