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Extraits de livres

Saint Basile-le-Grand
Dans le numéro précédent, nous avons cité une pensée de Saint Basile-le-Grand (329-379), Père de l’Eglise grecque, évêque de Césarée, illustre par son éloquence et par sa dialectique rigoureuse: il défendit énergiquement la cause du végétarisme et de la sobriété. Le Dr Ed. Bertholet rapporte les convictions de St-Basile: «Les corps appesantis par les viandes, écrit-il dans ses Homélies, sont accablés de maladies; une vie frugale les rend plus sains, plus robustes et coupe la racine de tous les maux. La multitude des aliments étouffe la chaleur naturelle, et c’est de là que viennent toutes les maladies. … Les vapeurs des viandes obscurcissent les lumières de l’esprit. De quelque sorte de viandes que l’estomac soit rempli, elles excitent aussitôt des mouvements d’impureté, et l’âme étant comme étouffée par leur pesanteur ne peut plus être la maîtresse, ni garder la règle du discernement. Tant qu’on vivra sobrement, le bien augmentera dans la maison ; on ne répandra point le sang des animaux, on ne fera pas mourir de bêtes, et le couteau des cuisiniers sera inutile. La table ne sera chargée que des fruits que donne la nature, et l’on vivra heureux et content. Si vous aimez la bonne chère, si vous engraissez votre corps, vous appesantissez votre esprit; la graisse, ajoutée à la chair, affaiblit les forces de l’esprit. On ne peut guère aimer la vertu quand on aime la bonne chère et les festins.»
Il est regrettable, fait observer le Dr Ed. Bertholet, de constater que ces excellents préceptes des premiers Pères de l’Eglise s’affaiblirent ou disparurent presque totalement; sous la poussée de chrétiens plus attachés aux plaisirs de leur corps que de leur esprit, les Conciles instituèrent un végétarisme mitigé, limité à trois jours de la semaine: mercredi, vendredi et samedi, laissant cependant subsister un jeûne de quarante jours avant Pâques. Plusieurs moines et de nombreux couvents restèrent cependant fidèles à la diète végétarienne ; actuellement, c’est encore la règle en honneur chez les Trappistes, les Carmes et les Chartreux. Malheureusement, la majorité de la Chrétienté s’est éloignée de plus en plus de cet idéal de nourriture saine, au grand détriment des fidèles qui ont ainsi perdu une grande partie de leur spiritualité première. Le ‘maigre’ du vendredi prescrit par l’Eglise catholique à ses fidèles est un dernier vestige du végétarisme des Pères de l’Eglise primitive, mais combien édulcoré et dévié de son sens originel, car, en ce jour où l’on devrait au moins faire maigre en souvenir du Seigneur mort un vendredi, on remplace les viandes de boucherie par des poissons d’autant plus variés et plus nombreux. Et, à notre grande honte, nous devons avouer que c’est dans le monde oriental, monde que dans notre suffisance nous déclarons ‘païen’, que le végétarisme est encore le mieux compris et le plus généralement pratiqué; cinq cent millions de bouddhistes sont pour la plupart végétariens, ne se reconnaissant pas le droit de tuer pour satisfaire leur gourmandise, et ceux qui ne respectent pas cette défense savent qu’ils agissent mal et qu’ils chargent d’autant leur Karma.
Les vertus curatives des légumes et des fruits, Dr Ed. Bertholet, Lausanne, 1938,

Ne plus manger de chair: Les Shelley’s
Végétarien militant, le poète Percy Byssche Shelley écrivit dans son essai intitulé Une alimentation naturelle justifiée: «Que les partisans de l’alimentation carnée vérifient le bien-fondé d’un tel régime, qu’ils déchirent un agneau encore vivant avec leurs dents … et plongent leur tête dans ses organes vitaux, se désaltèrent dans le sang fumant … Alors seront-ils en accord avec leurs convictions». L’intérêt de Shelley pour le végétarisme s’éveilla alors qu’il étudiait à Oxford, mais ce n’est qu’après leur mariage que son épouse (Mary, 1797-1851) et lui-même l’adoptèrent. Dans une lettre datée du 14 mars 1812, sa femme écrivait à une amie: «Nous avons renoncé à la viande pour adopter la pensée pythagoricienne.» Shelley décrit, dans son poème La Reine Mab, un monde utopique où les êtres humains ne tuent pas les animaux à des fins alimentaires.
« … désormais, il ne tuera plus
l’agneau qui le regarde,
Ne dévorera plus sa chair.
Car, comme pour venger la loi violée de la Nature,
Celle-ci empoisonna, envenima le corps qui l’engloutit,
Eveilla des passions funestes, de vaines croyances,
La haine, le désespoir et le dégoût de tout,
Les germes de la misère, du crime, la maladie, la mort.»
Le goût supérieur, Guide pratique du végétarisme, The Bhaktivedanta Book Trust, 1993.

Mary Shelley est l’auteur du fameux livre Frankenstein. Mais sait-on que la créature dont la réputation est celle d’un monstre était au départ paisible et végétarienne tant qu’abandonnée par son créateur, elle vivait en liberté dans la nature. Elle était douce, simple, bienveillante, se nourrissait frugalement de végétaux et s’en contentait. Mais capturée par les humains, injustement maltraitée par elle, menacée et acculée à se défendre, elle a perdu son innocence et est devenue brutale et meurtrière. Frankenstein est un livre bouleversant. Acheté récemment dans sa version originale - un anglais aisé et superbe - aux Puces de Genève, pour 3 francs !

Manger comme une vache ou un lapin: Edgar Cayce
Nombreux sont ceux d’entre nous qui se sont intéressés à la vie et aux ‘lectures’ (consultations données dans un sommeil médiumnique) d’Edgar Cayce (1877-1947). Le Dr William A.MacGarey rapporte que dans ses ‘lectures’, pour le cas de cancers quels qu’ils soient, une prescription revient fréquemment: manger davantage de crudités. Aux personnes à un stade avancé de maladie, Cayce disait souvent :
VOTRE REGIME DEVRAIT ÊTRE LE MÊME QUE CELUI D’UNE VACHE OU D’UN LAPIN!
Les remèdes d’Edgar Cayce, par le Dr William A.MacGarey. ISBN 2.268.006.28.X, 1988.

L’avis d’un écrivain français et Prix Nobel: Romain Rolland
Il y a quelque chose d’encore plus intolérable dans la souffrance des animaux que dans la souffrance de l’homme. Car pour ce dernier, il est au moins admis que la souffrance est un mal et que celui qui la provoque est un criminel. Mais des milliers de bêtes sont massacrées inutilement, chaque jour, sans l’ombre d’un remords. Qui y ferait allusion se rendrait ridicule. Et cela, c’est le crime irrémissible … (Romain Rolland, 1866-1944).