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Nouvelles pistes pour arrêter le diabète

(Coupure de presse du Newsweek du 20 janvier 2003 transmise par le PCRM, le Comité des médecins pour une médecine responsable, à notre rédaction. L’importance des informations contenues dans cet article est évidente et nous en publions la traduction ci-dessous).

Des changements significatifs dans le style de vie sont-ils une voie efficace dans le traitement du diabète ?
Dans les années ‘60 Neal Barnard, alors adolescent, a été un témoin direct des effets dévastateurs du diabète par son père, un médecin spécialiste de cette maladie. «Je ne peux vous dire combien de personnes étaient atteintes de cécité, victimes d’attaques cardiaques, et amputées de leurs jambes», se souvient-il. Son père avait alors un seul traitement à offrir à ses patients: l’insuline. A présent que Neal Barnard est médecin lui-même, il tente une approche différente. Il soumet ses patients à un régime végétarien non agressif, dans l’espoir d’inverser le diabète de type 2 (dit aussi diabète des adultes).

«Ce que je veux, c’est de permettre aux diabétiques de se passer de médicaments», dit Dr Barnard.
Cet objectif n’est peut-être pas aussi lointain qu’il n’y paraît. Dr Dean Ornish, réputé pour ses régimes, a prouvé qu’une alimentation essentiellement pauvre en graisse et couplée d’exercices physiques peut inverser les maladies cardio-vasculaires. Alors, pourquoi pas le diabète? L’un des facteurs majeurs de risque du diabète de type 2 est l’obésité. Lorsque les Américains ont commencé à prendre du poids, le nombre de cas de diabète a pris simultanément l’ascenseur.

A ce jour, 16 millions d’Américains en sont atteints, et les coûts liés à cette maladie sont de l’ordre de 100 milliards de dollars par an.
Des études récentes ont montré qu’un régime et des exercices peuvent non seulement prévenir la maladie, mais aussi retarder sa progression. «Avec un régime juste et en soignant sa forme physique, il est vraiment possible de modifier le cours du diabète», affirme la doctoresse Francine Kaufman, présidente de l’Association américaine du diabète (ADA).

Le diabète est une maladie progressive; toutefois des changements de style de vie peuvent apporter des améliorations à tous les stades. Les personnes atteintes ont des problèmes pour régulariser leur niveau de sucre dans le sang. Normalement, l’hormone insuline présente dans des conditions normales permet au glucose de sortir du flot sanguin pour entrer dans les cellules, qui ont besoin de sucre pour alimenter l’énergie corporelle. Mais chez de nombreux adultes obèses - et de plus en plus d’adolescents en surpoids - les cellules arrêtent de répondre de manière adéquate à l’insuline. Le sucre sanguin augmente et à un certain stade endommage les vaisseaux sanguins et d’autres tissus. Bien que l’insuline en supplément et les médicaments stimulant l’insuline sont nécessaires dans des cas de diabète avancé, les patients plus modérément atteints peuvent souvent normaliser leur sucre sanguin grâce à un régime et des exercices physiques. L’ADA prescrit un régime composé de céréales complètes, fruits, légumes, et des petites portions de viande maigre, poisson et produits laitiers.

Des mesures plus drastiques sont cependant nécessaires pour inverser le cours de la maladie selon le Dr Barnard, qui est aussi professeur à l’Université George Washington. Dans une étude pilote de portée limitée, il a mis sept patients sous un régime végétarien strict. Ces patients ont puisé 75% de leurs calories dans des hydrates de carbone sous forme de céréales complètes, de légumes, de fruits et de légumineuses. Ont été exclus la viande, le fromage et les œufs, du fait que des scientifiques estiment que leur graisse saturée et leur quantité importante de calories accroissent la résistance à l’insuline. Après 12 semaines, chez les patients végétaliens une réduction moyenne de 28% du niveau de sucre sanguin a été constatée, contre une réduction de seulement 12% chez les patients ayant suivi le régime de l’ADA. «La plupart des patients du groupe des végétaliens ont pu diminuer la quantité de médicament», a souligné le Dr Barnard, alors qu’aucun de ceux du groupe de contrôle (ADA) n’ont pu le faire. Cependant, une expérience d’une telle dimension ne pouvant mener à une conclusion définitive, il continue ses enquêtes avec un groupe plus important de 68 patients.

Dr Barnard n’avait pas inclus d’exercices physiques dans son étude, parce qu’il voulait isoler les effets du régime alimentaire. Néanmoins, les exercices physiques sont essentiels pour les diabétiques, des muscles actifs absorbant le glucose avec plus d’efficacité. La combinaison du régime et des exercices est plus puissante que les médicaments, à tout le moins pour prévenir la maladie. Une étude significative sur 3’234 patients pré-diabétiques a déjà montré qu’un régime à basses calories et pauvre en graisse, couplé d’exercices modérés – soit 30 minutes 5 fois par semaine – a permis de réduire le nombre de nouveaux cas de diabète de 58% sur une période de trois ans. Par comparaison, le médicament (metformin) qui accroît la sensibilité à l’insuline n’a pu réduire le nombre de nouveaux cas que de 31% sur la même période. Même avec un régime rigoureux et des exercices, tous les patients ne pourront pas inverser leur diabète. Au-delà d’un certain stade, le corps ne peut simplement pas produire suffisamment d’insuline. Dans de tels cas avancés, le régime et les exercices peuvent quand même empêcher le développement des pires effets de la maladie – les attaques cardiaques et d’apoplexie.

L’institut national américain de la santé NIH vient d’entreprendre une étude sur 12 ans avec 5’000 patients pour vérifier ces résultats. S’ils se confirment, non seulement les coûts actuels de la maladie – 100 milliards de dollars – diminueront, mais cela entraînera un allègement d’immenses souffrances humaines.
Newsweek, 20 janvier 2003, par Anne Underwood. (pour une lecture plus aisée, la rédaction du Vegi Info a séparé le texte original en plusieurs sous-paragraphes).