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Veggie Pride 2002

Place Jussieux, 14h10, déjà quelques dizaines de personnes s’activent et essaient de s’organiser. Des slogans sont distribués, des pancartes proposées, etc… David Olivier (un des organisateurs) ne cache pas son inquiétude, il semble qu’il n’y ait pas beaucoup de militants. Qu’il se rassure, le rendez-vous est pour 14h30.
En effet à 14h30 précises, comme par magie, quelque 4 à 500 personnes (plus du double que l’année passée) sont prêtes à manifester, à crier leur solidarité pour les innocentes victimes de notre société de consommation : les animaux !
Encore quelques minutes d’attente seront nécessaires à organiser tant bien que mal le départ de la marche qui nous mènera place de la Sorbonne. La police est là, au rendez-vous, pour nous faire le passage et surveiller discrètement la « bonne marche » de notre Veggie Pride.
Comment décrire ensuite ce qui s’est produit dans nos cœurs. Des centaines de personnes brandissant des pancartes aux slogans divers :
– « les animaux implorent grâce »
– « La viande : le plus grand massacre organisé »
– « les animaux sont mes amis, je ne mange pas mes amis », etc…
Et des organisateurs qui s’égosillent dans le mégaphone pour encourager les manifestants que nous étions à clamer nos slogans
– « végétariens, végétaliens, ni mort dans la bouche, ni sang sur les mains… »
– « humains, cochons, solidarité,… humains, poulets, solidarité,… humains, bovins, solidarité, etc. »
Certains manifestants déguisés en vaches, moutons, chasseresses végétaliennes, étaient particulièrement remarqués. D’autres se sont transformés en distributeurs de tracts expliquant nos revendications au nom des animaux. Permettez-moi de croire que les passants et automobilistes qui ont passé par là ce jour-là ne sont pas prêts d’oublier ce qu’ils ont vu et entendu : des centaines de végétariens, végétaliens, vegans, fiers de l’être et qui le disent ouvertement, encourageant ainsi d’autres à le devenir.
Enfin nous arrivons à la place de la Sorbonne. Les stands et la sono sont rapidement montés. Puis une minute de silence est observée en hommage aux milliards d’animaux dits-de boucherie qui vivent l’enfer quotidien des élevages en attendant la mise à mort. Puis au micro se succéderont des orateurs de tous bords. Des discours mobilisateurs, émouvants, sincères. Des témoignages entrecoupés de musique. Des stands qui distribuent de l’information. Des dialogues sur les terrasses. La lecture du témoignage de cette étudiante vétérinaire obligée de faire un stage dans un abattoir (un texte tellement chargé d’émotion que j’ai vu des larmes de tristesse couler). Des interviews journalistiques (trop peu à mon goût).
Tout ceci jusqu’à 19h15 environ, heure à laquelle chacun est retourné chez lui, le cœur et l’esprit rassurés de savoir que nous ne sommes pas seuls à faire écho au cri des animaux. Nous sommes nombreux, minoritaires mais nombreux, et nous sommes capables de dire ce que nous pensons sans avoir peur du ridicule dont certains veulent nous affubler.

Nous continuerons de crier notre solidarité jusqu’à ce que le massacre cesse !

Laurent Rochat