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Manger de la viande: De nos jours, ce n’est plus une question relevant du domaine privé!

Il y a un an, l’Institut World-Watch a diffusé un message selon lequel «qu’on l’aime ou non, manger de la viande est devenu un problème pour chaque personne sur cette planète». L’Institut a produit en juillet/août 2004 un dossier approfondi, enrichi de nombreuses réflexions et citations en faveur d’une alimentation fondamentalement différente de celle de la grande majorité. L’entièreté du dossier est disponible sur le site internet de l’Institut (www.worldwatch.org). Le titre du dossier en anglais est: Now, It’s Not Personal! Comme dans toutes leurs autres publications, l’Institut ne s’engage pas sur le terrain moral ou éthique, mais montre les conséquences écologiques pour l’environnement de la consommation de viande. Elles sont saisissantes…

Selon les rédacteurs du dossier, même si la consommation de viande est importante pour les personnes ayant des problèmes de santé, comme une maladie cardiaque ou du surpoids, le sujet n’est pas prioritaire aux yeux des politiciens dans le cadre de toutes les questions dites d’intérêt public, comme le sont le terrorisme, l’économie, la guerre ou l’environnement en général. Et pourtant, explique World-Watch, l’appétit des humains pour la viande animale est une force agissant à l’arrière-plan de toutes les catégories de dommages environnementaux qui menacent leur futur, à savoir: la déforestation, l’érosion, la pénurie d’eau, la pollution de l’air et de l’eau, les changements climatiques, la perte de la biodiversité, l’injustice sociale, la déstabilisation des communautés, ainsi que la prolifération des maladies. Les auteurs du dossier relèvent que la consommation de viande par habitant a plus que doublé au cours de la 2ème partie du siècle dernier, d’une part, et que la population mondiale ne cesse de croître, d’autre part. Cette question est ainsi passée de marginale à capitale, et a conduit l’Institut à préparer ce dossier, tout en réalisant qu’un changement d’alimentation sera pour beaucoup difficile opérer et que les amateurs de côtelettes de porc ne passeront pas à une escalope de tofu sans un sérieux combat.
L’ASV a choisi pour cette première partie de résumer les informations de l’Institut concernant les maladies, contagieuses et de civilisation, avec plusieurs citations:

Maladies contagieuses

Une maladie contagieuse ne voyage pas toute seule d’un endroit à un autre mais est transportée par la voie de l’eau, de sang contaminé, par des rongeurs ou des insectes. La globalisation a encore accentué le phénomène. L’Institut rappelle, notamment, que lorsqu’un cas de ‘vache folle’ a été détecté aux USA en 2004, ce sont dans plus d’une douzaine d’Etats que des parties de sa viande ont été distribuées. Et qu’au lieu de pratiquer une politique d’hygiène, coûteuse certes, mais capable de contenir la maladie, les éleveurs préfèrent en pratiquer une moins coûteuse qui est celle des antibiotiques. Et comme la résistance aux antibiotiques s’accroît, le mouvement des maladies contagieuses est en train de devenir incontrôlable au niveau mondial. …
Un rapport du Ministère américain de l’agriculture estime que 89% de la viande de bœuf contient des traces du mortel E.coli. (Reuters News Service).


Maladies de civilisation

Ces maladies, surtout les maladies cardiaques, n’auraient pas été considérées comme des maladies «environnementales» il y a encore une génération. Mais, dit World-Watch, il est clair de nos jours que la grande majorité des problèmes de santé publique trouvent leur origine bien plus dans l’environnement que dans la génétique. Et que la plupart des maladies évitables sont le résultat de relations complexes entre l’homme et son environnement plutôt que d’une seule et simple cause. World-Watch le rappelle: les maladies cardio-vasculaires sont en lien direct avec l’obésité, elle-même résultant d’une consommation excessive de sucre et de graisse, spécialement de viande, d’une part, et du manque d’exercices physiques d’autre part. …

L’ironie du système de la production alimentaire est que des millions de consommateurs riches dans les pays développés sont en train de mourir de maladies dues à l’abondance - maladies coronariennes, attaques cérébrales, diabète, cancer –dans des régions regorgeant de viande de bœuf et d’autres viandes provenant d’animaux copieusement nourris avec des céréales de première qualité, alors que dans le Tiers-Monde des populations entières meurent de maladies de la pauvreté, privées de l’accès aux céréales indispensables pour nourrir leur propre famille.
(Jeremy Rifkin, Los Angeles Times).

L’âge moyen d’un mangeur de viande est de 63 ans. Moi, j’aurai bientôt 85 ans et je travaille comme avant. J’ai vécu assez et maintenant je voudrais mourir mais je n’y arrive pas. Je sais pourtant qu’un seul biftek m’achèverait mais je ne peux pas me résigner à en avaler un. Je vis avec l’angoisse d’être vivant pour toujours: c’est le seul désavantage d’être végétarien!
(George Bernard Shaw, 1856-1950).