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Moutons australiens:
L’impitoyable commerce d’animaux vivants


Résumé des événements tels que perçus via les médias
Le Matin du 25 septembre 2003 titrait à sa page 14 Moutons à la dérive: cinquante mille ovins poursuivent leur odyssée en mer, qui nous apprenait que ces animaux en provenance d’Australie et partis le 5 août étaient destinés au marché saoudien, mais que Riyad avait refusé qu’ils soient débarqués pour des raisons de santé, prétextant qu’ils avaient la gale; en effet des milliers d’entre elles étaient déjà mortes. En outre, le Pakistan et les Emirats arabes unis avaient également refusé de prendre livraison, même gratuitement, de ces moutons. Le 27 septembre, on pouvait lire, toujours dans Le Matin, que l’Australie envisageait d’offrir toute la cargaison à l’Irak, pour la fin du ramadan, le mois de jeûne observé par les musulmans, devant s’achever le 24 novembre et qui se clôt par une «fête» où l’on égorge des moutons pour les manger. Dans son édition du 1er octobre, on pouvait lire que 4,6 millions de francs était le prix que le gouvernement australien allait payer pour racheter les 50000 moutons en perdition, et dans celle du 4 octobre que le ‘Cormo-Express’, avait embarqué des provisions de nourriture au Koweit, suggérant un retour de ce bateau de la mort en Australie. Pour ajouter au malheur de ces animaux, lors du chargement du fourrage, un incendie s’est déclaré à bord, qui a été, paraît-il ‘rapidement circonscrit (7.10). Et le 9.10, on lisait que ‘Le bateau de la mort’ avait largué les amarres après son escale au Koweit, mais toujours sans port de destination. Par ailleurs, en 1ère page de son édition du 2 octobre, Le Monde titrait L’errance maritime de 50000 moutons, et résumait les étapes de ce scandaleux transport et les tentatives multiples et infructueuses des Australiens pour se débarrasser de leur cargaison. ‘Accablés par des chaleurs dépassant 40 degrés, près de 5000 moutons sont déjà morts à bord du bateau dans lequel les animaux sont parqués sur 11 niveaux. Ces pertes ont provoqué la colère des associations de protection des animaux. Dans une lettre ouverte adressée au ministre australien de l’agriculture, Brigitte Bardot a trouvé la situation actuelle «intolérable» et a estimé qu’il était «absolument nécessaire de trouver une solution humaine pour éviter l’agonie de 50000 moutons». Dans le même article, Le Monde rappelait un certain nombre de transports similaires d’animaux ayant entraîné leur mort lente et douloureuse, par suffocation, froid extrême, épidémies. Selon la Radio Suisse Romande du 5 octobre, les autorités australiennes ont précisé que les 6000 moutons morts au cours de leur transport depuis l’Australie jusqu’au Moyen Orient (destination l’Arabie saoudite) n’avaient pas la gale mais étaient morts en raison de la canicule.Lamm
De plusieurs sources, on apprend aussi que l’exportation d’animaux vivants rapportent annuellement à l’Australie plus d’un milliard de dollars australiens (590 millions d’euros). Après une période de silence dans la presse, la radio suisse romande informe (16.10) que Franz Weber a pris contact avec le gouvernement australien l’avisant que sa Fondation était disposée à accueillir les 50000 moutons survivants dans son domaine en Australie. Interview le même soir de Judith Weber. Ce fait est confirmé dans Le Matin du 17.10, article «Nous sommes prêts à héberger les moutons». Brigitte Bardot, se mobilise à son tour pour sauver ces moutons à la dérive et pour soutenir «de toutes ses forces et de tout son cœur» la proposition de Franz Weber. Nous avons envoyé au Matin une lettre de lecteur en date du 21.10, rappelant l’attitude des végétariens à propos de toute consommation de viande, mais le journal nous a fait savoir que cette lettre ne serait pas publiée (il faut savoir que l’avis des végétariens n’est pas le bienvenu dans la presse ces derniers temps!). Selon Le Matin du 21.10, le sort des moutons a soulevé une tempête en Australie. Le 25 octobre, Le même quotidien, Le Matin, titrait Fin de onze semaines d’errance, présentant comme une solution satisfaisante l’acceptation par l’Erythrée de prendre en charge les 52000 moutons toujours à bord du «bateau de la mort», le Cormo Express. Selon l’accord intervenu entre l’Australie et l’Erythrée, l’Australie fournira plus de 3000 tonnes de nourriture et un million de dollars australiens (900000 francs suisses) pour payer les frais de déchargement, le transport, l’entretien et l’abattage des moutons en Erythrée. Cet accord met fin, selon le quotidien, à 11 semaines d’errance, mais pour les infortunés moutons, l’inéluctable fin est la mort.
(Dernière mise à jour: 25 oct. 2003).