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World-Watch : Manger de la viande?

De nos jours, ce n’est plus une question relevant du domaine privé! (2ème partie)

Il y a un an, l’Institut World-Watch a diffusé un message selon lequel «qu’on l’aime ou non, manger de la viande est devenu un problème pour chaque personne sur cette planète» (Now, It’s Not Personal!). Le dossier complet en anglais est disponible sur le site internet de l’Institut (www.worldwatch.org).
Dans la première partie (Vegi-Info No. 31), nous avons présenté le point de vue de l’Institut sur les maladies, contagieuses et de civilisation. Dans la 2ème partie ci-après, les autres points du dossier sont abordés. Résumé:

Déforestation

En Amérique centrale, au cours des 4 dernières décennies, 40% des forêts humides ont disparu, la plupart brûlées afin de faire place à des pâturages pour les bovins ou à la culture de fourrage. A cause de l’augmentation constante de la population, si celle-ci continue de vouloir manger de la viande, il sera nécessaire de détruire encore plus de forêts. Par ailleurs, la pêche est devenue tellement intensive que là aussi une limite a été atteinte entraînant une impossibilité pour les poissons d’avoir le temps de se reproduire.


Destruction des prairies grasses

Les bisons, les antilopes et d’autres animaux ont dû céder du terrain au profit de pâturages destinés aux animaux domestiques (de rente). La diversité des plantations a été remplacée par une agriculture centrée sur une unique sorte de céréale. Un vaste espace de monoculture céréalière a éliminé ce qui fut auparavant une terre riche, variée et fertile. Les antilopes sont, contrairement aux bovins, adaptées à des régions semi-arides et ne doivent pas être journellement conduites à un abreuvoir. Leurs crottes sont compactes et forment des boules. L’azote y reste contenue et fertilise les sols progressivement. En contraste, les bovins produisent des déjections importantes, larges et humides, qui chauffent rapidement et perdent une grande part de nitrogène, sous forme d’ammoniaque, qui pénètre l’atmosphère et qui, ultérieurement, retombe sur les sols sous forme de pluies acides.

Assèchement des eaux de sourceLogo World-Watch

Assurer une quantité suffisante d’eau potable devient un problème crucial pour un nombre croissant de régions. Parmi les activités qui absorbent le plus d’eau de source est la production de viande. Cette constatation a été confirmée par World-Watch par des exemples d’origine diverse: Aux Etats-Unis, la quantité d’eau nécessaire pour une personne s’alimentant vegan est 14 fois moindre que pour celle consommant de la viande. Dans les pays en développement, on a calculé qu’il faut en moyenne 550 litres d’eau pour la production de 100 gr. de pain contre 7’000 litres pour produire 100 gr. de viande de bœuf. En Californie (USA) il faut autant d’eau pour produire un kilo de viande de bœuf que pour se doucher pendant 7 minutes une année entière. Pour épargner l’eau, il est plus utile de ne pas manger une livre de viande que ne pas se doucher pendant six mois! (selon les calculs de John Robbins, auteur de nombreux livres sur les méfaits de la consommation de viande).

Elimination des déchets - Pollution de l’environnement

Tant que les animaux peuvent vivre dans leur environnement naturel, leurs excréments constituent des engrais bons pour les sols. Mais en raison de la demande élevée pour la viande, les animaux sont détenus dans des espaces de plus en plus réduits et les sols ne peuvent plus absorber leur quantité énorme d’excréments. Une partie de ce surplus se dissout dans l’air (ammoniac) et dans les nappes phréatiques (nitrate). Les poissons des rivières et des lacs meurent en raison de ces excès d’engrais qui, par ailleurs, engendrent de grandes quantités d’algues qui puisent leur oxygène et leur nourriture dans ces eaux et étouffent toute vie aquatique. C’est ainsi que la vie dans une partie importante du Golfe du Mexique est en train de disparaître. Aux USA, les élevages intensifs polluent 130 fois plus que les déchets provenant des humains.

Consommation d’énergie

Jusqu’à tout récemment, pour la plupart d’entre nous, cette question était à mettre en corrélation avec les appareils de réfrigération, mais pas avec la viande ni avec le lait. Toutefois, à présent, il a fallu aussi prendre en compte la quantité considérable d’énergie consommée pour la production, la distribution et la conservation de ces produits. Le cycle commence par les céréales pour nourrir le bétail, pour lesquelles de grandes quantités de produits chimiques sont nécessaires. Ensuite il y a l’essence pour le transport du bétail vers les abattoirs, et puis, ce sont des milliers kilomètres de transport de ces produits animaux vers les divers lieux de destination et de distribution. Et enfin, après réfrigération, il faut encore les cuisiner.

Il faut 28 calories d’énergie fossile pour produire 1 calorie de protéine de viande destinée à la consommation humaine, alors qu’il ne faut que 3,3 calories d’énergie fossile pour produire 1 calorie de protéine végétale (céréale) pour la consommation humaine.
David Pimentel, Cornell University/USA


Réchauffement global du climat

Ce réchauffement est dû à la consommation d’énergie, dans la mesure où les sources principales d’énergie sont les fuels riches en carbone qui, lorsqu’ils sont brûlés, émettent du dioxyde de carbone et autres gaz qui pénètrent dans l’atmosphère. Comme mentionné plus avant, la production et la distribution de viande utilisent beaucoup de ces fuels. En outre, le bétail émet aussi directement des gaz provenant de leur digestion. Il s’agit d’une quantité significative de méthane qui en pénétrant dans l’air contribue également réchauffement de la planète. Une seule vache laitière produit en moyenne 75 kilos de gaz méthane par an. Environ 1,3 milliards de vaches sont détenues aujourd’hui pour la viande et les produits laitiers.

Productivité alimentaire des exploitations agricoles

Cette productivité est graduellement en perte de vitesse par rapport à l’accroissement de la population. Toutefois, par le biais de l’intensification des systèmes d’irrigation et de fertilisation, l’humanité a pu garantir plus ou moins un approvisionnement suffisant de nourriture pour encore une génération. Mais il est évident que la plus grande partie des terres arables qui a été jusqu’à présent consacrée à la production de viande pourrait être beaucoup plus efficacement utilisée pour la production d’aliments végétaux propres à nourrir les humains (et non de fourrage pour le bétail). Aux Etats-Unis, 23’000 km2 de terres arables sont destinés aux aliments pour le bétail contre 16’000 km2 pour la production d’aliments pour les humains.

Perte de la biodiversité et menace d’extinction

En raison d’une monoculture toujours plus importante de fourrage pour le bétail, et du rétrécissement des espaces des animaux sauvages au profit de celui des animaux de rente, une diminution de la diversité des espèces s’ensuit inévitablement. Et naturellement, la destruction des forêts humides au profit de pâturages pour animaux de rente accentue encore cette tendance. Pire encore, est venue s’ajouter la pratique de la chasse en brousse pour la viande («bushmeat»), qui sous-entend la viande de singes, gorilles, bonobos et autres sortes de primates notamment.

Quand les primates deviennent de la viande de brousse

En effet, explique Jane Goodall, la plus grande menace pour les animaux sauvages est le commerce de leur viande. Durant des centaines d’années, les populations indigènes ont vécu plus ou moins harmonieusement avec le monde de la forêt, ne tuant qu’un nombre restreint d’animaux, juste de quoi nourrir les habitants des villages. Maintenant les choses ont changé, des routes ont été percées à travers ces forêts, permettant à des chasseurs de plus en plus nombreux de tuer éléphants, antilopes, chimpanzés, oiseaux et reptiles. Leur viande est alors découpée et fumée puis transportée vers les villes, où les habitants paieront plus cher que pour la viande de volaille. Ce commerce n’est pas durable. Si la pratique du commerce de viande de brousse continue, les grands singes disparaîtront dans les 15 années à venir, et beaucoup d’autres animaux sauvages également. Jane Goodall dit qu’il ne faut cependant pas perdre espoir, mais tout faire pour sortir de notre apathie afin que les animaux sauvages, et notamment ceux qui sont le plus proches de nous, humains (les primates), ne soient pas victimes d’une extinction totale.

Voir aussi notre feuille d’information ASV (gratuite, sur simple demande): Les conséquences économiques et écologiques d’une alimentation basée sur la viande.