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Les conséquences de notre alimentation

Promouvoir un comportement responsable envers l’environnement par notre alimentation

Un acte essentiel comme celui de se nourrir semble malheureusement être insignifiant pour la majorité des gens. Peu de personnes se préoccupent des diverses conséquences que ce geste vital a sur la terre. En effet, la société semble nous faire oublier ce que cela signifie et nous faire littéralement avaler tout ce qu’elle veut. L’alimentation est banalisée de telle manière que l’on mange parfois n’importe quoi rien que par habitude. Mais pourtant le contenu de notre assiette a des effets considérables tant pour nous que pour le reste du monde.
L’exemple de la consommation de viande massive en occident peut nous révéler bien des constatations malheureuses.

Impact sur l’environnement
Nous gaspillons des protéines en grande quantité. L’alimentation carnivore demande un étage de plus dans la chaine alimentaire. Ainsi on a besoin de 7 fois plus de céréales pour obtenir de la viande plutôt que de s’en passer et manger des produits à bases végétales. Lorsque l’on sait combien on déboise par année (13 millions d’ha par an selon World Resources Institute soit plus de trois fois la superficie de la Suisse), dont 80% pour l’agriculture, on voit le gaspillage mondial que cela représente.graines

En 1990, 50% des céréales cultivées en Suisse (70% aux USA) étaient destinées à l’alimentation des animaux. Il y a aujourd’hui trois fois plus d’animaux de rentes sur terre que d’hommes. Rien qu’en Suisse notre production céréalière pourrait nourrir 30 millions de personnes dans le monde.
Consommation d’eau excessive
Le rapport de besoin en eau entre production animale et végétale varie de 20 à 150. De plus, les eaux provenant des élevages massifs ressortent très polluées. La sur-fertilisation de l’eau (provenant notamment de l’ammoniac) amène la disparation de la diversité des écosystèmes aquatiques. A cela s’ajoutent tous les engrais et pesticides dus à l’agriculture. En prenant en compte ces paramètres plus le besoin élevé en énergie de la production, le prix de la viande devrait être doublé ou triplé. Au lieu de cela, l’industrie de la viande est subventionnée dans presque tous les pays car elle n’est pas rentable. Et la consommation augmente: en Suisse (et dans bien d’autres pays), la quantité de viande consommée par personne a dépassé celle du pain !
Désertification
Dans des régions peu fertiles (comme les steppes et prairies d’Afrique et d’Amérique du Nord, etc.) là où il n’est presque plus - voire plus du tout – possibilité de pratiquer l’agriculture il se pratique encore de l’élevage: le bétail mange l’herbe qui y pousse. Pourtant, les régions désertiques surviennent lorsque le niveau des nappes phréatiques s’abaisse de plus en plus et que la végétation disparaît progressivement. Une des raisons principales en est justement la production de viande pour ses grands besoins en eau et en surface où les forêts -qui sont indispensables pour retenir l’eau- perdent du terrain. Les régions peu fertiles sont ainsi de plus en plus fréquentes.
Quelques organisations d’aide au développement ont admis ce fait mais certaines font encore fausse route. En effet, il est préférable de reboiser pour un équilibre écologique durable plutôt que de creuser le sol de plus en plus profondément pour trouver des sources d’eau potable en vue de nourrir les animaux destinés à la consommation humaine. Les prairies et pâturages ne retiennent l’eau que dans une faible mesure et entraînent une sécheresse beaucoup plus rapide qu’avec des arbrisseaux et des arbres.

Augmentation de l’effet de serre et pollution des eaux
L’élevage intensif actuel entraîne encore d’autres problèmes importants. Un bovin émet environ 60 litres de méthane par jour. Nous en élevons actuellement 1,3 milliards. Le méthane est 25 fois plus efficace que le CO2 en terme d’effet de serre et est le deuxième gaz responsable de l’augmentation actuelle de la température. En ajoutant le CO2 émis par la déforestation pour l’élevage et les pâturages, les conséquences deviennent plus évidentes.
La consommation de poisson n’est pas plus recommandable
La surpêche de poisson entraîne des conséquences similaires et le marché piscicole est en plein expansion, depuis 20 ans, il a augmenté de 68% !
La Suisse a consommé, en 2000, en moyenne 19 kilos de poisson par personne (proche du chiffre européen) qu’elle importe à 97% et parfois de pays où les moyens de pêche et de production ne respectent ni les standards écologiques ni ceux de la protection des animaux que l’on applique en Suisse.
L’exemple de l’élevage de crevettes en Thaïlande est frappant : la disparition massive des mangroves (milieux naturels très riche en biodiversité) pour l’expansion de cette industrie a impliqué un effet aggravant dans les impacts dû au tsunami fin 2004. Cet élevage sur les côtes de la Thaïlande avait pourtant été encouragée il y a peu par d’énormes investissements de la Banque Mondiale, la Banque de développement Asiatique, US AID et la FAO pour le développement de l’économie d’exportation. Le maintien de cet écosystème naturel aurait pu diminuer de manière significative la terrible catastrophe car les mangroves protègent naturellement des grandes variations de niveaux d’eau (de même que le font les forêts contre les avalanches). De plus, de part le monde les espèces marines sont de plus en plus menacées (listes de The World Conservation Union). La pêche intensive à l’aide de vastes filets flottants attrapent plus qu’il n’est nécessaire sans distinction envers les espèces en voie de disparition.

Paradoxes et incompréhensionsViande Suisse
La consommation carnivore intervient ainsi dans bon nombre de problèmes auxquels la planète est de plus en plus confrontée sans évoquer les considérations d’ordre éthique (pourtant de taille !). Peu de gens osent ouvertement aborder le sujet et les réactions qu’ils rencontrent sont parfois très agressives. On peut également mesurer la puissance du lobby de la viande et de son industrie par le fait que depuis 1994 les subventions accordées pour les céréales alimentaires, destinées surtout à la fabrication du pain, n’ont pas été maintenues, d’une part, alors que, d’autre part, les subventions pour les cultures fourragères l’ont été. Résultat: les céréales alimentaires et autres aliments de nature végétale doivent être importées en Suisse, vu que plus de terres arables sont utilisées pour les cultures fourragères. Selon l’office fédéral de la statistique: «La production animale représente près des trois quarts de la production agricole suisse»1. Vous pouvez également juger par vous-même les campagnes de publicité Proviande Suisse, pas besoin de commentaires, elles parlent d’elles-mêmes!

Quant aux mythes des végétariens qui manquent de protéines et de différents autres composants vitaux, ils sont entièrement démentis de nombreuses fois. Un grand nombre de représentations erronées sont communes dans notre société. On associe, par exemple, le végétarisme à un régime de privation et de carences. Au contraire, bien des problèmes de santé sont liés à une consommation excessive de produits carnés (maladies cardio-vasculaires, diabète, rhumatisme...) et la satisfaction de manger sans avoir créer des souffrances ne peut qu’être plus grande. Toute alimentation doit bien sûr être équilibrée et diversifiée mais se passer de viande du moins en partie est tout à fait aisé en sachant varier les aliments de manière raisonnable.

Ainsi, même si le végétarisme ou le végétalisme sont des pratiques inimaginables pour bon nombre de personnes, elles ont le mérite de soulever et de tenter d’améliorer des problèmes fondamentaux de notre société. Ce n’est pas la seule source d’injustice ni de pollution dans le monde mais les faits énoncés précédemment méritent d’être pris en compte lorsque l’on parle de réduire la malnutrition et les problèmes environnementaux. On peut aussi juger si une organisation d’aide au développement œuvre pour accorder une aide efficace ou si elle vise à exporter une économie non-durable, basée sur la viande.
Karen Steinbach

avec la participation de Roberto Conti et avec des extraits de l’article de Renato Pichler: www.vegetarismus.ch/heft/f2004-4/steppes.htm

Autres références:
1 = www.bfs.admin.ch/bfs/portal/fr/index/themen/land-und_forstwirtschaft/uebersicht/blank/panorama/produktion.html
Rifkin Jeremy, Beyond Beef :The Rise and Fall of the Cattle Culture, London, Plume Books, 1993
www.wri.org
www.worldwatch.org
www.earthisland.org/MAP/tsunami.htm
www.iucn.org/themes/ssc/sgs/sgs.htm#fishes

Voir aussi:
http://www.vegetarismus.ch/info/foeko.htm