Juste une mise au point: Hitler n’était pas végétarien …
La radio suisse romande, dans une émission de
février 2004, a à nouveau relayé
l’information fausse selon laquelle Hitler était
végétarien. Alors, voici une mise au point par Ahimsa
(Canada) dans son journal de mai 2003:
Hitler n’a jamais renoncé à ses mets de viande
favoris, en particulier les saucisses bavaroises, les
préparations de foie animal et le gibier rôti. La cheffe
européenne Dione Lucas, qui a travaillé à
l’hôtel ‘Hamburg’ avant la guerre se souvient
comment souvent elle devait préparer pour Hitler son plat
favori: «Je ne voudrais pas vous couper
l’appétit pour le pigeon rôti»,
écrit-elle dans son livre de cuisine, «mais vous
serez intéressé de savoir que c’était le
plat favori de monsieur Hitler, qui dînait à
l’hôtel très souvent». Hitler n’a
montré que peu de sympathie pour la cause
végétarienne en Allemagne. Quand il est venu au pouvoir
en 1933, il a banni toutes les sociétés
végétariennes en Allemagne, arrêtant leurs
leaders et fermant le magazine végétarien publié
à Frankfurt. La persécution nazie a forcé les
végétariens allemands, une faible minorité dans
une nation de carnivores, à quitter le pays ou à se
taire. Hitler n’avait aucun respect pour la philosophie de
non-violence des végétariens et ridiculisait Gandhi. Il
voulait que les jeunes allemands soient brutaux, autoritaires, sans
peur et cruels.
«Ces chiens et ces cochons ne méritent que
d’être battus à mort tous ensemble».
(Paroles d’un Chef nazi à ses troupes, avant de tuer des
juifs).
Toujours à la Radio suisse romande
Tôt le 20 mars 2004, dès 6 heures, les informations ont
fait état d’une exposition itinérante de
l’Association pour les droits des animaux PETA et
intitulée «L’holocauste dans votre
assiette» ayant fait escale à Zurich le 19 mars,
après Stuttgart (la veille) et avant Milan, Vienne et Zagreb
notamment. Inspirée du livre Eternal Treblinka, de Charles
Patterson (Lantern Books 2002, ISBN 1-930051-99-9), cette exposition
rappelle les souffrances et la détresse des animaux dits de
boucherie et établit un parallèle entre les camps de
concentration nazis et les élevages concentrationnaires des
animaux destinés à la consommation, notamment des
poulets. Des affiches et des banderoles ont été
déployées. Pour les personnes qui pourraient penser
qu’il s’agit là d’antisémitisme,
rappelons que de nombreux militants pour la cause de ces animaux sont
précisément des rescapés des camps de
concentration nazis qui ont compris mieux que personne à quel
point il est odieux d’abuser et de torturer des êtres
sans défense. Cette information a été
soigneusement documentée dans le livre Eternal Treblinka.
Rappelons aussi qu’Isaac Bashevis Singer, dont la
renommée et l’intégrité ne peuvent
être mises en doute, a dit : «Pour les animaux, tous
les humains sont des Nazis, car pour eux c’est
l’éternel Treblinka» (d’où le
titre du livre de Patterson), et encore «Je suis
végétarien pour des raisons de santé, la
santé des poulets» !
Renée Maier
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Dernière actualisation de cette page indiquée: 9.12.2008
