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L’expérience de Sosoa sur la nourriture physique de l’enfant

Par Sosoa Gisel, Le Grain de Vie, Centre macrobiotique, à Pinchat/Genève

Bien qu’il y ait aussi la nourriture spirituelle et mentale, c’est avec plaisir que je vous partage mon expérience sur la nourriture physique de l’enfant.
Mère de trois enfants, je les ai nourris chacun au lait maternel pendant une année et je n’ai introduit la nourriture solide qu’à partir d’une année. Le but de ce choix personnel était de donner une meilleure base biologique pour leur existence. En plus, allaiter avait aussi un côté très pratique, car c’est une restauration chaude à tout heure. Aussi je prenais soin d’avoir une nourriture équilibrée aux trois repas pendant cette période d’allaitement. Pas le moindre écart, même lors des invitations. De ce fait, j’avais toujours du lait de qualité et en quantité suffisante. Je n’étais pas du tout fatiguée et mes enfants se portaient à merveille. Même à la sortie des dents, indiquant que le système digestif de l’enfant est prêt à absorber des aliments sans qu’il leur soit nécessaire d’être transformés par l’organisme maternel, j’ai continué d’allaiter.
La première nourriture solide que j’ai proposée était des céréales en grains entiers dont voici la composition : 4 c.s. de riz complet, plus 3 c.s. de riz doux qu’on appelle aussi riz glutineux, plus 3.c.s. d’orge, plus 5 cm d’algue kombu environ. Cela représentait 1 bol de céréales que je cuisais avec 6 bols d’eau à la pression pendant une heure à une heure ½. Cette cuisson est nécessaire car elle permet à l’amidon de se scinder en molécules plus courtes pour une bonne digestion et assimilation des hydrates de carbone. J’enlevais l’algue et passais le tout au passe-légumes avec un tamis le plus fin. Quelques jours après, j’introduisais une purée de carottes. Le lendemain, une autre sorte de légumes de saison, en plus de la purée de carottes, et ainsi de suite jusqu’à introduction d’une grande variété de légumes. Je prenais tout le temps qu’il fallait pour introduire une autre nouveauté. Pas de mélange de légumes pendant cette période d’adaptation. Il était important pour moi, lors de cet apprentissage, de mettre du temps et de l’énergie dans la préparation de chaque repas, confectionné bien sûr avec des ingrédients frais. La présentation de la nourriture était de rigueur, c’était une forme d’attention très appréciée: un petit bol de crème de céréales, une petite coupelle de purée de carottes, une autre petite coupelle de purée de chou-fleur et une autre petite coupelle de légumes verts par exemple. Un magnifique tableau de couleurs et de goûts servis avec soin et amour sur une table joliment mise pour passer un réel moment de partage du repas familial dans la joie et la bonne humeur.
Après le sevrage, ce n’est plus nécessaire de remplacer le lait maternel par un autre lait que ce soit animal ou végétal puisque l’enfant entre dans la phase de la nourriture solide. Ce sont les céréales qui fournissent le plus d’hydrates de carbone (glucides). D’autre part, le grain entier est composé d’un alliage unique de protéines, de graisses, d’hydrates de carbone et d’oligo-éléments. Ces composants sont parfaitement adaptés à l’organisme humain. L’introduction de fruits sous forme de compote sans sucre s’est fait plus tard, après les légumes. Je n’ai introduit le goût salé qu’à partir de l’âge de 2 ans. Il en était de même pour l’huile et les légumineuses ainsi que les dérivés des légumineuses et céréales. Mes enfants n’ont commencé à manger comme des adultes qu’à partir de l’âge de 4 à 5 ans, et même l’assaisonnement était très modéré. Il faudrait normalement attendre l’âge de 6 ans pour que le système digestif atteigne ses compétences digestives.
Je reste convaincue que si tout se passe bien à la maison, il n’y a pas tellement de bobos à soigner. Mes enfants n’ont eu aucune maladie d’enfance et n’ont pas été vaccinés. A l’école, ils ont passé à côté de toutes sortes d’épidémies. Je remercie mes trois enfants adorables et magnifiques, car j’ai beaucoup appris avec eux.