Kopf SVV-Mitgliedschaft Breite einstellen

Die SVV heisst seit 2014: Swissveg

Unsere neue Homepage finden Sie hier: www.swissveg.ch


Seite veraltet!
Diese Seite wird nicht mehr aktualisiert! Unsere aktuellen Infos finden Sie auf unserer neuen Homepage: Swissveg.


Diese Seite wird nicht mehr aktualisiert.
Wir heissen seit 2014 Swissveg und sind nun hier zu finden: www.swissveg.ch

Pourquoi, ou en somme, pourquoi pas ?

Chères lectrices, chers lecteurs,

Vu les multiples raisons qui recommandent une alimentation végétarienne, les végétariens bien informés ont de plus en plus de peine à comprendre pourquoi ils devraient se justifier de ne pas manger d’animaux. Tous les domaines vitaux sont favorables à un mode de vie végétarien. C’est une façon de vivre plus écologique, plus respectueuse des animaux, plus empathique, plus solidaire, plus économique en ressources. Malgré tout, nous vivons dans une société dans laquelle la mise à mort des animaux dits « de rendement » est considérée comme un acte normal, qui n’est pas remis en question. Peu importe qu’une action soit insensée et destructrice : du moment que la plupart des gens la pratiquent régulièrement, elle n’a plus besoin d’être justifiée. Mais dès qu’on se comporte autrement que le 90% de la masse qui nous entoure, on doit se justifier.
C’est exactement ce que vivent les végétariens (et encore plus les végétaliens) au quotidien. Ils doivent se justifier de ne pas tuer d’animaux afin de les manger. C’est une situation absurde, mais pourtant réelle.

Par chance la situation commence à changer. Il arrive de plus en plus souvent que des mangeurs de viande se justifient, disant qu’ils ne mangent « plus que rarement de la viande ». C’est un signe positif, même si on peut reformuler ces mots en : « pour satisfaire mon palais, je ne fais tuer plus que de temps en temps un animal pour moi ». Eh oui, malheureusement, dans notre société, ce ne sont pas ceux qui font tuer quotidiennement des animaux pour satisfaire leurs plaisirs qui sont taxés d’« extrêmes », mais bien ceux qui ont décidé de ne plus considérer les animaux comme simple aliment.

L’article principal de notre « Etat des lieux » relate les mécanismes de la société suisse et ce qui maintient cette situation. Chaque changement social profond prend du temps, surtout si beaucoup de monde profite de la situation actuelle.
Malgré tout, il semble que nous avons atteint un point où la question « Pourquoi devrais-je vivre végétarien ? » se transforme en « Pourquoi est-ce que je ne suis pas encore végétarien ? » La phrase entendue de plus en plus souvent : « Moi, je ne mange plus que très peu de viande » est un premier pas dans cette direction.

Renato Pichler
Association Suisse pour le végétarisme (ASV)