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Ethique: plusieurs articles dans la presse remettent en cause l’exploitation des animaux

Alors que jusqu’à présent les médias avaient sans exception toujours commenté avec une cynique indifférence le sort réservé aux animaux dits d’élevage et n’avaient jamais remis en question le principe même de l’exploitation animale, nous avons eu la bonne surprise de découvrir cet été dans la presse « tout public » plusieurs articles dont certains auraient même pu avoir leur place dans des journaux en faveur du droit des animaux.

1. Tout d’abord un dossier dans Le Temps du samedi 11 août 2001 « Ce que l’homme fait de l’animal » contenant une interview d’Elisabeth de Fontenay, philosophe française auteure d’un essai philosophique « Le silence des bêtes : la philosophie à l’épreuve de l’animalité » traitant du rapport à l’animal. Au journaliste qui posa la question des droits que nous nous arrogeons sur les animaux et celle de l’exploitation que nous en faisons, Elisabeth de Fontanay répond : « De quel droit transformons-nous des êtres vivants souffrants et désirants en choses ? Dans le traitement que nous réservons à l’animal, et qui renvoie de nous l’image de prédateurs universels, un seuil qualitatif a désormais été franchi, du fait de la production et de la consommation de masse. Nous ne pourrons peut-être pas poursuivre dans cette voie bien longtemps. Car la condition humaine et la condition animale sont profondément liées ; il y a une communauté des vivants… »

2. Le Canard enchaîné a publié en juillet dernier un dossier spécial consacré aux animaux «Comme des bêtes » contenant plusieurs articles dignes d’intérêt. Certaines formes d’exploitation animale y sont dénoncées de manière virulentes: l’expérimentation animale et la chasse, ce qui constitue un progrès car les médias n’émettent jamais la moindre critique particulièrement au sujet de la vivisection. Nous ne nous attendions pas à ce que la consommation de viande soit remise en question dans un journal tel que le Canard Enchaîné. Pas de surprise à ce sujet. Mais le dossier contient tout de même un article, terrible, décrivant l’enfer des animaux mis à mort dans les abattoirs. Le journaliste en a eu l’estomac retourné. Pourvu que cela ait été aussi le cas des lecteurs carnivores …

3. Mais nous avons été surtout surpris que Le Monde Diplomatique publie dans l’édition d’août 2001 l’article écrit par l’écrivain Armand Farrachi « Silence on souffre : pitié pour la condition animale ». Nous reproduisons certains extraits de cet article, dénonçant impitoyablement la terrible condition des animaux dits de boucherie : « N’ayons pas peur des mots : la France est couverte de camps de concentration et de salles de torture. Des convois de l’horreur la sillonnent à tout instant et en tous sens… ». Armand Farrachi décrit les conditions d’élevage des poules pondeuses, les horribles transports d’animaux jusqu’aux abattoirs et renvoie les humains à leur responsabilité. « Pour ces millions, pour ces milliards d’animaux, le simple fait de vivre, depuis la naissance jusqu’à la mort, est un supplice de chaque seconde, et ces régimes épouvantables leur sont infligés pour des raisons si mesquines qu’on a peine à croire que des êtres humains puissent s’en prévaloir sans honte… » Et de remettre radicalement en cause le droit que s’est arrogé l’humain à exploiter les animaux : « Au risque de choquer, demandons-le franchement : pourquoi les hommes auraient-ils le droit de se conduire avec les non-humains comme des barbares avec des innocents, et faudra-t-il toujours être l’inquisiteur, le démon, l’esclavagiste ou l’oppresseur d’un autre ? Quelle vie est à priori méprisable ? Tant que certains se croiront autorisés à maltraiter un être sensible parce qu’il porte des cornes ou des plumes, nul ne sera à l’abri. » La conclusion d’Armand Farrachi rejoint nos convictions « Tôt ou tard, on s’indignera massivement que les hommes aient pu torturer des animaux, même pour des raisons économiques, comme on s’indigne aujourd’hui des massacres romains, des bûchers, du chevalet et de la roue. N’est-il pas préférable que le plus tôt soit le mieux ? » Un article comme nous aimerions tellement en voir davantage publiés dans la presse !