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Nouveau livre :
Lait de vache: blancheur trompeuse
Par Anne Laroche Walter, éditions Jouvence ISBN 2-88353-144-7 ( 9.– SFr)
Un petit livre consacré aux risques posés
pour la santé par la consommation de lait et de produits
laitiers vient de sortir en librairie en mars 2001. Ecrit par Anne
Laroche-Walter, nutritionniste expérimentée, il
présente l’avantage de résumer en moins
d’une centaine de pages les principaux arguments et faits
scientifiques à ce sujet. Il donne des explications pourquoi
certaines personnes, qu’il s’agisse d’enfants,
d’adolescents ou d’adultes, présentent des
allergies aux produits laitiers et pourquoi leur consommation
devrait, pour des raisons de santé, être
évitée par tous les humains. Car même pour les
personnes qui ne présentent apparemment pas
d’intolérance, des effets négatifs cachés
se produisent et peuvent à long terme
dégénérer en maladies chroniques.
Nous vous recommandons vivement la lecture de ce petit livre afin
d’avoir une compréhension globale de tous les effets que
peuvent causer un aliment non adapté à notre
physiologie. Nous reproduisons ici certains passages qui informent
sur des aspects moins connus des effets de la consommation de
lait :
Quels sont les effets des hormones contenues dans le lait ?
« Les hormones contenues dans le lait de vache sont des véhicules d’information qui vont transmettre à l’hypophyse du veau des messages adaptés à cette espèce animale particulière et pas à une autre. Imaginez une information de croissance spécifique au veau, par exemple, peser 200 kg à six mois, reçue dans l’hypophyse d’un nourrisson qui, lui, dans le même laps de temps, ne doit peser que 7 à 8 kg ! Que va-t-il se passer? Tout simplement, cette information spécifique, qui ne correspond en rien avec la croissance normale de l’être humain, va perturber le mécanisme sensible du système hormonal réglé par l’hypophyse et, de ce fait, déclencher toute une série de conséquences fâcheuses pour le bon fonctionnement physiologique de l’individu. C’est pourquoi le danger ne porte ni sur la quantité de produits laitiers absorbés (bien que cela puisse provoquer des encrassements du métabolisme), ni même sur la qualité biologique : le lait de vache issu de l’agrobiologie contient absolument les mêmes informations néfastes et non adaptées à l’espèce humaine … ».
Le lait ne contient-il pas d’éléments nutritifs intéressants ?
« Malgré la richesse en vitamines, minéraux et enzymes contenus dans le lait de vache, les effets secondaires des produits laitiers de vache sur l’humain qui les consomme annulent ces éléments ».
Et le lait de brebis?
Si Anne Laroche-Walter, s’attaque avant tout au lait de vache,
la préface de son livre, écrite par le Dr Jean
Seignalet n’est pas plus favorable à la consommation de
lait de brebis.
« D’après les lois de Darwin, on peut
admettre que les enzymes de l’homme sont adaptés
à l’alimentation préhistorique, restée
à peu près identique pour les simiens et les hominiens
pendant 10 millions d’années. Or l’élevage
de bovins ne remonte en France qu’à 5000 ans et la
consommation abondante de lait de vache s’est
développée seulement au XXe siècle. Croire que
nos enzymes peuvent s’adapter aux molécules nouvelles
contenues dans ce lait animal, et souvent de surcroît
modifiées par la cuisson, est une vue de l’esprit. En
réalité, certaines de ces molécules
échappant à l’action des enzymes digestives,
traversent la barrière intestinale
détériorée par l’alimentation moderne,
passent dans le sang et vont se déposer dans divers tissus.
L’accumulation de ces molécules pendant des dizaines
d’années est impliquée, à mon avis, dans
le développement de diverses maladies. […]
Si les laits de chèvre et brebis présentent quelques
avantages par rapport au lait de vache, ils ne peuvent être
recommandés pour une bonne santé, car nos enzymes sont
tout aussi incapables de les métaboliser
correctement. »
Pour davantage d’information sur le sujet, vous pouvez
consulter notre feuille d’information « Le
lait : un aliment ? » sur notre site internet www.vegetarisme.ch ou la demander
en envoyant une enveloppe timbrée à
l’adresse : ASV, Activités de l’ASV, 1004
Lausanne.
Effets négatifs des produits laitiers pour la santé: témoignages
Parmi les réponses au questionnaire d’Elodie Guerdat que nous avons reproduit dans le dernier Vegi-Info afin d’élargir cette intéressante enquête auprès de nos membres et abonnés, plusieurs ont été très détaillées et ont fourni des éléments très instructifs sur la démarche qui a mené les personnes au végétarisme et/ou au végétalisme. Nous attendons d’avoir encore plus de réponses avant de publier les résultats globaux (si vous n’avez pas répondu, merci beaucoup si vous pouvez le faire !), mais étant donné que nous consacrons l’article ci-dessus au nouveau livre d’Anne Laroche Walter dénonçant les effets négatifs du lait, nous reproduisons les témoignages de végétaliens qui appuient les faits décrits dans ce livre.
Produits laitiers… et rhumes
« Depuis 10 ans, j’étais souvent et gravement
enrhumée, c’était très
désagréable. J’étais friande de yaourts
que je faisais moi-même. Puis, dans un livre sur les 5
éléments chinois, j’ai lu que le yaourt avait une
action refroidissante sur l’organisme. J’ai
arrêté de manger du yaourt. Je n’ai plus
attrapé de rhume. Pour tester j’ai remangé un
tout petit yaourt – le rhume n’a pas tardé !
J’étais convaincue […]
J’ai progressivement, sur plus d’un an, abandonné
beurre (ça a été plus facile que prévu),
crème, fromages, viandes, poissons, œufs, et bien
sûr tous les produits « industriels en
contenant » […] Résultats en
récompense : plus de problème de digestion
(estomac, foie, vésicule biliaire très sensible sont
apaisés, plus de kilos en trop. J’ai atteint mon poids
idéal et je le tiens sans aucun problème. Je porte
maintenant la même taille (38) de jeans, de vêtements
qu’il y a vingt ans. »
Produits laitiers… et problèmes de poids
« Il y a 17 ans j’ai arrêté de consommer de la viande et du poisson, mais je me suis aussitôt rabattue sur les produits laitiers, le fromage en particulier, dont j’étais friande. J’avais cependant énormément de peine à maintenir mon poids. Ma consommation effrénée de fromage se faisait au détriment d’aliments nutritifs comme les céréales complètes et les légumes. Végétalienne depuis 5 ans (pour des raisons éthiques), je constate qu’il est beaucoup plus facile de garder la ligne en mangeant végétalien. Je mange moins gras et je constate que je suis beaucoup moins attirée par les produits industriels sucrés que lorsque je consommais du fromage. Je mange maintenant beaucoup plus équilibré et varié. La suppression du fromage a été au début un peu pénible, mais maintenant je ne ressens plus « manque », au contraire. Je suis bien heureuse de m’être débarrassée de cet aliment qui me faisait du tort et qui déséquilibrait mon alimentation! »
Produits laitiers… et cholestérol
« Je suis devenue végétarienne il y a 20 ans
pour les animaux. Je ne me posais pas de question sur la nutrition
pensant que le fait de passer au végétarisme suffisait
à me prévenir des maladies graves. En fait
j’abusais de produits laitiers et d’œufs.
J’ai été très surprise quand, lors
d’un examen de routine, mon médecin a constaté
que mon taux de cholestérol était trop
élevé. Depuis que j’ai presque
complètement arrêté la consommation de produits
laitiers et d’œufs et, sans faire de régime
particulier par ailleurs, j’ai perdu du poids et mon taux de
cholestérol est redevenu normal . »
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