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Préjugés

« Si je ne mange pas de viande, cela ne changera de toute façon rien. »

Peut-être bien que la consommation massive de viande aggrave les changements climatiques et la faim dans le monde. Possible aussi que la production de viande utilise énormément de ressources naturelles (eau, terres, etc.) et qu’elle est contraire à l’idée de la protection des animaux. Mais que je mange beaucoup, peu ou pas du tout de viande n’y change de toute façon rien.
Même si cette attitude désespérante est largement répandue (« ça ne dépend de toute façon pas de moi), elle ne correspond pas à l’alimentation végétarienne et cela pour plusieurs raisons.

Seuls nos propres actes peuvent changer le monde

Une alimentation végétarienne permet de faire concrètement quelque chose soi-même, contrairement aux manifestations, pétitions ou autres actions. La plupart des autres actions tendent à demander à d’autres personnes d’entreprendre quelque chose. Il est toutefois impossible de déléguer l’alimentation végétarienne à quelqu’un d’autre. Elle commence toujours par nous-mêmes. Il est plus facile de se consacrer à d’autres thèmes : récolter des signatures ou faire des démonstrations pour une amélioration de la détention des animaux. On peut le faire sans engagement personnel, sans avoir besoin de changer son propre comportement.
L’alimentation végétarienne est une aide directe : au cours de sa vie, un Suisse moyen mange plus de 1000 animaux. On peut éviter cela directement en se tournant vers les aliments végétaux.
Par un changement d’alimentation, on obtient que notre argent, au lieu de servir à la construction et à l’entretien d’abattoirs, aide à soutenir les cultures de fruits et de légumes.
Et celui qui croit que son propre petit apport ne sert à rien devrait également refuser toute forme de démocratie, les grandes sommes étant toujours constituées de petits apports de tous les citoyens.

Fonctionnement par l’exemple

Sur le plan mondial, la Suisse passe pour un pays riche et confortable, et sert d’exemple à beaucoup de personnes sur la planète. « J’aimerais bien être aussi riche un jour, pour pouvoir me permettre tout ce qu’on peut se permettre en Suisse, ce pays riche.»
Si, en Suisse, un grand nombre d’habitants vivaient végétariens, cela pourrait servir d’exemple. La consommation de viande ne rimerait alors plus avec « aisance ».
En plus, par ce grand marché croissant, les alternatives de viande seraient toujours améliorées. L’étranger en profiterait également, la branche alimentaire étant internationale de nos jours.
Mais même en petit, notre exemple a de grands effets. Comment peut-on se dévouer de façon crédible pour les animaux si on accepte de les faire tuer journellement et qu’on les mange ? Ou comment peut-on être crédible si on incite les autres à un comportement respectueux de l’environnement, alors que l’on s’adonne soi-même quotidiennement à des habitudes parmi les plus nuisibles sur le plan climatique ? On a beau expliquer et discuter :  notre exemple personnel fera toujours plus d’effet que n’importe quelle théorie.

Solidarité

Mahatma Gandhi sortait d’une famille aisée. Par solidarité avec les couches pauvres de l’Inde, il a renoncé à tout luxe et a mené une vie simple et heureuse comme des centaines de millions d’autres Indiens. Nous aussi, nous pouvons être solidaires avec ceux qui ne peuvent pas se payer de la viande. Pas tout ce que l’on peut se permettre nous rend plus heureux. En plus, jamais ce ne fut plus simple qu’aujourd’hui de se nourrir sans viande. La grande variété de nourriture ne laisse plus aucun désir inassouvi aux végétariens. Aussi Gandhi a-t-il choisi volontairement une alimentation végétarienne. Celui qui croit que son bonheur dépend du fait qu’en son nom des animaux soient tués chaque jour ne trouvera jamais le vrai bonheur. L’alimentation végétarienne n’est pas seulement une contribution symbolique contre la faim dans le monde, elle montre également comment, d’un même lopin de terre, avec la même quantité d’eau, on peut multiplier le gain de nourriture, simplement en ne rallongeant pas artificiellement la chaîne alimentaire par l’estomac de l’animal.

Gaspillage d’eau

En Suisse, grâce aux Alpes, nous n’avons pas de pénurie d’eau potable. On oublie cependant que par l’importation d’aliments carnés et de fourrage, en provenance de pays moins bien lotis en apport d’eau, on

importe beaucoup d’eau « virtuelle » : La culture de fourrage demande beaucoup d’eau, qui manquera alors dans ces pays pour la culture de leur propre nourriture végétale.
Chaque personne qui ne mange plus d’animaux contribue activement et concrètement à la protection de l’environnement, des animaux, et même de sa propre santé. Ce n’est pas seulement un encouragement aux autres, mais une contribution active personnelle.

Renato Pichler

Voir aussi :
Le bulletin Végi-info : « Moi, tout seul, je ne peux de toute façon rien changer » d’Helmut Kaplan.