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La situation actuelle en Autriche et en Suisse

Dans le monde entier des défenseurs des animaux ont surveillé la situation des dix protecteur des animaux de l'Autriche. Même les dix sont libéré, mais le scandal judiciaire n'est pas encore fini:

Encore des bâtons dans les roues de plusieurs organisations de défense des animaux en Autriche

Bien que les autorités et la police autrichiennes continuent d’affirmer via les médias que leurs actions ne visent que des militants et non pas des organisations pour la défense des animaux, elles ne leur ont pas encore retourné les documents confisqués en mai dernier. Le travail de plusieurs associations protectrices des animaux s’en trouve donc, comme précédemment, paralysé. Il s’agit par exemple de données confisquées par la police à la VgT-Autriche et à l’Association végane autrichienne (VGOE), telles les coordonnées de leurs membres, leur comptabilité, ainsi que des documents accusant certains individus de maltraitance envers les animaux. Du matériel important comme des photos et des vidéos a été confisqué. La police a systématiquement fouillé plusieurs domiciles privés possédant des données de sauvegarde afin d’empêcher ces associations de contacter leurs membres. Heureusement, la police n’a pas trouvé les coordonnées des membres du VgT. Par contre, le VGOE ne peut toujours pas publier sa revue ou lancer un appel de dons à ses membres en vue de couvrir ses dépenses. En fait, du matériel électronique comme des ordinateurs et des caméras sont encore aux mains de la police, qui continue cependant d’affirmer que ses perquisitions ne visent pas la protection des animaux en tant que telle.


Nouvelle descente de police en Autriche

Le 13 octobre, la police autrichienne a une nouvelle fois confisqué un portable lors d’une perquisition dans une habitation privée. Cette fois, elle s’en est prise à une protectrice des animaux, qui n’est membre de l’association VgT-Autriche que depuis deux ans. Elle n’a en fait participé qu’à quatre manifestations autorisées en faveur de la protection des animaux, et n’a jamais été active auparavant. La police a effectué chez elle une perquisition illégale tout en procédant à un interrogatoire musclé visant à intimider cette personne. La police ne lui a pas montré un mandat de perquisition. Donc, il suffirait de soutenir une organisation en faveur de la protection des animaux pour être assimilé à quelqu’un de criminel. Parce que cette jeune femme n’était pas une militante active, elle n’a pas pensé à faire appel à un avocat.


Des organisations suisses également victimes d’enquêtes clandestines suisses

Des efforts pour intervenir contre des organisations gênantes sont devenus publics en Suisse. Ainsi, en juin de cette année, a-t-on appris que la firme Sécuritas avait rassemblé des informations secrètes concernant les activités du groupe anti-mondialisation Attac. Dans ce but, une femme, opérant sous le faux nom de «Sara Meylan», s’est introduite dans le groupe en tant qu’«activiste». Son intérêt s’est surtout porté sur le projet critique d’un livre concernant le consortium Nestlé, préparé par les membres d’Attac. Pendant une année, elle a participé aux rencontres de recherche des sept auteurs, à la création d’un chapitre du livre, et a ainsi pris connaissance de noms d’informateurs qu’elle transmettait à Nestlé. En plus elle aurait aussi secrètement pris note de réunions tenues dans des appartements privés, jusqu’à ce qu’elle disparaisse soudain sans laisser de trace.

Il en fut de même avec une autre espionne de Securitas, «Shanti Muller». En 2003, elle s’est introduite pour une durée de deux ans dans le groupe lausannois anti-répression (GAR), qui s’engage contre la violence policière. Dans le cadre de son activité d’espionnage, «Shanti Muller» a pris part aux séances non publiques du GAR et a ainsi eu connaissance de nombreuses informations confidentielles. Elle visitait des activistes à leur domicile, et participait à d’innombrables réunions, actions et manifestations. En tant que membre du GAR, elle avait en outre accès aux dossiers confidentiels, comme par exemple des protocoles mémorisés de témoins de débordements policiers, ou des dossiers de pourparlers judiciaires en cours. «Shanti-Muller» disparaît subitement en été 2005.
Le collectif militant pour la libération animale LausAnimaliste fait part dans un article paru dans la presse des contacts avec «Shanti Muller» pendant et après son activité d’espionnage GAR. Ainsi, «Shanti» apparut dans une manifestation antivivisection chez Serono (Genève) en octobre 2004. Via internet, elle prit activement part aux forums de discussion et reçut quantité d’informations sur les différents groupes de lutte pour la cause animale. Contrairement aux cas d’Attac et du GAR, elle ne s’y est pas introduite physiquement, mais a seulement participé à de rares actions et de rencontres. Même si ce cas semble moins inquiétant que les deux mentionnés ultérieurement, il prouve néanmoins que dans ce domaine d’activisme la prudence est également de mise. Les récents événements en Autriche devraient rappeler aux organisations jusqu’où l’Etat peut aller pour protéger les intérêts économiques.


Le scandale policier en Autriche s’amplifie

Peu avant la fin de la rédaction du dernier Végi-Info, les militants pour la cause animale inculpés en Autriche ont été libérés. Déjà à ce moment-là, le Parquet était au courant des multiples mensonges qui avaient provoqué leur arrestation. Mais à tout moment de nouvelles accusations fabriquées, qui auraient dû justifier la dureté de l’intervention de la police, apparaissent.

En Suisse aussi, il est bien connu que des tortionnaires d’animaux ne sont pas punis du tout, ou s’en sortent avec des peines minimes, s’il s’agit d’animaux de rendement. Les protecteurs des animaux, par contre, sont régulièrement attaqués avec véhémence s’ils s’écartent un tant soit peu des prescriptions légales.

Le cas en Autriche est néanmoins au-delà de l’entendement. Au départ, ces dernières années, des dégâts économiques de plus d’un demi-million d’euros auraient été provoqués par des protecteurs des animaux. Pour le gouvernement ce fut l’occasion de créer une commission spéciale. Il s’est avéré que la quasi-totalité de la somme concernait une attaque contre la firme Kleider Bauer, qui continue à ce jour à vendre de la fourrure et qui, de ce fait, a été à plusieurs reprises incommodée par des manifestations autorisées des protecteurs des animaux devant leurs magasins. Des inconnus ont attaqué un de ces magasins avec de l’acide butyrique dans le but de porter préjudice au commerce de fourrure. La firme Kleider Bauer a alors annoncé des dégâts estimés à 479'000 euros à la police et à l’assurance. Ceci malgré qu’il est connu que dans des cas similaires les dégâts s’élevaient à environ 10'000 euros. C’est la raison pour laquelle l’assurance Allianz a refusé de payer cette somme complètement démesurée. Cependant, ni la commission spéciale de l’Etat, mise en place en raison de cette estimation erronée, ni la justice et la police ne semblent s’y intéresser. Ils continuent d’agir contre les défenseurs des animaux à partir de leur commission spéciale.

Preuve d’innocence par les tests d’ADN

Bien qu’en Autriche les tests d’ADN ne soient autorisés qu’avec l’assentiment des personnes concernées, ces tests ont été effectués (en partie par la force) sur les personnes inculpées. Les résultats de ces tests ont été comparés avec des traces d’ADN laissées à différents lieux d’infractions ainsi que sur des timbres-poste d’un courrier de revendication. Aucune trace correspondante ne fut trouvée ! Les accusés ne pouvaient donc en aucun cas être coupables. Ces résultats qui les déchargeaient n’ont pas été communiqués au public par le ministère public. Ce n’est que grâce à l’insistance de la défense, à qui le droit de regard sur le dossier ne peut être refusé, que cela a enfin pu être rendu public. Pourtant, le ministère public ne semble pas être impressionné par ce résultat : malgré deux ans de surveillance totale des protecteurs des animaux soupçonnés et ces tests ADN qui prouvent qu’ils n’ont commis aucune action illégale, le domicile d’un des protecteurs libérés a été perquisitionné et la porte d’entrée de son appartement a été détruite. Les chicanes contre les activistes et leurs associations continuent, bien que, après des années de surveillance totale et des mois de détention préventive, aucun acte criminel n’a pu être prouvé contre ne serait-ce qu’une seule des dix personnes arrêtées, ni contre aucune organisation de lutte pour les droits des animaux. Et l’informatique complète, avec la liste des membres et tous les dossiers des associations, n’a toujours pas été restituée par la police.