Editorial
La vérité ne triomphe jamais, seuls ses ennemis
meurent.
Max Planck, physicien (1858-1947)
Chères lectrices, chers lecteurs,
De plus en plus, les effets négatifs de la consommation de
viande apparaissent au grand jour. D’un point de vue
éthique, on ne pose presque plus la question de savoir si
l’on doit consommer de la viande «produite» dans
les conditions actuelles. D’un point de vue économique,
tout va aussi à l’encontre de la consommation de viande:
la Suisse verse les trois-quarts des subventions à
l’agriculture pour la production animale qui n’est pas
rentable. Au niveau écologique, la situation est claire depuis
longtemps: en Suisse des lacs doivent être
oxygénés artificiellement pour éviter une
asphyxie résultant d’une pollution suite aux
déjections des animaux d’élevages intensifs.
Un secteur encore régi par des préjugés tenaces
est celui de la santé. D’un côté, on ne
sait que peu sur les humains en bonne santé (par opposition
à leurs multiples maladies). D’un autre
côté, ce serait presque impossible d’aborder le
thème de la nourriture végétarienne de
manière totalement neutre vue sous l’aspect scientifique
et diététique. Chaque personne est soit
végétarienne soit carnivore. C’est donc un
jugement subjectif en fonction du type d’alimentation
personnelle qui jouera un rôle important pour estimer la valeur
de l’alimentation végétarienne. Ceci est
jusqu’à présent demeuré ignoré, par
exemple, lorsque des maîtres d’école transmettent
répétitivement à leurs élèves des
partis pris à propos du mode d’alimentation qu’ils
soutiennent et qui n’est de la sorte pas remis en question.
Dans certains cas, c’est d’une manière tout
à fait intentionnelle et fondamentale que cette transmission
s’opère, comme lorsque la direction des hôpitaux
universitaires zurichois excluent de la formation visant à
l’obtention d’un diplôme en
diététique toutes les personnes
végétariennes.
Il faut aussi prendre en compte les sommes s’élevant
à des milliards de francs investis dans la santé.
Ainsi, nombre d’organisations et de firmes engagées dans
le système actuel, visant essentiellement à soigner les
symptômes des maladies, tirent profit de cette entreprise et
font par conséquent tout pour influencer les décideurs.
Cependant, ici aussi il y a une lueur d’espoir: beaucoup
d’études scientifiques mettent aujourd’hui en
évidence les dommages résultant d’une
alimentation comportant une grande quantité de produits
animaux, et de plus en plus de spécialistes rejettent les
vieux mythes. C’est le cas du docteur méd. Thomas Rau,
directeur de la Clinique Paracelsus à 9062-Lustmühle, qui
démantèle le mythe du calcium dans un article
publié dans notre Vegi-Info (1/2001 en français et 4/2000 en allemand). Dans notre dernier
Vegi-Info (No.15), nous avons fait
rapport sur la récente fructueuse rencontre avec le Dr Hans
Diehl qui, lui aussi, a réfuté scientifiquement et
logiquement plusieurs autres mythes.
Tous ces articles sont en outre disponibles sur notre site Internet
– environ deux mois après la parution du journal dans
lequel ils sont publiés – avec des liens
(‘links’) par thème appropriés. Les
principaux sujets sont aussi traités dans nos feuilles
d’information, que vous pouvez obtenir sur simple demande.
Je vous souhaite une bonne lecture de notre Vegi-Info.
Renato Pichler
Présidente de l’Association Suisse
pour le Végétarisme (ASV)
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