Kopf SVV-Mitgliedschaft Breite einstellen

Die SVV heisst seit 2014: Swissveg

Unsere neue Homepage finden Sie hier: www.swissveg.ch


Seite veraltet!
Diese Seite wird nicht mehr aktualisiert! Unsere aktuellen Infos finden Sie auf unserer neuen Homepage: Swissveg.


Diese Seite wird nicht mehr aktualisiert.
Wir heissen seit 2014 Swissveg und sind nun hier zu finden: www.swissveg.ch

Les conséquences écologiques choquantes de l’élevage des bovins

Chaque bovin qui est tué en abattoir laisse derrière lui une trace de dévastation : d’énormes surfaces de forêts tropicales sont transformées en pâturages pour son élevage, 600000 litres d’eau sont nécessaires pour la culture de son alimentation et il provoque l’émission de 200000 litres de gaz méthane/effet de serre (moyennes américaines).

Les bovins occidentaux augmentent leur poids d’abattage au fil des années de 0,5 à 1 pour cent … Le rendement laitier augmente chaque année de 1,5 pour cent.

******

Ce qui est affouragé en Suisse aux animaux d’élevage, contient trois fois la quantité de protéines que la population suisse tout entière consomme.

******

 

Avec les 70 kg de viande par personne et les 7 litres de combustible dépensés pour la production d’un kilo de viande, l’industrie de la viande consomme la même quantité d’énergie fossile que le transport individuel.

******

70 pour cent de la production totale d’antibiotiques sont administrés chaque année aux animaux d’élevage américains.

******

Sur les pâturages riches, un bovin exige une surface d’un hectare. Sur cette surface, on pourrait récolter chaque année 3.000 kg de blé.

Cash 2 février 2001

Si l’on comptait les frais écologiques d’une pareille production, l’élevage sur le territoire des forêts détruites serait un luxe absolu: un seul hamburger de bœuf coûterait 200 dollars – d’après Alan Thein Durning de l’institut Worldwatch. À cet égard, on doit considérer qu’à chaque seconde 200 Américains achètent un hamburger (les chiffres pour d’autres pays n’existent malheureusement pas).
En Europe, on élève 147 millions de bovins et dans le monde entier 1,3 milliards – plus que trois fois le poids de l’humanité tout entière. Dans les abattoirs modernes, 400 animaux sont abattus tous les jours – en général la consommation de viande a globalement doublé depuis 1970.
«Les bovins jouent aujourd’hui un rôle crucial dans la crise alimentaire mondiale», dit Jeremy Rifkin. Un tiers de la récolte de céréales globale est affouragé au bétail, surtout aux bovins, tandis qu’un milliard de gens dans le monde sont affamés. En Suisse, c’est même la moitié de la récolte totale de céréales qui sert à nourrir les animaux. Cependant, d’autres aliments pour animaux doivent être importés de l’étranger. Un tiers des bovins allemands mangent le fourrage provenant de l’Amérique du Sud, qui pèse lourd sur la production d’aliments pour la population indigène.
La « production » du veau de chair cause des dommages écologiques sans pareils: un quart de la masse totale de la terre est affecté aux pâturages pour bovins et autres ruminants et deux tiers des steppes ont été détruits au cours des 60 dernières années par l’élevage. Rien que pour la période de 1960 à 1985 on a détruit plus de 25% des forêts de l’Amérique du Sud pour y faire paître des troupeaux de bœufs.
Le méthane produit par les bovins – son effet est 20 fois plus fort que celui du dioxyde de carbone - engendre un effet de serre qui correspond environ aux polluants du transport automobile global.
Pour chacun des 6,7 milliards de hamburgers, vendus chaque année, en moyenne 6 mètres carrés de forêt vierge sont transformés en pâturages et, si la viande vient d’un bovin sud-américain, 75 kilogrammes de matière vivante est détruite: 20 espèces végétales, 100 insectes et des douzaines d’espèces d’oiseaux, reptiles et mammifères. Parce que la couche d’humus des surfaces défrichées est très mince et pauvre en substances nutritives, les troupeaux doivent partir après quelques années seulement et la destruction de la nature continue.
Il est choquant que la « fabrication » de 300 kg viande nous coûte 2500 litres de combustible pour défrichements, culture d’aliments pour animaux etc., 3,5 tonnes d’aliments pour animaux comme le soja et d’autres céréales, 600000 litres d’eau pour la culture d’aliments pour animaux et 14600 litres d’eau potable. Les charges écologiques qui s’ensuivent s’élèvent à 3 millions de litres de dioxyde de carbone par la combustion du combustible, 200000 litres de gaz de digestion d’animaux et 14,6 tonnes de fumier qui pollue les eaux souterraines: un bovin d’engraissement en produit en moyenne 20 kilogrammes par jour, ce qui conduit, pour des élevages de 10000 animaux, à 200000 kilogrammes et correspond aux déchets organiques d’une ville de 110000 habitants. Un champ de céréales d’un hectare en revanche fournit cinq fois plus de protéines (quasiment sans pollution).
Si l’on prend en considération tous ces faits, la maladie de la vache folle (qu’en réalité on devrait appeler « folie humaine ») n’est que la pointe de l’iceberg des conséquences néfastes d’une politique d’alimentation ratée.

Référence du présent article : un article dans « Der Spiegel » 6.2001, basé sur le livre « Das Imperium der Rinder » de Jeremy Rifkin (L’empire des bovins). D’autres faits très bouleversants sont révélés dans la 2e édition: « L’Empire des bovins. La folie de l’industrie de la viande ». L’écrivain Rifkin est fondateur et président de la Foundation on Economic Trends, une des plus importantes organisations écologiques et de consommateurs des Etats-Unis. Ses best-sellers, traduits en plusieurs langues, ont déclenché des débats passionnés.