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Ma grossesse, mon accouchement, mon allaitement vegan

Dans beaucoup de livres portant sur la naissance et l’allaitement, on déconseille à la mère de s’alimenter vegan sans avoir consulté au préalable les études menées actuellement sur les femmes ayant adopté une alimentation vegan. Même chose pour l’alimentation des bébés et des enfants.

Quant à moi, je vis de façon végétarienne depuis 12 ans et depuis 9 ans je suis vegan. Cela fait des années que je milite pour les droits des animaux, et je gère avec mon mari l’association pour les droits d’animaux HUMANITAS. Je suis assistante sociale diplômée et naturopathe pour animaux. Et à 30 ans, j’ai accouché d’une fille, Luna.
Luna a maintenant huit mois, son visage est barbouillé de purée d’avocat-poire: elle commence à babiller … la bouche pleine. Elle pèse huit kilos, mesure 70 cm, et la pédiatre est ravie de constater comment elle se développe. Luna est allègre et saine: un miracle de la médecine? Pour tous les sceptiques de la nourriture vegan, oui mais pas pour moi.
Bien avant de savoir que j’étais enceinte, j’ai fait faire une analyse de sang, qui m’a confirmé que j’étais en bonne santé. Néanmoins, j’ai été un peu irritée lorsque mon gynécologue m’a d’abord félicitée lors de ma première consultation de grossesse, car après avoir pris connaissance de mon mode de vie vegan il m’a dit sérieusement : «Alors, nous avons un problème!» Aujourd’hui je peux sourire à propos de cette phrase, mais à ce moment-la, j’ai été déconcertée, malgré mes bonnes connaissances de cette alimentation. Après m’avoir tenu un discours portant sur les amino-acides, il m’a recommandé de consommer au moins lait et fromage ainsi que des comprimés de vitamines recommandés pour femmes enceintes.
Baby Luna
Après cette visite, j’ai consulté mon médecin de famille qui testait diverses préparations vitaminiques (la kinésiologie appliquée) et qui est arrivé à la conclusion que je ne devais prendre aucune de ces préparations, parce qu’elles auraient plutôt des effets négatifs pour moi. Consommer du lait et du fromage n’entrait pas pour moi en ligne de compte. C’est ainsi que rien n’a changé. VEGAN.
J’ai eu une grossesse de rêve avec peu de problèmes. Après avoir expliqué à mon gynécologue, que j’avais de temps en temps une accélération du rythme cardiaque, dû au stress professionnel, il m’a renvoyée à l’interne pour qu’il fasse l’examen mère-enfant obligatoire. Lorsque celui-ci a lu «vegan» sur le certificat de transfert, il n’a pu s’abstenir de faire une remarque déplaisante. «Si vous mangiez de temps en temps un morceau de viande vous iriez peut-être mieux.» Evidement, l’examen n’a rien donné et lorsque j’ai pu être déchargée au bureau, l’accélération du rythme cardiaque a disparu.
Pour toute sécurité mais surtout pour calmer mon gynécologue, on a régulièrement fait des analyses de sang. Comme je souffrais depuis toujours d’un manque de fer, j’ai pris une préparation de fer (Lösferron resp. Vegiferum) dans ma deuxième période de grossesse. Les valeurs sanguines étaient cependant parfaites – aucun avertissement indiquant un manque – y compris pour la B12.
Luna avait décidé de rester une semaine de plus que prévue dans mon ventre, pour venir au monde par césarienne non-planifiée. La petite ne s’était pas abaissée au niveau du bassin alors que la poche des eaux était déjà rompue et que, quant à moi, avec le col de l’utérus déjà ouvert de 7 cm, j’ai été prise d’une fièvre soudaine. Fini le rêve d’une naissance dans l’eau.
A sa naissance, Luna pesait 3460 grammes et mesurait 51,6 cm. Les pédiatres à l’hôpital me confirmèrent que Luna était en bonne santé, mais me donnèrent un avertissement à propos d’une alimentation vegan, sans toutefois m’expliquer pourquoi. Après une semaine, nous avons pu quitter l’hôpital – fortifiés dans la conviction d’avoir choisi le bon chemin après avoir vu l’état de développement des autres bébés.
De retour à la maison, Luna s’est bien développée, sa courbe de développement étant encore (de loin) supérieur à la moyenne. La conseillère parentale nous a conseillés de nourrir Luna vegan. Puis la surprise: Lors du premier examen mère-enfant, j’ai informé la pédiatre (que mon médecin de famille avait recommandé), que nous vivions tous vegan et elle dit : «Parfait! Continuez comme ça» Elle n’a pas émis de réserves, elle dit qu’on peut, le cas échéant, utiliser des compléments. Entre-temps, notre pédiatre a emprunté quelques livres portant sur l’alimentation vegan et s’est informée globalement.Baby schlafend
Durant les cinq premiers mois, j’ai pu allaiter Luna au sein. Entre le cinquième et le huitième mois, elle a mangé de temps en temps une purée avocat-poire (son plat préféré), un peu de légumes, des fruits ou du pain pour grignoter. Depuis deux semaines, elle mange régulièrement le soir une bouillie de millet, des légumes ou une purée de fruits; et à midi sa purée favorite d’avocat-poire. J’ai acheté plusieurs livres portant sur l’alimentation végétarienne des enfants et je me réjouis de continuer à cuisiner pour Luna d’une façon appétissante et saine. Je ne peux que sourire en entendant les informations que les femmes (enceintes) ne devraient pas s’alimenter de façon vegan.

Je ne veux pas prouver avec mon rapport que seuls les enfants alimentés vegan peuvent grandir sainement et que seules les femmes vegan ont des grossesses agréables et des naissances faciles. Ni que les femmes vegan sont préservées de toutes les maladies.
Cependant, c’est un fait que l’alimentation vegan n’est ni préjudiciable aux femmes enceintes ni aux enfants. Malheureusement, beaucoup d’auteurs de livres-conseils portant sur la grossesse et l’alimentation ne font guère référence aux études récentes qui prennent en compte les rapports d’expérience. C’est ce qui explique sans doute leur absence de connaissances professionnelles.


Mon conseil aux (futurs) parents:
Ne vous laissez pas déconcerter par des soi-disant experts. Rares sont les médecins qui possèdent des connaissances professionnelles sur l’alimentation vegan – la plupart d’entre eux ne peuvent d’ailleurs pas encore accumuler des expériences avec des personnes vegan. Leurs connaissances viennent des livres. Vous pouvez prêter à votre médecin un livre sur la technique vegan – la plupart d’entre eux sont très intéressés.
Si cela vous rassure, vous pouvez faire faire régulièrement des analyses de sang. Cela rassure également les médecins. Et s’il y a un manque, il faut tenir compte que les personnes mangeant de façon traditionnelle doivent, elles aussi, prendre l’une ou l’autre préparation vitaminée. Dans mon cercle d’amies j’ai constaté que beaucoup se voyaient prescrire des compléments – et aucune de mes amies ne s’alimente de façon vegan ou végétarienne. Si vous vous sentez mieux en prenant une préparation de fer, des gouttes B12 ou un autre complément similaire, allez-y!
Trouvez conseil et support auprès d’autres parents vegan. Les forums de divers sites vegan d’internet en offrent (par. ex. vegan.de)

Préparations possibles:

Données:
Le lait provenant de mères vegan est moins pollué que celui des femmes qui s’alimentent traditionnellement. Une étude publiée dans le New England Journal of Medicine a même constaté que les valeurs les plus faibles du lait provenant des mères végétariennes étaient supérieures aux meilleures valeurs enregistrées chez les mères non végétariennes. En moyenne, la pollution du lait maternel provenant de mères vegan est 35 fois plus basse que la moyenne.
En outre, les deux instituts les plus importants du secteur nutritionnel ont exploité plus de 256 sources scientifiques aux Etats-Unis et au Canada pour en venir à la conclusion que la nourriture végétarienne aussi bien que la nourriture vegan sont appropriées pour toutes les phases de la vie y compris la grossesse, l’allaitement, l’enfance et l’âge de la puberté.

Alexandra Plese-Waibel