Kopf SVV-Mitgliedschaft Breite einstellen

Die SVV heisst seit 2014: Swissveg

Unsere neue Homepage finden Sie hier: www.swissveg.ch


Seite veraltet!
Diese Seite wird nicht mehr aktualisiert! Unsere aktuellen Infos finden Sie auf unserer neuen Homepage: Swissveg.


Diese Seite wird nicht mehr aktualisiert.
Wir heissen seit 2014 Swissveg und sind nun hier zu finden: www.swissveg.ch

Même la mer, presque infinie, est trop petite pour la voracité des humains

Chère lectrice, cher lecteur,

Sur le plan mondial la voracité des consommateurs de viande ne peut plus être satisfaite uniquement avec les animaux terrestres. Ce n’est pas seulement la consommation directe de poisson qui fait subir de graves préjudices à la mer. De plus en plus d’aliments pour les animaux de rendement proviennent de la mer, à savoir des poissons, qui sont réduits en farine. En outre on ne se prive pas d’imposer une alimentation carnée aux espèces animales végétariennes, afin d’obtenir un rendement supérieur (prise de poids rapide, ponte d’œufs accélérée, augmentation de la production de lait) qui ne peut être atteint qu’avec des aliments concentrés ciblés. Même les catastrophes des Tsunami n’ont pas changé le raisonnement : là où des forêts tropicales protégeaient les bords de mer, on élève maintenant des crevettes. Le déboisement des forêts tropicales bordant les mers a le même effet néfaste que le déboisement des forêts alpines, protectrices contre les avalanches, qui ont dû céder leur place aux alpages. De nos jours les Tsunami et les avalanches sont considérées comme des « catastrophes naturelles » qu’on ne peut, soi-disant, pas éviter. Que la consommation de viande en est la cause profonde est complètement ignoré, de même que l’influence absolument néfaste de la production de viande sur le climat planétaire.

Alors qu’en Suisse la consommation de poisson est grande, peu de consommateurs y trouvent un problème éthique. Une des raisons principales réside probablement dans le fait que, non seulement la mer et les poissons sont géographiquement très éloignés, mais aussi parce que pour le mammifère terrestre qu’est l’être humain il est à peine possible de comprendre cet espace sub-aquatique, avec ses conditions de vie et de communication tellement différentes. Les poissons sont, de par leur espèce, si éloignés de nous que pour beaucoup d’humains il est difficilement concevable de développer des sentiments à leur égard. C’est la raison pour laquelle nous souhaitons, par cette édition du Végi-Info, vous familiariser avec le monde des poissons, et, dans notre série concernant les préjugés et les excuses, nous traitons également le mythe des « végétariens mangeurs de poisson ».
Les poissons se portent généralement très bien dans les grandes eaux jusqu’à ce qu’ils entrent en contact avec les humains. A ce moment-là ils sont arrachés à leur élément par un harpon planté dans leur bouche très sensible, ou remontés des profondeurs de la mer dans un filet, de sorte que le brusque changement de pression les déchire presque et qu’ils finissent par étouffer misérablement sur le bateau. Il en est autrement pour les animaux d’abattoir : Ils souffrent durant toute leur vie (voir page 9), mais ils sont étourdis peu avant l’abattage.

Renato Pichler
Président de l’ASV