VIVA VEGAN : une fête végétalienne réussie !



Le marathon végétalien - fête
de 3 jours intitulée VIVA VEGAN - organisé par Fanny et
ses amis de l’Espace Autogéré à Lausanne a
connu un succès sur toute la ligne ! Dans le cadre sympathique
et chaleureux de la salle de rencontre du Centre se sont
déroulés du 11 au 13 avril dernier des
conférences, stands, dégustations, ateliers de lait de
soja, repas végétaliens. Toutes ces activités
ont permis tant aux habitué-e-s de l’Espace
autogéré, qu’aux personnes motivées par le
végétalisme et l’antispécisme, dont de
nombreux membres de l’ASV, de venir s’informer et
discuter autour de ce thème… et de se régaler
des succulents mets préparés par l’équipe
organisatrice.
Conférences
David Olivier: Les échanges furent riches et
ont montré que si le végétarisme était
une valeur partagée par tous les participant-e-s, chacun-e
avait sa manière de la défendre et de
l’intégrer dans son mode de vie. Ainsi la
conférence de David Olivier, rédacteur à la
revue Cahiers antispécistes et co-organisateur de la Veggie
Pride à Paris, a suscité devant un public venu
très nombreux, un grand intérêt. David nous a
d’abord présenté l’utilitarisme,
l’optique philosophique à laquelle
l’antispécisme se rattache. Elle implique que toute
action doit être réalisée en tenant compte des
intérêts de chaque être vivant. Il nous a
expliqué ensuite la différence entre
l’utilitarisme qui implique une pesée des
intérêts entre les êtres vivants, notion
défendue notamment par le philosophe Peter Singer, et le
principe de reconnaissance du droit des êtres vivants
prônée par le philosophe Tom Regan. Selon
l’optique du droit des animaux, la mise à mort
d’un animal (humain ou non humain) n’est jamais
justifiable, tandis que la thèse utilitariste, qui implique
une pesée des intérêts de toutes les parties,
peut se révéler plus souple dans certains cas. Les deux
démarches se rejoignent cependant pour condamner le
carnivorisme des humains et prôner sans ambiguïté
le végétarisme. L’utilitarisme souligne que
l’intérêt des animaux n’est pas
d’être tués pour être mangés car il
s’agit d’êtres vivants ressentant la douleur et que
cet intérêt, vital, prime toujours sur celui des
carnivores, dont l’intérêt se limite à un
simple plaisir gustatif. Pour les tenants du droit,
l’intérêt du mangeur de viande n’est
même pas pris en considération: les animaux ont des
droits et le premier de ces droits est de vivre. Les
antispécistes mettent clairement l’accent sur la
différence existant entre les êtres vivants: animaux,
qu’ils soient, selon leur point de vue humains ou non-humains,
et la nature. Les plantes, bien que vivantes, ne ressentent pas la
douleur et ne doivent pas être mises sur le même plan que
les animaux. Ce dernier point a suscité des réactions
interrogatives dans le public.
Ouvrages exposés lors de la rencontre Viva Vegan, Centre autogéré de Lausanne, 11-13 avril 2003, et disponibles en prêt gratuit à nos membres et abonné-e-s. Contactez notre Service de Documentation ASV: R. Maier, ASV, 27 Chemin de Pierrefleur, 1004 Lausanne.
L’égalité animale expliquées
aux humains
Par Peter Singer
Luc Ferry ou le rétablissement de
l’ordre
Par David Olivier, E. Hardouin-Fugier et E. Reus
Cahiers antispécistes, Réflexion et action pour
l’égalité animale, No.22, février 2003
Directrice de la publication: Brigitte Arsac. David Olivier est
membre de la rédaction.
Réflexions antispécistes suite à la 2ème Rencontre intergalactique contre le néolibéralisme et pour l’humanité, Espagne, 2 août 1997. Textes d’Yves Bonnardel, David Olivier, Peter Singer, autres. 32 pp. Comité contre la manipulation verbale, Lyon.
Texte antispéciste (extrait):
« … La lutte antispéciste prend en compte et
combat ainsi toutes les souffrances, même celles qui nous
semblent si inhérentes à la vie, mais que nous avons en
fait le plus souvent assimilées comme étant normales
lors de notre normalisation. Et aujourd’hui nous les
défendons farouchement par peur, au nom du naturalisme, des
traditions, de la culture. Peur de l’immense travail de
reconstruction à mener, de la nôtre et de celle du
monde. Il est apparemment plus facile de vivre dans l’habitude,
même faite de terreurs, que de remettre en question ses acquis
et de se risquer à l’aventure. … ».
(Clémentine Guyand).
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