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Le plus grand pays végétarien du monde

Avec plus d’un milliard d’habitants, l’Inde est, après la Chine, le deuxième pays le plus peuplé du monde ; ce que l’on sait moins, c’est que la grande majorité de tous ces êtres humains est… végétarienne !

Enseignant le yoga chinois (Qi Gong) et les massages pour bébés, qui tirent tous deux des racines de l’Inde, j’ai senti,l’envie un jour, de m’envoler à la rencontre de ce pays qui a su accueillir à bras ouverts et depuis si longtemps tant de sagesse. J’étais parti dans l’idée de pratiquer quelques semaines tranquillement dans un ashram, mais je me suis retrouvé dans un véritable pèlerinage vers soi qui m’emmena dans un jeu de piste mouvementé de presque une année !
Atterri à Delhi, ma découverte a commencé au Musée Gandhi, où je me suis rappelé une de ses paroles : «La grandeur d’une nation et son progrès moral peuvent être mesurés à sa façon de traiter les animaux.» Et cette grandeur, je n’ai pas seulement pu la constater dans le gigantesque des paysages et de la population, mais aussi dans cette douceur et cette humilité étonnantes des gens, bien sûr surtout en dehors des grandes villes, car dans les mégalopoles indiennes, la consommation folle de tous les produits issus de la course industrielle, dont la viande et les produits laitiers, fait rage et ravages :

Pour la santé des gens

Depuis l’explosion de l’achat de viande et de produits laitiers dans le pays due à l’explosion économique d’il y a quelques dizaines d’années, 1/6 des diabétiques dans le monde est un Indien. A cause de cette ingestion de protéines animales et de graisses saturées, l’obésité, les maladies cardiovasculaires et les cancers sont devenus omniprésents dans les familles moyennes et riches, ce qui n’était pas le cas avant. De même qu’en Occident, le stress et l’agressivité y frémissent, ce qui est en lien avec toutes ces hormones de peur et de souffrance que l’animal produit avant d’être tué et qui se retrouvent dans la chair que les gens mangent. Plus j’allais vers le sud, plus il y avait de végétariens, et plus je rencontrais l’hospitalité, la douceur et l’humanité. Bien que les gens étaient aussi plus pauvres et donc plus humbles, le fait est qu’il ne viendrait jamais à l’idée de bon nombre de ces habitants de tuer un animal pour le manger, c’était si beau d’être entouré d’humains ayant ce respect pour la vie animale, et si beau de voir des vaches, des cochons et des chèvres simplement libres !

Pour l’écologie nationale comme mondiale

Les élevages industriels tuent les forêts, désertifient le sol, épuisent et polluent les ressources en eau - qui sont déjà si difficiles dans ce pays - et amènent avec eux l’invasion des OGM pour nourrir les animaux et soit-disant pour lutter contre la famine. Mais il faut savoir que la finalité véritable de ces multinationales de la mort est d’enchaîner tous les paysans indiens et du monde entier à l’achat de leurs graines et d’éradiquer toute semence reproductible. Une grande marche de protestation de 350 km avait justement lieu à mon arrivée (voir www.janadesh.net).

Pour une suffisance alimentaire

Le comble, c’est que maintes organisations humanitaires ont comme programme anti-famine d’enseigner aux populations locales comment produire de plus grandes quantités de viande et de poissons! J’ai été choqué d’apprendre cela lorsque je rencontrai une biologiste qui supervisait un de ces projets «afin d’apporter assez de protéines animales aux gens», alors que le monde scientifique a depuis longtemps démontré que l’organisme humain n’est pas capable de les digérer, qu’elles acidifient le corps et génèrent ainsi justement des carences! Lorsque l’on sait et que l’on voit que les personnes souffrant de famine et de malnutrition manquent en fait d’eau saine et de végétaux complets (la viande et le riz blanc colonisent le terrain), on se demande pourquoi on n’aide pas plutôt les gens à retrouver des conditions pour cultiver de nouveau leur immense variété de légumes, de fruits et de céréales complètes, leur assurant ainsi l’autosuffisance et la santé.

Pour les animaux

Dans certaines grandes villes, j’ai pu apercevoir des convois de buffles, de poules et même de vaches - pourtant si protégées religieusement! Les nouveaux riches et les jeunes sont de plus en plus hypnotisés par les films occidentaux et ils sont les premiers à courir les supermarchés de viandes et de poissons, les échoppes de glaces et de milk-shake. Cependant, la vaste population d’hindous, de sikhs, de soufis, de jaïns et de bouddhistes cohérents s’offusquent de cette exploitation animale grandissante et regardent attentivement que leurs achats soient étiquetés du label végétarien (qui fait un magnifique chemin en Europe aussi, voir www.v-label.info).
Certaines régions sont même complètement végétariennes, telle la ville sainte d’Haridwar, qui interdit toute consommation et abattage d’animaux. Partout où j’étais, c’était donc très facile pour moi d’être sûr de manger des aliments sans produits carnés, sans meurtres. Pour les produits laitiers, c’était plus dur, j’ai dû constamment expliquer cette vérité oubliée par la masse, que le lait si révéré par les anciennes écritures de sagesse (Védas), indiquait «l’énergie de vie, le lait de la Mère Divine» (Prana), qui était l’élixir duquel tout aspirant spirituel cherchait à s’abreuver. Or, petit à petit, avec l’envahissement de la vision matérialiste, le lait est devenu animal et la Mère Divine résumée de plus en plus en le seul symbole de la vache…

A la Journée mondiale du végétarisme, le 1er octobre, j’ai pu organiser une conférence à l’ashram, afin de sensibiliser les pratiquants à une alimentation consciente et au problème du lait, car le thé indien à la crème, appelé chaï, et les sucreries au curd, une sorte de yoghourt, sont l’overdose de tout bon Indien. La diffusion du DVD «La Terre Dévorée», que j’avais pris avec moi de l’ASV, a beaucoup touché les ashramites et leur a fait comprendre, au-delà des raisons purement traditionnelles, l’impératif mondial de devenir végétarien puis végan. Quelques jours plus tard, graines germées et nettoyages intestinaux à l’eau de sel étaient introduits dans la pratique de l’ashram!

Lamsa Da Silva

Voir aussi:

Partie 2 de cette voyage: «Le plus grand pays végétarien du monde».
Lamsa en Japon: Pèlerinage pour cesser le carnage.