Kopf SVV-Mitgliedschaft Breite einstellen

Die SVV heisst seit 2014: Swissveg

Unsere neue Homepage finden Sie hier: www.swissveg.ch


Seite veraltet!
Diese Seite wird nicht mehr aktualisiert! Unsere aktuellen Infos finden Sie auf unserer neuen Homepage: Swissveg.


Diese Seite wird nicht mehr aktualisiert.
Wir heissen seit 2014 Swissveg und sind nun hier zu finden: www.swissveg.ch

Le 6ème sens des animaux

Parmi le flot d’articles de presse concernant le tsunami du 26 décembre dernier en Asie du Sud, nous en avons relevé deux ayant trait à ce que nous appelons le 6ème sens des animaux. On apprend que peu sont morts dans la catastrophe parce qu’ils l’ont pressentie et se sont tout simplement sauvés à temps dans les collines avoisinantes, tandis que les humains, surtout les touristes, non seulement ne se doutaient de rien, mais étaient nombreux à contempler en curieux et même filmer l’arrivée des énormes vagues sur les rivages. Les deux articles précités: Le sixième sens des éléphants a sauvé des vies en Thaïlande (24 Heures, 4 janvier 2005) et Ces animaux qui ont flairé le tsunami (Le Temps, 5 janvier 2005) relatent en détail la fuite des animaux vers l’intérieur du pays. 24 Heures cite le cas des éléphants de Khao-Lak, site ultra-touristique de Thaïlande, qui même attachés avec de lourdes chaînes les ont brisées pour quitter la zone dangereuse. 24H ajoute que «les vagues géantes ont pénétré à un kilomètre dans les terres, pour s’arrêter juste avant l’endroit où les éléphants avaient choisi de s’établir». Quant à Florence Artigot dans Le Temps, elle a surtout mis l’accent sur cette aptitude de la plupart des animaux à percevoir l’imminence d’un désastre. «Chauves-souris qui s’envolent par milliers en plein jour quelques minutes avant la catastrophe (sur l’île paradisiaque de Taprobane, au Sri Lanka), éléphants qui pleurent et bancs entiers de poissons qui s’éloignent de la côte. Pas de doutes, les animaux ont senti venir le tsunami car ils sont beaucoup plus sensibles aux vibrations sonores que les humains». Elle précise que si les éléphants semblent pleurer, leurs larmes ne seraient pas dues à une quelconque sensiblerie, mais causées par une hypersensibilité de leur ouïe. Craignant leur environnement, la plupart des animaux auraient, pour se protéger, développé l’ouïe avec beaucoup plus de finesse que les humains. Ceci expliquerait pourquoi les éléphants ont commencé à pleurer dès les premières secousses telluriques, à cause de la douleur aiguë au plus profond de l’oreille interne. L’intuition n’en était donc pas la raison.
Le phénomène des animaux qui pressentent une catastrophe a fait l’objet d’études sérieuses par de nombreux scientifiques, comme le professeur japonais Rikitaké, qui considèrent les animaux comme d’utiles ‘précurseurs’ au même titre que les instruments ultra-sensibles mis au point par les humains pour détecter l’arrivée de catastrophes. Ces études citent notamment le cas du tremblement de terre de février 1975 à Haicheng, en Chine, où l’agitation inhabituelle de nombreux animaux de toutes espèces, prise avec le plus grand sérieux, a permis l’évacuation et le salut de la population de la ville sinistrée!

Renée Maier