Les aliments qui combattent les douleurs de la menstruation
Afin de lutter contre les symptômes des douleurs
menstruelles - telles que les maux de tête, les douleurs dans
le dos, la rétention d’eau, l’irritabilité
- il existe toute une panoplie de médicaments qui promettent
un soulagement. Toutefois, la cause et la guérison pour
beaucoup de femmes peut être trouvée dans leur
alimentation.
Une étude du Comité des médecins pour une médecine
responsable, dirigée par le Dr Neal Barnard, a examiné
de plus près les effets de l’alimentation en relation
avec les douleurs menstruelles, en suivant 33 femmes
âgées entre 22 et 48 ans. Pour débuter
l’étude, il a été demandé à
l’un des groupes de manger des aliments végétaux
pauvres en graisse, durant deux mois. Elles ont consommé des
légumes, des céréales, des fruits et des
légumineuses, sans restriction au niveau des quantités.
Les produits animaux ont été supprimés, de
même que les huiles, les aliments frits, les noix, avocats et
olives, afin de limiter la consommation des graisses de cette
alimentation à approximativement 10%.
Les résultats ont été remarquables.
«Après avoir changé mon alimentation, les
changements ont été impressionnants» a
confié l’une des participantes à
l’étude qui avait jusqu’alors subi des douleurs
liées à ses règles pendant une dizaine de jours
par mois. «Au cours de la semaine précédant mes
règles, je n’ai ressenti pratiquement aucun
symptôme prémenstruel.»
Au nombre des causes principales des douleurs menstruelles se
trouvent les prostaglandines, des composés chimiques
comprenant des traces de graisse emmagasinées dans les
membranes cellulaires. Le Dr Barnard et ses collègues ont
émis l’hypothèse que si les femmes
réduisaient leur consommation de graisse, cela
entraînerait une diminution de leur niveau
d’œstrogène, qui, à son tour,
réduirait la croissance cellulaire et la production de
prostaglandines dans la paroi utérine. «Notre objectif
était de soulager les douleurs dans le bas-ventre que de
nombreuses femmes éprouvent chaque mois», a
expliqué le Dr Barnard. Notre régime alimentaire a
aussi augmenté la production de globuline comme agent de
liaison hormonal sexuel, inactivant les œstrogènes et
calmant ainsi les poussées hormonales.
Parallèlement à la diminution des douleurs
menstruelles, c’est aussi leur durée qui a
été réduite, passant en moyenne de 3,9 jours
à 2,7. Etonnamment, les effets positifs ont aussi
été ressentis par les membres des familles qui ont
partagé la même alimentation. «Ma mère a vu
son poids et sa pression sanguine diminuer. Mon mari a perdu 10
kilos, ce à quoi il n’était jamais parvenu
d’aucune autre manière. Il se sent mieux et plus
énergique qu’il n’a jamais été
auparavant» a raconté l’une des participantes.
Approximativement, 10 pour cent de toutes ces femmes souffrent de
douleurs telles au cours de leur cycle menstruel qu’elles sont
obligées de s’absenter du travail et de renoncer
à d’autres activités.
Lorsque les participantes à l’étude ont
été priées, en tant que deuxième partie
de l’étude, de reprendre leur alimentation
antérieure, beaucoup ont en fait refusé. Un
accroissement de leur énergie, une amélioration de leur
concentration, une diminution de poids, et un soulagement de leurs
douleurs étaient les changements qu’elles voulaient
maintenir. «Je ne ressens aucune privation avec cette
alimentation», a confié l’une des participantes.
« Si j’arrête ce régime, ce serait pour
moi comme une pénalisation, car je me sentirais engagée
dans la voie d’un style de vie malsain et dans
l’obligation de subir plus de crampes liées à la
menstruation.» En outre, les femmes participant à
l’étude ont perdu environ 3 kilos après six
semaines de régime végétal.
Le Dr Barnard pense que les douleurs menstruelles peuvent servir
comme un avertissement par rapport à certains risques
sanitaires potentiels plus aigus encore. L’activité des
prostaglandines, la cause des douleurs, est aggravée par de
hauts niveaux d’œstrogène, qui à leur tour
proviennent d’un excès de graisse. Les produits gras
contenus dans la nourriture que nous absorbons, de même que la
graisse qui se trouve dans notre corps, sont la cause de
l’élévation des niveaux
d’œstrogène. Le résultat est visible au vu
du nombre croissant de cancers chez les femmes ayant une alimentation
riche en graisse ou avec une surcharge pondérale, et un
pronostic aggravé lorsque le cancer a frappé. Une
alimentation pauvre en graisse, purement végétale, est
le moyen le plus sain de conserver un équilibre hormonal.
Barnard ND, Scialli AR, Hurlock D, Bertron P. Diet and sex-hormone binding globulin, Dysmenorrhea, and premenstrual symptoms. Obstet Gynecol 2000 Feb; 95(2): 245-50.
PCRM: Using Foods against Menstrual Pain
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Dernière actualisation de cette page indiquée: 9.12.2008
