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Du calcium pour la vie
Depuis plusieurs années, l’industrie laitière et divers groupes d’intérêts pour la lutte contre l’ostéoporose, souvent financés par l’industrie pharmacologique productrice d’hormones de synthèse et de médicaments contre l’ostéoporose, inondent le public de campagnes publicitaires de grande envergure et d’informations sur le calcium. Qu’en est-il exactement ?
Le calcium (symbole chimique Ca) est un élément
minéral naturel très abondant sur terre, dont
l’apport est indispensable au métabolisme de
l’être humain qui ne peut le synthétiser
lui-même. Dans notre corps, le métabolisme du calcium
fait partie d’un circuit hormonal très compliqué
basé sur la parathormone (sécrétée par
les glandes parathyroïdes) et la calcitonine. Le calcium est
l’élément minéral principal du corps
humain et représente une substance essentielle à
plusieurs niveaux.
Il entre dans la composition des os, d’une part sous forme
anorganique, d’autre part sous forme de phosphate tricalcique,
d’apatite calcique ou de carbonate de calcium.
De plus, il joue un rôle primordial de catalyseur du
métabolisme et de fournisseur d’ions
d’échange, nécessaires à
l’activité cellulaire. La charge électrique de la
cellule, son gradient transmembranaire, est le fruit d’un
échange de magnésium et de calcium à la surface
de la membrane cellulaire. Le magnésium et le calcium
règlent en outre l’activité cardiaque, la
coagulation du sang ainsi que toutes les fonctions
végétatives dont nous n’avons pas conscience et
pour lesquelles il doit exister un équilibre parfait entre
tous les éléments en présence: calcium,
magnésium, potassium et sodium.
Le calcium est également un élément alcalinisant
très précieux. Il intervient dans la régulation
de l’équilibre acido-basique par échanges
ioniques. Dans le cadre de cette régulation ionique, un
excédent de calcium peut provoquer la sclérose
(calcification) de différents tissus, notamment des parois
vasculaires, des tendons et des tissus conjonctifs (fibromyalgie)
ainsi que des disques intervertébraux (discopathies,
rachiarthroses, hernies discales).
Considérons le calcium comme un élément
constitutif du squelette. En association avec les fibres
collagènes et élastiques du tissu conjonctif, il
contribue à assurer la dureté des os. Il peut remplir
cette fonction uniquement en tant qu’élément
constitutif de la trame organique de l’os, car pur, sa
consistance s’apparentant à celle du plâtre, il se
briserait trop facilement.
Les troubles liés à l’absorption et à la
fixation du calcium peuvent entraîner des maladies telles que
l’ostéomalacie et le rachitisme de l’enfant. Ces
maladies devenues heureusement très rares de nos jours, se
caractérisent par l’impossibilité
d’intégrer le calcium à la matière
osseuse. L’équilibre entre les composants organiques de
l’os et le calcium étant rompu, l’ossature reste
molle et souple, sans toutefois se briser.
Contrairement au rachitisme, l’ostéoporose liée
à l’âge, aujourd’hui très
répandue chez les femmes ménopausées, est due
à un déséquilibre hormonal de la constitution
des os. Or, les carences en calcium ne sont pas forcément
à l’origine de l’ostéoporose. Celle-ci peut
parfois résulter d’un processus de
décalcification des os dû principalement à
l’hyperacidité, c’est-à-dire à la
présence dans l’organisme d’un excédent
d’équivalents acides (notamment sous forme
d’acides aminés libres non assimilables provenant
d’une alimentation trop riche en protéines) ou
d’acides organiques tels que les phosphates, les gluconates,
les citrates ou les lactates.
Par ailleurs, à l’heure actuelle, un bon nombre
d’habitants des pays industrialisés souffrent,
d’une part d’une hyperacidité et d’un
excédent de sodium dus à une alimentation carnée
trop riche en sel, d’autre part de carences en potassium et en
magnésium accentuées par une absorption
inconsidérée de calcium.
On croit parfois à tort que la prise de calcium
prévient les troubles liés au processus de la
sénescence, mais il s’avère souvent plus opportun
d’adopter un régime alimentaire sain et de maintenir le
corps en forme par l’activité physique. Le calcium
n’est en effet pas directement en cause dans le
développement de l’ostéoporose. Il s’agit
plutôt d’une dégénérescence de la
trame organique de l’os, le tissu conjonctif. Les fibres
osseuses sclérosées se raréfient et deviennent
cassantes ce qui augmente les risques de fractures. Un examen
histologique de la trame osseuse confirme le diagnostic: l’os a
un aspect «déshabité». Le traitement
consiste à reconstituer la masse osseuse en renforçant
le processus de régénération. Les femmes se
verront souvent prescrire la prise de silicium (préparations
à base de prêle) favorisant la reconstitution de la
trame organique, administrer des protéines
végétales de basse molécularité et
éventuellement, après une analyse approfondie des
hormones par un médecin disposant des connaissances
nécessaires en biologie, de progestérones naturelles et
non synthétiques, de façon à stimuler les
ostéoblastes responsables de la
régénération osseuse. De plus, il est vivement
recommandé de suivre un régime alimentaire pauvre en
acides.
Les acides souvent à l’origine de la
décalcification se trouvent en grande quantité dans les
aliments en boîtes ainsi que dans les produits laitiers. Il est
dès lors aberrant de préconiser un régime
à base de produits laitiers pour lutter contre ce processus de
vieillissement! Le lait et les produits laitiers ne conviennent donc
pas au traitement contre l’hyperacidité et
l’ostéoporose qu’elle entraîne. A tel point
qu’en Chine, le lait ayant la réputation de
scléroser le système lymphatique, la médecine
traditionnelle le condamne pour son effet acidifiant. De nombreuses
études confirment que plus de la moitié des
Occidentaux, voire les deux tiers selon certaines sources, souffre de
l’une ou l’autre forme recensée d’allergie
aux protéines du lait de vache. S’ajoute à cela
que les vaches, de véritables usines, produisent
aujourd’hui jusqu’à trois fois plus de lait que la
plus performante des vaches laitières d’il y a quarante
ans. Le lait que produisent ces pauvres bêtes
élevées au moyen de fourrage concentré, souvent
mélangé à des farines animales hautement
pathogènes, contient par ailleurs bien peu
d’éléments nutritifs.
Dans l’alimentation des enfants, le lait pourra être
avantageusement remplacé par du lait de riz ou de soja. De
toute manière, il est préférable de boire du
thé ou de l’eau en lieu et place de lait. Il va sans
dire que les boissons de table et les limonades telles que le
Coca-Cola, le Fanta ou le Sinalco sont à proscrire en raison
de leur haute teneur en phosphates susceptibles de rendre les enfants
agités et sujets à l’hyperacidité. Quant
aux produits allégés à base d’aspartam, un
édulcorant artificiel, ils induisent des effets secondaires
souvent bien plus dévastateurs encore.
Le pouvoir d’absorption du calcium par le corps dépend
dans une large mesure de la vitamine D et de l’activité
des bactéries intestinales. Une alimentation à base de
crudités maintient la flore intestinale intacte et favorise le
processus de transformation du calcium dans le sang. Les huiles
telles que l’huile d’olive, de fèves, de germes de
blé, ou les noix de cajou contiennent énormément
de vitamine D et d’acides gras insaturés. Ces derniers
étant très précieux pour les enfants lors de la
constitution des cellules nerveuses du cerveau, il convient de leur
en proposer en quantité suffisante.
Sachant que les phosphates diminuent le pouvoir d’absorption du
calcium, il convient d’éviter de consommer
régulièrement des aliments tels que les produits finis,
le ketchup, les boissons sucrées, le chocolat et tous les
types de sucreries.
Depuis plusieurs années, l’industrie laitière et
divers groupes d’intérêts pour la lutte contre
l’ostéoporose, souvent financés par
l’industrie pharmacologique productrice d’hormones de
synthèse et de médicaments contre
l’ostéoporose, inondent le public de campagnes
publicitaires de grande envergure et d’informations sur le
calcium.
Le lait et les produits laitiers contiennent certes une grande
quantité de calcium, mais les cellules et les os ne sont pas
en mesure de transformer celui-ci, car il est saturé de
phosphore et de protéines lactiques. Les produits laitiers
sont donc à déconseiller, en particulier aux enfants,
en raison de leur effet acidifiant et des nombreux allergènes,
souvent à l’origine de troubles du système
immunitaire, qu’ils contiennent. Ne vous laissez pas leurrer
par les campagnes publicitaires trompeuses de l’industrie
laitière et des fabricants d’alicaments qui vont
jusqu’à «enrichir» le lait de calcium de
synthèse.
Rappelez-vous simplement que la teneur en calcium n’est pas
seule déterminante pour juger de la valeur nutritionnelle
d’un aliment: la charge basique et la présence
d’éléments minéraux dans les bonnes
proportions entrent également en ligne de compte. Il en va du
calcium comme du fer: le problème réside souvent moins
dans la quantité de calcium ingérée que dans le
pouvoir d’absorption de celui-ci par le corps. Personne
n’avale des copeaux de fer pour traiter les carences en fer!
Seule une alimentation végétale (composée de un
à deux tiers de crudités) garantit un apport
équilibré de l’ensemble des sels minéraux
nécessaires au métabolisme du corps.
Une fois que le corps a éliminé les acides superflus
(par exemple après un traitement à l’Alkala N de
Sanum), il est capable de retirer suffisamment de
calcium des aliments ci-dessous qui, contrairement au lait,
renferment également dans des proportions idéales
d’autres substances minérales indispensables:
– carottes, haricots, graines de lin, aliments à base de
soja, pain complet, épinards, broccoli, salades, choucroute;
– amandes, noisettes, noix de cajou, noix de macadamia, fruits
secs (…)
Il ressort de tout ce qui précède, que les troubles liés au calcium, notamment chez l’enfant, requièrent un traitement autre que la simple augmentation de la consommation de lait ou, pire encore, de yoghourts.
© 2000, Thomas Rau, directeur médical de la clinique
Paracelsus de Lustmühle
Clinique
Paracelsus de Lustmühle, Centre de médecine globale
et dentaire, CH-9062 Lustmühle (près de St-Gall)
tél. ++41 71 335 71 71
fax ++41 71 335 71 00
e-mail: info@paracelsus.ch
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