Kopf SVV-Mitgliedschaft Breite einstellen

Die SVV heisst seit 2014: Swissveg

Unsere neue Homepage finden Sie hier: www.swissveg.ch


Seite veraltet!
Diese Seite wird nicht mehr aktualisiert! Unsere aktuellen Infos finden Sie auf unserer neuen Homepage: Swissveg.


Diese Seite wird nicht mehr aktualisiert.
Wir heissen seit 2014 Swissveg und sind nun hier zu finden: www.swissveg.ch

Editorial

L'agriculture est-elle encore capable de tirer des leçons ?

Chères lectrices, chers lecteurs,
La vague de scandales touchant l’industrie de la viande ne s’atténue pas. Après la crise de l’ESB (qui n’est pas près de s’arrêter), est survenue l’affaire des porcs nourris aux antibiotiques en Autriche (dont une partie de la viande a atterri dans les assiettes des mangeurs de viande suisses), et maintenant on assiste aux tueries en masse d’animaux qui sont « éliminés » sur de gigantesques bûchers en Angleterre suite à l’épidémie de fièvre aphteuse.
Tous ces événements ont-ils amenés le moindre changement dans les pratiques agricoles ? Hélas non. Le commissaire européen à l’Agriculture Fischler avait pourtant préparé un programme relativement bon en 7 points pour introduire des réformes agricoles. Aucun des points n’a été accepté lors de la conférence de l’Union Européenne sur l’agriculture du 26 février dernier. Même la ministre allemande à l’Agriculture Mme Künast, du parti des Verts, s’est prononcée pour des raisons économiques contre une réduction des subventions pour les 90 premiers bovins d’une exploitation. Elle a de ce fait soutenu les propriétaires d’usines d’animaux, alors qu’elle prône un changement dans l’agriculture, comme la plupart des politiciens. Pendant ce temps, les agriculteurs ont organisé une grande manifestation devant les bâtiments de l’UE, en bloquant les routes, pour réclamer encore plus de subventions (alors que l’UE distribue déjà plus de la moitié du total de ses subventions à l’agriculture !).
Et en Suisse? Depuis des années on entend dans les milieux responsables, que la politique agricole devrait être réformée. De grandes quantités de papier ont été utilisées pour imprimer ces intentions! Mais dans les faits? L’Administration et le Conseil fédéral ont décidé de dépenser 7 millions pour soutenir le prix de la viande suisse. Et afin que la population consomme encore davantage de viande, 2 millions supplémentaires seront investis dans une campagne de publicité à laquelle l’Office fédéral de la santé publique participe! Les effets néfastes pour la santé de la consommation de viande sont ainsi simplement ignorés. Les intérêts économiques ont le dessus.
Et l’industrie alimentaire? Constate-t-on dans ce secteur un changement radical afin de regagner la confiance du consommateur ? Hélas non : en Suisse et en Allemagne les plus grands producteurs et distributeurs alimentaires ont été contactés afin de leur proposer d’adopter le label du végétarisme sur leurs produits végétariens. Seule une petite minorité a réagi positivement, la plupart ne souhaitant pas être soumis à des contrôles provenant d’un organisme externe et indépendant.
Que reste-t-il au consommateur face à cette situation? Réfléchir et agir de manière indépendante et consommer avec un esprit critique.
Ceux qui ne veulent pas soutenir financièrement les machinations de l’industrie de la viande, après ces réflexions, se nourriront en toute sécurité de manière responsable, éthique, écologique et saine en refusant de manger des animaux.

Renato Pichler
Président de l’Association suisse pour le végétarisme (ASV)