Editorial
Chères lectrices, chers lecteurs,
Durant les derniers mois, plusieurs avancées positives dans
notre travail en faveur du végétarisme ont pu
être réalisées. Au début de
l’année, deux brochures d’information sur la
nourriture végétarienne ont été
publiées à l’intention des élèves
et des professeurs dans les écoles. Ces publications ont
été réalisées par la Migros avec la
collaboration de l’ASV (voir article à ce sujet dans ce
numéro). Notre association est également prise de plus
en plus au sérieux au niveau politique : suite à
notre campagne lancée l’année dernière
auprès de l’Office fédéral de la
santé publique (OFSP) afin de faire reconnaître
l’alimentation végétarienne dans les directives
nutritionnelles suisses, nous avons été invités
à participer aux séances du groupe de coordination sur
l’information au sujet de la nutrition qui ont lieu sous
l’égide de la Confédération.
En tant que vice-secrétaire de l’Union européenne
végétarienne (EVU) et responsable au plan
européen de la diffusion du label végétarien,
j’ai eu l’occasion d’introduire le label
végétarien chez Merkur, une des principales
chaînes de supermarché en Autriche. Le groupe
Billa-Merkur qui, avec la ligne « Ja
Natürlich », avait été le premier
supermarché à vendre de la viande biologique, a franchi
une étape supplémentaire en commercialisant pour la
première fois à large échelle de la
« viande » végétalienne.
Au cours de cette même période, l’industrie de la
viande a également été
« active ». A chaque fois avant le délai
de rédaction de notre journal, elle nous
« sert » un nouveau scandale. Cette fois-ci il
s’agit de l’abus d’antibiotiques dans la production
de viande. Au début on a cru que cela ne concernait que les
poulets en provenance de Chine. Mais les médias ont
révélé peu après que cela touchait
également la production de viande de bœuf et de porc en
Suisse.
Parions que, malheureusement, ces scandales n’auront pas de
conséquences importantes à long terme. Les
consommateurs de viande oublient vite ce qui ne les arrange pas. Il
faut réaliser que ce n’est pas par plaisir que les
éleveurs administrent des médicaments aux animaux dits
de boucherie, mais parce que les consommateurs réclament de la
viande toujours moins chère. Toutefois ces scandales aident
certaines personnes à réfléchir et, si elles
étaient déjà dans la voie de
l’alimentation végétarienne, peuvent donner une
impulsion décisive en faveur du végétarisme.
Notre tâche à nous est de préparer pour tous le
terrain en vue de faciliter la transition vers la nourriture
végétarienne.
Je vous souhaite une bonne lecture de notre Vegi-Info.
Renato Pichler
Présidente de l’Association Suisse
pour le Végétarisme (ASV)
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Dernière actualisation de cette page indiquée: 9.12.2008
