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Forêts amazoniennes : sombres perspectives

Un article paru dans « The Ecologist » de juillet/août 2002 s’est fait l’écho de la récente conférence de Panama sur le climat, qui a dressé un bilan sur la destruction des forêts tropicales et ses conséquences sur l’environnement au plan mondial.

Forêt brésilienne menacée
La superficie de la forêt amazonienne s’élève à 7 millions de km2, soit 60% des forêts tropicales mondiales actuelles. Le Brésil contient à lui seul 5 millions de km2 de la forêt amazonienne. Jusqu’en 1998, ce ne sont déjà pas moins de 500’000 km2 de forêts brésiliennes qui ont été détruites. Et le nouveau programme de développement lancé par le gouvernement brésilien, intitulé « Avança Brasil » qui prévoit d’investir 40 milliards de dollars dans les prochaines années pour construire des autoroutes, des usines hydrauliques et développer encore la culture de soja (destiné à l’exportation pour l’élevage des bovins), aggravera encore la situation. Bill Laurance, un spécialiste du climat, estime que ce projet détruira 40% de la forêt brésilienne. Et la partie restante sera fragmentée, rendant la forêt vulnérable aux vents et à la destruction par le feu. Mais même sans le projet « Avança Brasil », si les activités actuelles entraînant la destruction de la forêt amazonienne se poursuivent, cet expert souligne encore qu’en 2020, un quart de la forêt brésilienne aura disparu.

La destruction des forêts tropicales risque de bouleverser le climat mondial
Tout le monde sait que la forêt tropicale constitue le « poumon de la planète » et héberge la majorité des espèces mondiales. Ce que la conférence de Panama a révélé, c’est le rôle joué par la forêt amazonienne dans le climat planétaire. Jusqu’à présent les modèles de simulation des changements climatiques ont négligé le rôle des forêts tropicales sur le climat mondial et sur la formation des nuages. Cela arrangeait le camp des industriels et les scientifiques n’ayant pour seule préoccupation que la conservation des espèces, qui estimaient ainsi que, même en détruisant la moitié de la forêt tropicale, la bio-diversité pouvait être maintenue.
Deux chercheurs, le prof. Dias de l’Université de Sâo Paulo et le prof. Avissar de l’Université Duke sont venus à Panama apporter la preuve que ces modèles n’étaient probablement pas corrects. Depuis 1980, il est connu que l’influence climatique des chutes de pluie dans le bassin amazonien s’étend à toute la planète. Il a été montré que 2/3 des pluies mondiales sont affectées par la formation des nuages se formant dans les tropiques. Ainsi, tout changement dans l’utilisation des sols tropicaux a des conséquences dramatiques sur le climat dans toute la planète. Le prof. Avissar a insisté que «lorsque des pans entiers de forêts tropicales sont détruits et lorsque la forêt avoisinante devient fragmentée, le système de formation des nuages est complètement perturbé».

Responsabilité de l’industrie de la viande
La forêt brésilienne est celle qui a subi le taux de destruction le plus élevé au monde. L’article de « The Ecologist » révèle que c’est l’industrie de l’élevage des bovins qui a été le principal facteur de la destruction de la forêt tropicale amazonienne : entre la moitié et les trois-quarts de la déforestation totale. Cela confirme, une fois de plus, la responsabilité accablante de l’industrie de la viande dans la destruction de la forêt amazonienne, le premier biotope de notre planète. Avec les projets de promotion de la culture de soja destiné à l’élevage de bovins, la production de viande continuera toujours de jouer un rôle déterminant dans l’anéantissement de ces forêts et, en conséquence, dans la dégradation inquiétante du climat au plan mondial.

Pour plus de renseignements voir site internet : www.rainforestweb.org (en anglais)