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Programme CHIP: témoignage d’un participant

Si seulement j’avais su … et connu le Programme CHIP de réhabilitation cardio-vasculaire (CHIP-Coronary Health Improvement Project), j’aurais sans doute évité deux opérations de pontage coronarien dévastatrices, deux crises cardiaques, et 15 ans d’incertitude et d’anxiété. Lorne Bradley, Ottawa, Canada s’explique:

Lorsqu’à l’âge de 54 ans, en 1979, j’ai commencé à ressentir des douleurs dans la poitrine, j’ai pensé qu’il s’agissait d’une torsion musculaire. Un contrôle médical a cependant indiqué un problème cardiaque. Apparemment, insuffisamment d’oxygène pénétrait le muscle cardiaque par suite du rétrécissement des artères résultant de plaques athérosclérotiques. En cas d’efforts, cela provoque des douleurs dans la poitrine. Mon cardiologue m’a alors dirigé vers le Dr Wilbur Keon, éminent chirurgien du cœur au Canada et directeur du réputé Institut du Cœur d’Ottawa. Au cours de la consultation, le Dr Keon a examiné avec soin mon dossier et les radios, après quoi il m’a dit: « Vous ne pouvez pas vivre ainsi ! Il vous faut subir un pontage. La période d’attente est d’environ un an ». Lorsque je lui ai demandé combien de temps ce pontage durerait, il m’a répondu « Il va vous donner dix bonnes années, si tout va bien ». Le jour de l’opération enfin arrivé en mars 1981, le Dr Wilbur Keon m’a opéré d’un quadruple pontage. Mais cette opération a aussi été accompagnée d’une sévère crise cardiaque post opératoire. Me retrouvant avec des niveaux énergétiques très bas et n’étant en mesure de travailler qu’à mi-temps, j’ai été dans l’obligation de prendre ma retraite à l’âge de 56 ans ! C’est à ce moment là que j’ai commencé à lire des livres de Nathan Pritikin et à modifier par moi-même mon régime alimentaire. J’ai ainsi décidé d’ôter la graisse des tranches de boeuf et des morceaux de poulet, d’en diminuer les portions, et même d’introduire des journées sans viande de temps à autre. En même temps, j’ai fait davantage de promenades en solitaire. Avec ces améliorations dans mon mode de vie et avec beaucoup de médicaments pour ralentir mon rythme cardiaque, j’ai cru être sur la voie des dix bonnes années prévues. Toutefois mes espoirs ne se sont pas réalisés, et un soir de l’été 1988, après un steak sur barbecue avec des amis, j’ai ressenti dans la poitrine une grande douleur pénétrant jusque dans le bras gauche. Les médicaments de nitroglycérine n’apportant aucun soulagement, j’ai su que j’avais une nouvelle crise cardiaque. Je me suis rendu en toute hâte au service des urgences de l’hôpital, où ma vie a été sauvée. Quand j’en suis sorti après plusieurs jours, j’ai pensé que le pire était passé, mais peu de temps après j’ai eu une nouvelle crise d’angine de poitrine. Le contrôle a diagnostiqué une obstruction des greffes du pontage. « Vous devez subir un nouveau pontage, et cela sans plus tarder », ont décrété les médecins de l’Institut du Cœur d’Ottawa. Et lorsque j’ai demandé combien de temps ce pontage tiendrait, la réponse a été « probablement cinq ans, si tout va bien ». Cela m’a choqué. « Est-ce que mon épouse et moi-même n’avions pas effectué tous les changements de mode de vie appropriés ? N’auraient-ils pas dû me garantir de dépasser les dix années prédites lors du premier pontage ? Pourquoi cela m’est-il arrivé ? Après tout, n’ai-je pas tout accompli correctement ? J’ai même retiré la peau de mon poulet! ». L’Institut du Cœur d’Ottawa a fait le second pontage, mais celui-ci n’a duré que quelques mois. J’ai alors dû prendre des doses de plus en plus importantes de Cardizem. Simultanément, je suis devenu petit à petit plus lent dans mes activités, même léthargique, et j’ai perdu mon esprit d’initiative. Je me suis senti fatigué. Promener m’était devenu pénible; je pouvais à peine effectuer de courtes promenades! Mon cardialogue m’a dit alors: « Nous avons fait tout ce qui était médicalement possible, Monsieur Bradley, maintenant vous devez apprendre à vivre avec ».
Heureusement, en 1991, le programme CHIP du Dr Diehl est arrivé à Ottawa. Mon épouse et moi-même avons été au nombre des 500 personnes inscrites à ce programme de 4 semaines d’initiation à vivre avec un cœur sain. C’est dans ce cadre que j’ai enfin appris la véritable nature de ma maladie. Au cours de son programme éducatif de 40 heures, j’ai pu observer plus de 500 dias scientifiques décrivant les principales études. J’ai appris qu’une maladie cardiaque survient généralement dans des proportions qualifiées épidémiques là où la population ingère habituellement de grandes quantités de graisse, où son alimentation est basée sur des produits animaux comme les produits laitiers, les œufs, la viande et la volaille, et contient en outre des produits manufacturés riches en sel et sucre, et pauvres en fibres et en anti-oxydants. Ne disposant d’aucune autre option, nous nous sommes mis au Régime Optimum du Dr Diehl. Pour nous, cela signifiait un mode de vie totalement et strictement végétarien. Nous n’avons pas dû attendre longtemps avant d’en constater les résultats. Après seulement quatre semaines du programme CHIP strict, je pouvais marcher trois kilomètres par jour, mon taux de cholestérol avait sensiblement diminué, et de ce fait mon cardiologue a pu réduire ma dose de Cardizem. L’amélioration ayant persisté, il a encore pu réduire le médicament le mois suivant pour finir par le supprimer complètement. Je ne pouvais pas le croire: je n’avais plus de médicament pour le cœur, et je me sentais mieux que jamais ! ! La durée de 5 ans de vie suite à mon second pontage prenait théoriquement fin en 1993. Et aujourd’hui, en 1997, j’entame ma 9ème année après le second pontage. Je n’ai plus ressenti de douleur d’angine de poitrine depuis que j’ai adhéré au mode de vie CHIP. Je me promène tous les jours. Ma dépression m’a quitté. De nouveau j’ai pris ma santé en main ! Il est vrai que le mode de vie selon CHIP n’est pas facile; il exige une vigilance constante et un engagement permanent. C’est pourtant aussi un prix dérisoire pour se libérer des entraves de la peur et des menaces de mort. Si seulement j’avais connu le programme CHIP 20 ans plus tôt, je suis certain que j’aurais pu éviter deux opérations chirurgicales de pontages dévastatrices, deux crises cardiaques, que je n’aurais pas dû prendre ma retraite à 56 ans, et que j’aurais pu éviter au Plan Sanitaire de l’Ontario une grande quantité de paperasses !
Mais pourquoi le Dr Keon ne m’en a-t-il pas parlé ?

Article extrait du « Lifeline Health Letter », printemps-été 1997, P.O.Box 1761, Loma Linda, CA 92354, avec l’autorisation du Dr Hans Diehl, Directeur du Lifestyle Medicine Institute, Loma Linda, CA, USA.