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Utopie végétarienne

Selon André Méry

Président de l’Alliance végétarienne française
Loin de se limiter à une réforme sanitaire ou hygiénique, l’adoption d’une alimentation non carnée vise essentiellement à délivrer l’humanité de sa barbarie envers les animaux. … Mais l’utopie sait qu’elle a un aspect asymptotique. Cela ne l’empêche pas de proposer, dans le concret, un monde de non-violence et de non-discrimination, un monde tendu vers le partage et l’acceptation de l’autre. Quel que soit l’autre, sa couleur, son intelligence ou son nombre de pattes.
(‘L’Utopie végétarienne’, Le Nouvel Observateur hors-série, juillet/août 2005).


Selon Henry David Thoreau

Ecrivain et philosophe transcendantaliste américain (1817-1862)
N’est-ce pas une honte que l’homme soit un animal carnivore? Il est vrai que dans une certaine mesure il assure sa subsistance en se nourrissant de lapins et d’agneaux, mais ce mode de vie est bien misérable. Celui qui enseignera aux hommes à s’en tenir à une alimentation saine et inoffensive sera considéré comme un bienfaiteur de sa race. Je suis convaincu que la race humaine est appelée, dans son évolution graduelle, à cesser de se nourrir de chair animale, de la même façon que les tribus sauvages ont cessé de s’entre-dévorer au contact d’êtres plus civilisés.
(‘La destinée de la race humaine’, Le goût supérieur, 1993).

Selon Corinne Bordonove

Ecrivaine française
Au temps du pays d’Utopie, j’y suis allée et j’ai vu: … J’ai vu des champs ensoleillés pleins de légumes multicolores; et une vieille chèvre desséchée qui broutait l’herbe tendre. … Dans les fleuves, les saumons nageaient par milliers, mais personne ne s’en souciait. J’ai entendu les poissons rire si fort entre eux que le bruit en a résonné jusque dans le ciel; et j’ai vu le lait couler comme un fleuve dans la gorge des agnelets; mais c’était des histoires extraordinaires. Il y avait aussi deux cochons qui dormaient sous un pont, et deux mouches qui sirotaient de l’orgeat. J’ai vu deux souris se promener avec un chat, un renard nourrir un lapin, et des vers de terre lovés dans des nids d’hirondelles. J’ai pu voir encore deux enfants soigner une araignée, et leurs parents les en féliciter. … Au pays d’Utopie, les uns battaient le grain en y mettant toute leur force, et les autres sommeillaient dans la chaleur du four. Alors j’ai entendu chanter la poule: Cocorico. Le conte est dit, Cocorico ! Il est fini. (‘Utopie: Le conte du pays de Cocagne’, Les Cahiers antispécistes, février 2003).

Selon Percy B. Shelley

Poète anglais et végétarien militant (1792-1872)
Que les partisans de l’alimentation carnée vérifient le bien-fondé d’un tel régime, qu’ils déchirent un agneau encore vivant avec leurs dents comme le recommande Plutarque et plongent leur tête dans ses organes vitaux, se désaltèrent dans le sang fumant. Alors seront-ils en accord avec leurs convictions.
(‘Ne plus manger de chair’, Le goût supérieur, 1993).

Selon George Bernard Shaw

Dramaturge irlandais (1856-1950)
Shelley fut le premier à me faire réaliser la barbarie de mon régime alimentaire, écrit-il dans son autobiographie. Ses docteurs l’avertirent que son alimentation végétarienne le tuerait. On lui demanda, lorsqu’il fut vieux, pourquoi il ne retournait pas les voir pour leur montrer les bienfaits qu’il en avait retirés, il répondit: Je le voudrais bien, mais ils sont tous décédés depuis des années! Quelqu’un lui demanda un jour : Comment se fait-il que vous paraissiez si jeune? Au contraire, rétorqua-t-il, je fais mon âge. Ce sont les autres qui paraissent plus vieux. Que peut-on espérer de gens qui ne se nourrissent que de cadavres?
(‘Se nourrir de cadavres’, Le goût supérieur, 1993).

Selon Annie Besant

Avocate et écrivaine théosophe (1847-1933)
Pour elle, le végétarisme a des racines dans l’éthique, la non-violence, et fait partie intégrante de la voie spirituelle. Il est de notre devoir de guider et d’aider les animaux et non pas d’en être les tyrans et les oppresseurs. Sa vision spirituelle de l’Univers et de la place des animaux lui fait affirmer: le massacre organisé des animaux dans les abattoirs, les tueries que provoque l’amour du sport, lancent chaque année dans le monde astral des millions d’être pleins d’horreur, d’épouvante et d’aversion pour l’homme.
(‘Destins célèbres du végétarisme’, Végétarisme et non-violence, Marjolaine Jolicoeur, 1995)

Selon Charles Ménard

Philosophe du XIXème siècle
L’homme a-t-il le droit de tuer, de dévorer les animaux? Telle est la question que je me propose de résoudre. Il est étonnant qu’aucun de tant de philosophes qui ont, avec tant de raison, vanté l’intelligence et la sensibilité des animaux, ne se soit encore inquiété de savoir si nous avons le droit de les détruire. … Le régime carné ne peut nullement favoriser le développement spirituel et moral; aussi, lorsque l’homme sera redevenu frugivore, il sera l’être par excellence, son esprit et son cœur auront toutes leurs capacités et, s’il combattait encore, ses seules armes seraient celles de la raison.
(‘Les précurseurs du végétarisme moderne’, Vertus curatives des légumes et des fruits, Dr Ed. Bertholet, 1938).

Selon Herbert George Wells

Ecrivain d’anticipation anglais (1866-1946)
Dans son livre Utopie Moderne, Wells traite du végétarisme et présente une vision futuriste du monde: On ne trouve aucune viande dans toute l’Utopie, ce qui n’était pas le cas jadis. Mais aujourd’hui, on ne peut supporter l’idée des abattoirs. Dans une population instruite, où tous jouissent d’un même niveau de raffinement physique, il est presque impossible de trouver quelqu’un qui découpe un bœuf ou un porc mort. Je me souviens encore des réjouissances qu’occasionna la fermeture du dernier abattoir.
(‘La fermeture du dernier abattoir’, Le goût supérieur, 1993).

Selon Antoine Comiti

Ecrivain français et militant antispéciste (1966-…)
Il est de plus en plus connu que la viande n’est pas nécessaire pour vivre en bonne santé. Le temps n’est-il pas venu de demander l’interdiction effective du meurtre des animaux? De demander l’abolition de la viande? Il est devenu maintenant incohérent de ne pas exprimer clairement la demande politique d’abolition du meurtre des animaux. Donc en particulier d’abolition de la viande. Nous n’osons même pas formuler cette demande tant elle nous paraît chimérique. Surtout nous redoutons de passer pour des fanatiques qui veulent imposer leurs idées aux autres. Nous avons tort. Tort de prendre le moindre mangeur de viande pour un défenseur des abattoirs. Tort de supposer – sans savoir – que la société ne serait pas encore prête à entendre cette demande, et encore moins à en débattre.
(‘Campagne pour l’abolition du meurtre des animaux’, abolitionblog .blogspot.com, 2005).