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Préjugés

Les douleurs de l’homme et de l’animal ne sont pas comparables

Les animaux n’ont pas un esprit aussi délicat que l'homme, et c’est la raison pour laquelle ils n’ont pas la sensibilité de percevoir aussi fortement la souffrance et la douleur. Par conséquent, l’humanisation de la souffrance animale est inacceptable.

VivisectionQuand il s’agit du rapport entre l’homme et l’animal, on trouve beaucoup d’arguments paradoxaux:

  • Les animaux ressemblant à l’homme, il serait apparemment sensé de les considérer comme modèles afin de pouvoir tester sur eux des médicaments et des produits alimentaires. En agissant ainsi, on minimise pourtant la souffrance animale avec l’argument de ce que les hommes et les animaux ne seraient pas comparables.
  • La chair de l’homme contenant les mêmes protéines, les mêmes minéraux et les mêmes vitamines que la chair des animaux, on considère la viande des animaux comme un aliment sain. Comme on n’a cependant pas le droit de comparer l’homme à l’animal, il est par conséquent inacceptable de remettre en question l’élevage du bétail de boucherie et la souffrance qu’elle implique.
  • Beaucoup d’animaux éprouvant des sentiments semblables à ceux de l’homme (la peur, le stress, la solitude, etc.), on fait sur eux des expériences psychologiques. Or, comme l’homme n’accorde pas aux animaux les mêmes capacités sentimentales qu’aux êtres humains, on aurait alors le droit de les enfermer pendant toute une vie et de mésestimer leurs besoins les plus élémentaires (par exemple le besoin du cochon de fouger dans la terre).
  • Beaucoup de gens justifient leur consommation de viande par le fait qu’il y a beaucoup d’espèces d’animaux qui sont essentiellement carnivores. On oublie cependant qu’il existe beaucoup d’espèces végétaliennes. Or, tous ces animaux ne sont malheureusement jamais considérés comme modèles dans l’alimentation.

Tous ces exemples nous montrent qu’une justification de l’exploitation des animaux n’est possible qu’en argumentant avec des hypothèses contradictoires. A partir du moment où l’on décide que les animaux sont, eux aussi, capables d’éprouver des sentiments ou, justement, qu’ils ne sont au contraire pas sensibles, aucun de ces arguments n’a de sens. Afin de justifier l’exploitation des animaux, il paraît donc indispensable de pouvoir prétendre arbitrairement l’une ou l’autre acceptation, en variant selon la situation…

S’il s’agit de décider si l’homme a le droit de causer de la douleur à l’animal (par exemple par l’abattage), il faudrait argumenter que l’animal n’éprouve pas la douleur de la même manière que l’homme. Dans ce cas-là, (que la science a d’ailleurs réfuté depuis longtemps), les expériences de médicaments analgésiques sur les animaux n’auraient par conséquent plus aucun sens. C’est ainsi que tout d’un coup, il ne reste qu’à prétendre le contraire de la justification qu’on avait construite auparavant pour justifier la consommation de la viande.

A-t-on le droit d’humaniser les animaux?

Un exemple d’une soi-disant humanisation des animaux serait de revendiquer la liberté de religion pour les animaux. Une telle revendication n’est justifiable en rien, vu que les animaux n’ont pas besoin de religion. Il serait cependant tout aussi faux de renier les vrais besoins des animaux.

Aujourd’hui, la neurobiologie a constaté clairement que la sensibilité aux douleurs fonctionne de la même manière chez les animaux vertèbrés que chez les êtres humains. Il devient donc non scientifique de prétendre que les douleurs de l’un soient moins importantes que celles de l’autre. Chaque être, animal ou humain, a ses propres besoins. Il ne s’agit pas d’humaniser les animaux, mais bien plutôt de satisfaire les besoins qui leur sont propres. (Ces besoins peuvent être, dans certains domaines, tout à fait identiques à ceux de l’homme.)
Il n’y a aucune raison d’ignorer tous ces faits, sauf justement celle d’avoir peur de devoir renoncer à ses propres avantages de l’exploitation des animaux.

Renato Pichler
Traduction: Olivia Joanne Villard