Editorial
La non-violence commence dans l’assiette
Chères lectrices, chers lecteurs,
Ces derniers mois, l’organisation de la conférence du Dr
Hans Diehl dont vous trouverez le compte-rendu dans ce numéro
a accaparé une grande partie de notre énergie. La
conférence qui a eu lieu début septembre a
été d’excellente qualité et le
succès a été au rendez-vous puisqu’elle a
attiré plus de 100 personnes. L’engagement d’un
médecin comme le Dr Diehl aussi convaincu et convainquant en
faveur de l’alimentation végétale constitue un
atout formidable pour le mouvement végétarien. Nous
sommes donc heureux d’avoir pu apporter notre soutien au Dr
Diehl en organisant sa conférence.
Concernant l’actualité générale, notre
mouvement ne peut bien sûr pas rester insensible devant la
vague de violence entre humains qui a fait une brusque irruption au
plan international et même national. A ceux qui
« tombent des nues » devant les actes de
violence apparemment gratuits et qui se demandent, tout surpris,
comment on en arrive à cette « folie
meurtrière », nous répondons que nous
n’avons pas la prétention d’avoir une
réponse toute faite. Mais une chose est sûre, pour le
mouvement végétarien, des actes de violences gratuits
se pratiquent déjà par milliers tous les jours dans
notre pays, dans les abattoirs d’abord bien sûr, et aussi
dans les laboratoires de vivisection (nous consacrons un dossier
à ce sujet dans ce Vegi Info). Par année en Suisse des
dizaines de millions d’animaux sont tués de
manière toujours violente dans les abattoirs et c’est
par centaines de milliers que des animaux meurent, victimes
d’expériences soi-disant scientifiques. Faut-il alors
s’étonner que cette violence pratiquée de
manière directe par les bouchers et les vivisecteurs, et
indirecte, par les consommateurs de viande et par ceux qui
soutiennent la vivisection, resurgissent en fin de chaîne sur
les humains ? Le tueur « fou » de Zoug
n’a-t-il pas crié : « bandes de
cochons » aux journalistes, avant de leur tirer dessus
avec sa mitraillette, comme justement notre société le
fait avec les cochons qui finissent dans les assiettes des mangeurs
de viande?
Dans une société où tous les êtres vivants
auraient le droit de vivre sans être exploités,
torturés et tués, et ce quelle que soit leur
espèce, de tels événements ne se produiraient
pas ou alors beaucoup plus difficilement. On est probablement loin
d’une telle société. Et le fait que la presse
ignore nos messages n’arrange rien…
Cela ne nous décourage pas bien sûr, car le mouvement
végétarien progresse. Mais il faudrait qu’il soit
plus fort, bien plus fort pour espérer changer les choses.
Alors merci à vous de continuer de nous soutenir
financièrement et en participant à nos
activités. A ce sujet nous vous invitons vivement à
venir à la prochaine journée végétarienne
que nous organisons le 4 novembre prochain à Genève.
D’ici là, bonne lecture et à
bientôt !
Christina Maier
Vice-présidente de l’Association Suisse
pour le Végétarisme (ASV)
[en haut]
Dernière actualisation de cette page indiquée: 9.12.2008
