Nouvelles brèves
La Clinique La Lignière à
Gland récompensée
Elle a reçu, le 5 juin 2003, un label qui lui permet
d’améliorer son statut!
Dans notre Vegi-Info No.14, 2/2001, nous vous avons
présenté cette clinique, en particulier le travail qui
y est effectué par Gabrielle Calderara, conseillère en
diététique et spécialiste de la cuisine
végétarienne, et son application dans le cadre du
programme Newstart (N=Nutrition, E=Exercice, S=Sun, T=Temperence,
A=Air, R=Rest/repos, T=Trust/confiance). Le label en question est
attribué aux hôpitaux qui non seulement interdisent la
fumée, mais présentent trois projets répondant
à des critères très précis. Pour La
Lignière, il s’agit de l’éducation
thérapeutique en réadaptation cardio-vasculaire, de
l’activité physique pour les diabétiques, et de
la gestion des risques pour le personnel. (Information reprise de
24H, du 6.6.2003).
Un label végétarien-Coop
?
La Coop a introduit récemment son propre label pour ses
produits végétariens, mais ce label n’est pas un
label contrôlé. A la question posée par les
consommateurs de savoir si ce label-Coop était
équivalent à celui, officiel, du label
végétarien européen, nous précisons que
ni l’Association suisse pour le végétarisme ni
l’Union végétarienne européenne ne sont
impliquées dans la mise en place du label-Coop. Ce dernier
n’est soumis à aucun contrôle indépendant
extérieur et n’a par conséquent pas plus de force
que si le mot « végétarien » était
simplement indiqué sur l’étiquetage. En outre, il
n’apporte pas une meilleure connaissance du produit mais, par
contre il permet d’accroître le chiffre d’affaires.
En effet, comme Coop l’a bien remarqué le montant des
ventes des produits végétariens est en augmentation.
Sur le fond, un étiquetage spécifique, clair, sur les
produits végétariens est à saluer. Mais
lorsqu’une firme crée son propre label en-dehors
d’une réglementation légale et ne soumet pas ses
produits à un organisme indépendant ni ne recourt
à des méthodes de vérification habilitées
reconnues, alors on peut dire qu’un tel label ne
présente pas un réel avantage. C’est pourquoi,
lors de ses achats, il est important de prêter attention si les
produits portent ou non le V-label officiel, soit un « V
» de couleur verte sur fond jaune.
Si vous-même, en tant que consommateur, voulez que
d’autres producteurs soumettent leurs produits
végétariens à un contrôle officiel et
qu’ils utilisent le V-label végétarien
européen, soit vous faites part par lettre ordinaire de votre
souhait à ces firmes, soit vous utilisez le formulaire on-line
sur l’Internet prévu à cet effet. Tout
détaillant dépend de son chiffre d’affaires pour
son commerce et accorde donc une grande attention aux souhaits de ses
clientes et de ses clients.
Plats végétariens, aussi
chez Mövenpick
Une annonce titrant «Nouveau dans tous les restaurants
Marché Mövenpick : dès 19h, se régaler pour
19,90 fr.» nous a fait découvrir que dorénavant
Mövenpick, lui aussi, pense aux végétariens :
c’est nouveau, et c’est bien ! Dans tous ses restaurants
Marché de Suisse en effet, les clients peuvent choisir
à discrétion les mets tout frais du marché qui
les tentent et proposés froids ou chauds au buffet, avec
divers plats végétariens. Tous les plats sont
préparés sous les yeux du client. … En Suisse,
Marché est représenté par 12 restaurants le long
des autoroutes et à la gare centrale de Zurich. (Annonces
classées, Le Matin du 25.06.2003).
Veggie Pride du 17 mai à Paris et
du 19 juillet à Stuttgart

Végétariens et
végétaliens contre l’exploitation
animale, une manifestation qui s’est tenue
à Paris-Baubourg le 17 mai 2003, dont les objectifs sont
‘Affirmer notre existence, dénoncer la
végéphobie, défendre nos droits, agir pour nous
semblables privés de droits’. Voir les infos
actualisées sur www.veggiepride.org et à la boite vocale au 0033/
4 95 30 26 13.
Pour le droit des animaux,
végétariens et végans allemands et
internationaux
Dans son No. 4/2003, la revue Natürlich Vegetarisch de
l’association végétarienne allemande
‘Vegetarier-Bund Deutschlands e.V., informe que, outre la
nouvelle manifestation en faveur du droit des animaux tenue cette
année à Stuttgart le 19 juillet 2003, un groupe de
sportifs végans ont participé au Marathon de Berlin le
28 septembre 2003. On peut noter qu’alors que la plupart des
‘prides’ et des ‘parades’ populaires de
toutes sortes s’essoufflent et s’amollissent, celles en
faveur du végétarisme et du droit des animaux
progressent et s’affirment.
Suite à la Veggie Pride 2003 de Paris,
deux lettres ont été publiées dans le courrier
du Fémina No.27, du 6 juillet 2003, suite à
l’article (Fémina No.24)
‘Végétaliens: la solidarité
animale’.
1. L’humain et l’animal: Votre
dossier m’a beaucoup intéressée. Votre
commentaire sur le mouvement antispéciste, que vous qualifiez
de dérapage incontrôlé, appelle des
précisions. Tout d’abord l’amalgame
effectué entre végétalisme et
antispécisme n’est pas correct. Les
végétalien-ne-s ont un objectif très concret :
le respect, dans la mesure du possible, des animaux dans leurs
activités quotidiennes (nourriture, habillement, loisirs,
etc.). Quant à l’antispécisme, il s’agit
d’un courant philosophique et non d’un simple choix
alimentaire ou vestimentaire. Basé sur le concept
d’utilitarisme, il prône la prise en compte des
intérêts de tous les êtres vivants. Les animaux
n’ayant pas intérêt à être
tués pour être mangés ni exploités pour
produire des œufs ou du lait, le mode de vie
végétalien est une conséquence logique de la
philosophie antispéciste. Par contre, contrairement à
ce que vous écrivez, les végétalien-ne-s ne sont
pas unanimes à partager tous les principes de la philosophie
antispéciste, notamment celui qui postule que les humains sont
des animaux. On peut être végétalien-ne-s par
compassion envers les animaux, tout en restant persuadé-e de
la spécificité humaine (ou même, pour
certain-e-s, de sa supériorité).
L’antispécisme est une philosophie qui doit être
abordée en tant que telle. Il est vraiment dommage que votre
article n’ait pas présenté ce mouvement de
manière plus documentée, car même si vous trouvez
ses thèses politiquement incorrectes, elles reposent sur un
concept dûment argumenté et basé sur la notion
fondamentale de non-violence. Ce qui, en ces temps, en fait
peut-être sa subversion et explique les réactions
… violentes de rejet qu’il suscite souvent. (Christina
Maier, Lausanne).
2. Végétarien et
équilibré: Nous sommes
végétariens. Nous achetons nos fruits et légumes
surtout au marché et essayons de consommer les produits de
saison. Nos amis aiment manger chez nous et souvent ils
découvrent de nouvelles saveurs. Notre fille de 14 mois
n’a jamais jusqu’à présent eu besoin de
compléments vitaminés. (…) Pourquoi les
différences alimentaires sont-elles mieux acceptées si
leurs fondements sont religieux et non choisies librement ? Et la
tolérance dans tout ça ? (R. Kholi Javet,
Cormérod).
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